Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

samedi 24 janvier 2015

Quand Valls menace les terroristes...



Le nouveau cauchemar des terroristes djihadistes...
Ça y est ! Attention les yeux : face au terrorisme, les socialos vont faire les gros yeux, taper du poing sur la table et sévir !
Les djihadistes n'ont plus qu'à bien se tenir : le petit Caudillo-aux-mâchoires-serrées lance une idée qui va littéralement les pétrifier de peur. Le petit Caudillo veut faire sienne l'expression de Pasqua : il veut terroriser les terroristes.
Et pour cela, tenez-vous bien, il propose de rétablir... l'indignité de nationalité pour les djihadistes et autres personnes convaincues de projets ou d'actes terroristes.
Ça envoie du bois, ça, non ? Imaginez-vous : Le muzz qui n'aspire qu'à exterminer du flic, du juif, de l'infidèle français pour imposer la charia en France se verra marqué au fer rouge de l'infamie avec ce qualificatif « indigne » d'être français. Waou!
En voilà une menace qui va à coup sûr refroidir les vocations de djihad! Le terroriste déclaré « indigne de la nationalité française » ne pourrait plus voter ni être candidat à des élections républicaines. « Et vlan ! Prends ça dans ta gueule, terroriste ! » lui dit Valls, debout sur ses ergots et menton relevé.

Hollande Ouille et son équipe ont donc pris la pleine mesure de la menace qui pèse sur le pays. La répression tourne à plein régime. Enfin... tournerait. Parce que, pour l'instant, cette affaire de rétablissement d'indignité nationale reste un projet. Le petit Caudillo désire soumettre son audacieuse idée à l'ensemble des parlementaires, espérant convaincre UMP et PS dans un grand élan d'unité républicaine. Parvenir à un tel niveau de sévérité exige en effet l'unanimité et la solidarité nationale. Au moins. Il faut ce qu'il faut.

Et pour juger du degré répressif de cette mesure, il est bon de savoir que d'ores et déjà notre sinistre en chef de la Justice est contre. Cela ne surprendra guère ceux qui connaissent sa conception très particulière de la justice et sa joviale sympathie pour les petits canaillous en délicatesse avec les lois (sympathie cependant qui ne va pas jusqu'à concerner les dangereux déviants qui osent s'attaquer à son image personnelle).
On conclut donc de cette opposition que la Taubira trouve les terroristes s'attaquant à la France et aux Français, parfaitement dignes de la nation... Sacrée Taubira ! Décidément, elle ne nous déçoit jamais.

Bien entendu, qu'on se rassure, on peut être jugé « indigne » de nationalité française et néanmoins conserver son passeport tricolore et continuer de bénéficier de toutes les prestations sociales dont la France, bonne mère, abreuve ses enfants, fussent-ils adoptés et pourtant déterminés à la détruire. La déchéance de la nationalité réclamée par certains (rares) élus n'est donc pas à l'ordre du jour. Il faudra probablement un peu (ou beaucoup) plus d'attentats avant de recourir à ce degré ultime de la sévérité.


Ce mercredi, Saucisson-Pinard fut surpris d'entendre sur une radio périphérique, à chaque flash infos de la journée, la nouvelle suivante : un individu avait agressé au couteau six personnes dans un bus, avant d'être arrêté par un policier qui lui tira une balle dans la jambe.
Pourquoi Saucisson-Pinard fut-il surpris ? Parce que ce fait divers, finalement assez banal par les temps qui courent, ne s'est pas déroulé en France mais en Israël.
Et Saucisson-Pinard de se demander : « Pourquoi ce choix éditorial ? Le Français doit-il être informé de tous les faits divers du monde entier ou seulement de ceux d'Israël ? Israël serait-il devenu un département français pour qu'une radio périphérique trouve judicieux d'informer l'auditeur français d'un insignifiant fait divers s'y étant passé? Ou est-ce la France qui est devenue une annexe d'Israël ?
C'est vrai que lorsqu'on constate que les victimes juives des attentats qui les frappent en France (de Merah ou Coulibaly) sont envoyées systématiquement en Israël pour s'y faire enterrer, on peut commencer à se poser la question.
Pour se résumer, les victimes juives, à l'heure de retrouver le Créateur, quittent leur pays de villégiature pour retrouver leur vraie patrie de cœur, mais en revanche, la France conserve les dépouilles des meurtriers arabes dans ses propres cimetières. Et ça n'émeut personne. En tous cas, pas nos médias.

A propos, la radio périphérique qui s'est crue obligée de nous relater cette information capitale n'était pas Radio Shalom mais Europe 1. Vous savez, la radio d' Elkabbach, Cohn Bendit, Sinclair, BHL, David Abiker, Michel Drucker, Cyril Hanouna, Michel Field ...

Et alors ? Alors, rien.

Saucisson-Pinard constate simplement qu'avec nos journaleux d'Europe 1, on est mieux informé de ce qui se passe en Israël que de qui se passe dans nos DOM TOM. Normal ?

Si on veut de la normalité, on ferait mieux de se pencher sur le conflit des chauffeurs routiers avec leur patronat. Les chauffeurs se plaignent de la stagnation de leurs revenus. Leurs patrons répondent qu'avec la concurrence des chauffeurs des pays de l'est de l'Europe (polonais entre autres) qui font le même travail pour moitié moins cher, ils ont de gros problèmes de compétitivité et perdent régulièrement des marchés sur leur propre territoire.

En voici du normal, de l'attendu, de l'évident ! A quoi d'autre peut-on s'attendre quand nos élites politiques construisent avec acharnement une Europe de bric et de broc ; une Europe qui associe la carpe et le lapin ; une Europe de pays qui n'ont pas le même standard de vie ? La Grande Europe est le fantasme de nos technocrates européistes qui présentent aujourd'hui sa facture.
Si ça peut consoler les chauffeurs routiers français: ils ne seront pas les seuls à la payer.

dimanche 18 janvier 2015

Rassemblés!!



Comme il les aime rassemblés, les Français, notre président éclairé ! Et comme les mérdias aussi les adorent voir unis dans un même élan, parler d'un même bêlement...
Il n'y a qu'à voir l'excitation de nos journaleux depuis 15 jours. Ils reçoivent les évènements de Charlie comme un cadeau de Noël un peu tardif. Ils sont comme ces gosses au pied du sapin qui ont ouvert leurs paquets et trépignent d'une joie hystérique en se roulant dans les papiers désormais froissés qui emballaient les jouets attendus fiévreusement depuis des mois et enfin serrés très fort contre leur coeur.

Il y a eu les journaux télévisés et radios qui tournaient en boucle sur les attentats des deux pieds-nickelés arabes et du keffir du magasin casher.
Puis on a eu les journaux télés et radios qui tournaient en boucle sur les défilés « Je suis Charlie », défilés dont la rapidité à être professionnellement organisés laisse songeur (voir article précédent).
On a maintenant les journaux télés et radios qui tournent en boucle sur l'après- « Je suis Charlie ».
Et on sent qu'ils sont bien partis pour une semaine de charlisation supplémentaire.
Bref, on est charlirisé à mort depuis près de quinze jours.
Et ça tombe bien : il ne s'est absolument rien passé en France et dans le monde pendant ce temps-là. En effet, la planète entière a eu la délicatesse et le bon goût de cesser de fonctionner tout le temps que la France était absorbée dans la contemplation de son nombril. Mieux, le monde entier s'abîmait lui aussi dans cette contemplation.
C'est du moins ce que le vulgum pecus serait enclin à croire en absorbant la soupe mérdiatique qu'on lui administre, l'entonnoir plongé au fond de sa gorge, et Hollande Ouille et le petit-Caudillo-aux-mâchoires-serrées lui massant énergiquement le cou pour mieux y faire passer la substance grasse vivrensemblesque, avec plein de morceaux de pasdamalgame dedans.

La manifestation de Riposte laïque du 18 janvier, prévue de longue date, et dont l'objet était de dénoncer les dangers de l'islamisation de notre pays est aujourd'hui interdite par la Kommandantur socialiste de Paris. Interdite officiellement au lendemain même de ces défilés organisés en l'honneur de la Liberté d'Expression. Il faut lui reconnaître cela, à notre dictature socialiste : elle a le sens du timing ! Et que s'est-il passé depuis le moment où cette manifestation a été annoncée et celui de son interdiction ? Des sauvages islamiques ont trucidé dix-sept Français au cri de Allahou akbar !
On comprend donc l'inutilité, voire le danger de l'avertissement que se voulait lancer Riposte Laïque ! Il était donc urgent d'interdire cette manifestation.

Combien de fois faudra-t-il vous le dire ? Il y a, sur cette planète, les gentils muzz et les méchants muzz. Les gentils muzz sont tous en France, les méchants muzz sont à l'étranger. En Syrie ? Des méchants muzz. En Irak ? Des méchants muzz. Au Pakistan ? Des méchants muzz. En Afghanistan ? Des méchants muzz. Au Niger, où des centaines de lieux de cultes chrétiens viennent d'être incendiés ? Des méchants muzz. Partout. D'ailleurs, on ne les appelle pas muzz, mais Islamistes : c'est bien qu'il y a une différence, non ? Et par un effet quasiment magique, dès qu'un muzz vient en France et s'y reproduit, il devient un gentil muzz. Magique, qu'on vous dit. D'autant plus magique que le gentil muzz continue pourtant de lire le même livre religieux que le méchant muzz.

Oh, bien sûr, il y a ici ou là, des petits ratés. Des petits Coulibaly, des petits Mérah, des petits Kouachi et quelques Vladimir anonymes. Mais bon, ne nous arrêtons pas à ces sordides détails. Et puis en fait, non, on exagère, il y a aussi des muzz à l'étranger qui sont des gentils muzz : ceux qui financent les milliardaires en short du PSG, achètent des grands magasins français etc...

Car, vous l'avez bien compris, et si vous ne l'avez pas encore compris, on va encore vous l'expliquer à grands coups de nouvelles lois orwelliennes : ces attentats charliesques n'étaient qu'une ode au « on est différent et on est bien ensemble » comme la télé le proclame dans ses spots tout aussi charliesques financés par... Par qui, au fait ?
A ce propos, Saucisson-Pinard attend avec impatience l'intervention du CSA pour dénoncer ces publicités clandestines (si peu clandestines en réalité, faut le reconnaître) en faveur de ce journal qui est, ôtez-lui un doute, une entreprise privée, non ? De même, Saucisson-Pinard attend les récriminations larmoyantes habituelles des syndicats et de l'extrême gauche pour ces aides financières d'Etat octroyées au patronat d'une entreprise lui permettant de sortir 3 millions d'exemplaires de son PQ en devenir, alors qu'il en sortait péniblement 50 000 par semaine jusque-là. L'ironie de l'affaire, soit dit en passant, étant que finalement, Cabu, Wolinsky et Cie auront vendu beaucoup plus, morts que vivants...

Et c'est sans doute aussi en conformité avec la Liberté d'Expression célébrée par Hollande Ouille, toute la clique de bien-pensants avec des trémolos dans la voix, et ces millions de cocus de l'ENR (l'Emotion Nationale Récupérée) que dans le même temps, la sinistre de la Justice Taubira prépare la répression des sites et communications sur les réseaux sociaux d'opposants et d'identitaires. La Taubira n'est pas, on le sait, à un paradoxe près, dans ce pays où on se flatte de pouvoir se moquer de façon assez puérile, il faut bien le reconnaître, et surtout gratuitement, des interdits d'une religion obscurantiste mais pas de représenter la ministre de la justice sous les traits d'une guenon.

Bref, Hollande Ouille et nos mérdias aux ordres aiment rassembler les Français. Comme le joueur de flûte de Hamelin du conte des frères Grimm rassemble les enfants de la ville pour les noyer dans la rivière.

mardi 13 janvier 2015

Charlie est chelou!



Elle est quand même bien louche, cette affaire des attentats de Charlie Hebdo. Chelou, comme disent les djeunes.

Pourquoi louche ? Parce qu'elle a réuni des millions de personnes dans la rue dimanche ?
Non, cela n'a rien d'étonnant. Car il faut bien le reconnaître, cette manifestation, pardon, ce défilé était une vraie auberge espagnole : chacun pouvait y trouver ce qu'il y apportait. D'abord le mot d'ordre général qui consistait à dire « plus jamais ça » pouvait difficilement faire débat, hormis dans certaines banlieues de racailles maghrébines que les médias se sont d'ailleurs bien gardées de montrer. Donc ce mot d'ordre était au moins aussi rassembleur que s'il s'était agi de défiler pour demander plus d'argent, la suppression de tout impôt, de l'amour garanti, l'essence gratuite, six mois de vacances par an et la retraite à 35 ans, le tout sans rien toucher aux avantages déjà acquis.

Et dans le détail, chacun y trouvait motif à y participer.
Les bobos étaient contents de trouver une occasion de montrer leur affliction devant l'agression du torchon de contre-culture qui a bercé leur jeunesse estudiantine sur les bancs de fac de Nanterre.
Les Tartuffes gauchos de la liberté d'expression qui demandaient hier encore la censure de Zemmour et la mise au pilori du livre de Houellebecq se refaisaient une virginité morale de tolérance. Une tolérance qui cependant avait été très discrète chez eux quand l'atteinte à la liberté d'expression concerna celle d'un dessinateur qui n'était pas de leur bord :Konk. Konk est un dessinateur féroce, de grand talent, beaucoup d'humour. Mais certes, il était sans aucune vulgarité, et surtout de droite. Donc viré de l'Evénement du Jeudi, de Marianne, du Monde et même du Figaro, par ceux-là mêmes qui se sont prétendus « Charlie » dimanche. Il faut préciser, il est vrai, que Konk avait déclaré ne pas forcément prendre pour argent comptant tous les détails du conte de l'Holocauste, ce qui, dans notre pays de liberté d'expression paré des lois Pleven et Gayssot, est assez couillu. 

Les gens qui voulaient bouffer du musulman avaient enfin l'occasion de dénoncer l'islam sans se faire accuser de racisme.
Les musulmans pouvaient se démarquer d'une frange médiatiquement encombrante à peu de frais, certains sans doute en toute bonne foi et beaucoup d'autres dans l'application d'une taqiya bien comprise (accepte la main qui te nourrit tant que tu n'es pas en position de la mordre).
Des gens de droite se félicitaient de faire partie d'une France rassemblée et occupant le devant de la scène internationale comme aux plus beaux jours de sa splendeur passée. D'où la mixité étrange dans ce défilé, de gauchos à tendance anar et de personnes applaudissant les forces de l'ordre et chantant la Marseillaise.

Donc, non, ce n'est pas le succès de ce rassemblement qui interpelle.
C'est plutôt la façon dont tout ceci a été organisé.

Explications : revenons à la chronologie des évènements.
Mercredi en fin de matinée, les médias nous apprennent qu'une attaque vient d'avoir lieu dans l'immeuble qui abrite les locaux, entre autres, de Charlie Hebdo. Pendant plusieurs heures dans l'après-midi, on ignore encore le nombre exact d'agresseurs. Dès le lendemain, alors qu'on en est encore au tout début du développement de cette affaire, des affichettes imprimées du fameux « Je suis Charlie » fleurissent partout comme par enchantement, sur un modèle unique. C'est par millions que ces affiches sont disponibles le vendredi et samedi qui suivent. Partout dans le monde et dans toutes les langues !
Des abribus accueillent le slogan en affiche grand format.
Un spot télé avec une chanson interprétée par Maxime Le Forestier s'insinue dans les pages pub des chaînes télé qui sont réservées normalement des semaines ou des mois à l'avance par les annonceurs.
Mieux : le dimanche soir, au Golden Globe Awards, de l'autre côté de l'Atlantique, des stars américaines dont George Clooney arborent un badge « Je suis Charlie » ! Pas un badge bricolé, non. Un vrai badge ! Et tout ça dans les 3-4 jours qui suivent la fusillade? Vous ne trouvez pas ça étrange, bizarre, sidérant, insolite, singulier, surprenant, incroyable, vous ? Saucisson-Pinard, si !
A ce stade, ce n'est plus de la réactivité, c'est de l'instanténéité, si vous permettez ce barbarisme. Bref, très très louche. 
L'affaire Charlie est chelou !

N'importe quel responsable marketing ayant eu à lancer une campagne d'ampleur à un niveau national, et a fortiori international, sait qu'il lui faudra des semaines et des semaines pour organiser tout ça. Parce que les imprimeurs capables de faire face à une telle demande ont besoin de temps, ne serait-ce que pour s'approvisionner en papier. Parce qu'ils ont un planning dans lequel ils doivent insérer la demande du client. Parce que créer un concept de communication ne s'improvise pas. Parce que la livraison d'affiches dans tous les coins du monde et leur distribution au consommateur final demandent du temps. Parce que la réservation d'espaces publicitaires dans les abribus ou à la télé ne se fait pas à la dernière minute.
Saucisson-Pinard veut bien que certaines manifestations populaires soient spontanées. Mais dans le cas présent, ce n'est plus de la simple spontanéité d'amateurs qui font à la va-vite quelques calicots taillées dans des draps troués, avec des slogans improvisés divers et variés peints à grands coups de pinceaux maladroits. On est bien ici dans une organisation professionnelle qui ne suppose aucun à-peu-près. Et surtout, une organisation qui a besoin de temps pour s'accomplir. Et manifestement, entre le mercredi fin de matinée des premiers tirs de Paris 11e et le badge de Clooney de dimanche à Los Angeles, le temps n'y est pas. IM-POS-SI-BLE.

Et qui finance tout ça ? Qui d'autre que l'Etat bien sûr ! Vous n'avez jamais constaté le temps requis par une Administration étatique pour sortir un budget, même modeste? Les victimes d'une catastrophe naturelle que l'Etat s'engage à indemniser « d'urgence » et qui touchent leurs premiers euros des mois ou des années après les faits, savent de quoi il est question ici.

Et l'organisation d'une rencontre internationale de chefs d'états ou de leurs principaux représentants ? Croyez-vous qu'elle puisse s'improviser au débotté ? Avec l'intendance que cela suppose, les conditions matérielles et de sécurité à assurer ? Peut-on croire que cela puisse se faire comme l'invitation d'un copain de fac qui est de passage dans le quartier : « tiens, t'es dans le coin ? Eh bien, passe à la maison, on se fera une bouffe ! Mais à la fortune du pot, hein ? »

Si la mobilisation des participants peut sembler joyeusement spontanée, l'organisation qui est derrière et qui est indispensable pour précisément faire croire que la mobilisation est spontanée est forcément professionnelle. Et il lui a fallu du temps. Beaucoup de temps.

Alors la question se pose. Comment le gouvernement a-t-il pu préparer à l'avance la réaction à un événement supposé inattendu ?

Mais avant de répondre, regardons le contexte. Hollande est dans les sous-sol de la popularité. Même sa majorité se divise, avec les frondeurs en embuscade. Les élections récentes sont catastrophiques, et celles à venir s'annoncent cataclysmiques. La population française devient de plus en plus allergique à son immigration, et surtout à son immigration maghrébine. Le FN monte chaque jour toujours un peu plus dans les intentions de vote et gagne en popularité. La politique de diabolisation à l'égard des Le Pen, malgré les efforts entêtés des médias aux ordres, fonctionne de moins en moins bien. Pire, le mouvement anti-islam Peliga lancé depuis octobre dernier en Allemagne se développe de façon exponentielle, et risque de faire tache d'huile en France. Ce mouvement est une grosse écharde qui commence à provoquer une inflammation purulente dans le pied de Merkel.

Au gouvernement, on n'aurait rien contre une bonne vieille diversion capable de rassembler, fût-ce de façon artificielle et provisoire. L'essentiel étant de gagner du temps pour repousser autant que faire se peut une échéance qui paraît se rapprocher un peu trop vite à son goût. Mais attention : rassembler, oui, mais quand même pas jusqu'aux sympathisants FN qui doivent nécessairement demeurer les parias de la vie politique française : Faut pas déconner non plus.

Alors, comment prévoir l'élément déclencheur de cette diversion afin de pouvoir l'exploiter au mieux ? Boule de cristal ? Tarot ? Marc de café ? Elisabeth Tessier ? Un peu aléatoire tout cela.

En revanche, si « on » apprenait qu'un attentat devait être commis, peut-être n'y aurait-il pas forcément urgence à s'interposer ? Rien de tel que la désignation d'un ennemi susceptible de menacer la Nation (Nation dont on retrouve tout d'un coup l'intérêt du concept fort opportunément) pour rassembler et faire front commun. Ce principe est vieux comme le monde. Encore faut-il qu'on laisse cet ennemi agir avant de pouvoir exploiter ses actes.

« On » apprend donc qu'un attentat va viser le journal satirique, emblème moribond de la gauche anarcho-communiste et un magasin juif. Peut-on rêver mieux ?
Bien sûr, on avait eu récemment l'assassinat par des islamistes de Gourdel, en Algérie. Mais bon, d'abord c'était en Algérie, pas en France. Et puis c'était un simple randonneur, un illustre inconnu qui n'avait jamais dessiné les fesses d'un pape ni transformé un crucifix en objet obscène. Bref, pas un artiste porteur de la symbolique de gauche laïque et anti-bourgeoise. Et il n'était même pas juif, ce con. Aucun intérêt donc.

Tandis que là, c'est le bingo. Charlie Hebdo aurait été de toutes façons voué à crever économiquement cette année. Il est temps de tirer parti du potentiel de valeur que peuvent avoir cet octogénaire libidineux et ce septuagénaire adolescent très très attardé coiffé à la Mireille Mathieu. Et effectivement cette valeur, à la Bourse des actions humanistes, va crever le plafond en atteignant une surcote inimaginable : dans la même semaine, 2 000 nigérians sont tués par les islamistes de Boko-Aram sans que nos bonnes âmes médiatico-politiques n'aient levé un sourcil. Une gamine de 10 ans est jetée en bombe vivante pour tuer 19 personnes, mais nos médias ne sont concernés que par la mort de quatre collègues. Pas deux mille. Quatre. Quatre scribouilleurs porteurs à eux tout seuls, sur leurs épaules cacochymes, du principe sacré de la liberté d'expression. Car il ne faut pas se tromper. Toute l'affaire Charlie ne repose que sur ces quatre personnes. S'il ne s'était agi que de trois policiers, un employé de maintenance et de quelques autres salariés de seconde zone, la nouvelle n'aurait fait au mieux qu'une mention dans un ou deux journaux télévisés du soir.

Que ces projet d'attentat soient la création de branquignols à la petite semaine n'avait aucune importance. On ferait ce qu'il faut avec l'aide de médias complaisants pour les faire passer pour des professionnels de haute voltige. Et nos journalopes de nous présenter, intervenants après intervenants, ces dangereux terroristes maniant la kalachnikov comme personne. Sauf que pour manier un pistolet mitrailleur, il n'y a pas besoin d'avoir fait l'Ecole Militaire. Le premier crétin venu en est capable. En revanche pour commettre un attentat sans se faire repérer avant et pouvoir s'échapper longtemps, cela demande une autre trempe de candidats.
Et dans le cas présent, que constate-t-on ? Deux clampins qui se trompent d'adresse, demandent leur chemin jusqu'à la cible, oublient une carte d'identité dans un véhicule, ne prévoient aucune stratégie de fuite, sont obligés de braquer en toute improvisation une première voiture, puis plus tard une seconde, vont dans l'est de Paris dans l'Aisne, puis reviennent sur leur pas en Seine et Marne, au terme d'un cheminement erratique? Des professionnels du terrorisme, ça ? De qui se moque-t-on ? Un vrai terroriste aguerri peut sortir du pays et mettre des années avant d'être retrouvé en Amérique du Sud ou ailleurs. Comme Carlos par exemple.

Et ce Coulibaly qui manque de tout faire foirer son entreprise en intervenant en toute improvisation lors d'un banal accident de la circulation alors qu'il est supposé mener une prise d'otages dans un magasin juif quelques heures plus tard ? Un professionnel de l'attentat, lui aussi ? Dans une comédie de Mel Brooks, oui. Pas dans la vraie vie.

Bref, si « on » avait eu connaissance de ces projets d'attentat et qu' « on » se soit croisé les bras en se contentant d'observer leur préparation, puis leur déroulement, ça laissait effectivement du temps pour préparer l'après-attentat. Son exploitation politico-médiatique. Il n'est pas impossible qu'  « on » ait aussi un peu aidé en sachant suggérer aux intéressés que ce mercredi était un jour de conseil de rédaction au grand complet... Car vu le manque de préparation évident de l'attentat dans ses autres composantes, on a du mal à imaginer que les frères Kouachi aient découvert ça tout seul. Quant à une simple coïncidence....

En termes de jeu d'échec, on appelle cela sacrifier un pion pour faire avancer sa Reine. Ou en l'occurence, ce Fou d'Hollande. Car enfin, à qui profite surtout ce massacre ? Les familles des salariés de Charlie Hebdo et celles des autres victimes de l'hypermarché casher devraient se poser la question.

Bien entendu, il aurait été délicat qu'on finisse par capturer vivants ces charlots de l'affaire Charlie et qu'ils apparaissent publiquement pour les branquignols qu'ils sont.
Donc, après le siège de l'entrepôt où ils se sont réfugiés, « on » nous dit qu'ils sont opportunément sortis pour attaquer les forces de l'ordre, avant même que ces derniers ne lancent un assaut.
Curieux non ?
Et les tireurs d'élite du Raid, qui ont eu tout leur temps pour s'installer, se protéger, ajuster leur position, qui sont capables d'atteindre une pièce d'un euro à 150 mètres, n'ont pas pu juste neutraliser ces deux terroristes en leur tirant une balle dans les rotules ou une flèche hypodermique capable d'assommer un éléphant ? Sans doute n'ont-ils pas eu une trop grande pression de la part de leur hiérarchie à garder vivants leur cibles et en même temps, on peut comprendre leur jouissance à truffer ces salopards de plomb.

En tous cas, la mort des trois comparses semble bien opportune pour clore à peu de frais ce qui semble bien pouvoir être une grande machination.


samedi 10 janvier 2015

Omission spéciale...

Je suis Charlie, bêêêêêê


  • Bonjour Marine !
  • Bonjour François, ça boume ?
  • Ah oui, ça c'est sûr, ça boume un peu partout, enfin, je veux dire, ouais, ça va, enfin, bon, on fait aller...
  • Tu voulais me voir ?
  • Ouais, je voulais t'avertir que demain dimanche, je serai injoignable...
  • Ah bon ? Qu'est-ce que tu fais ?
  • Je vais dans une manif...
  • Sans blague ? Je peux venir ?
  • Non, tu sais, c'est une manif de tous ceux qui sont responsables de tout ce merdier islamique...
  • Ah ? Et tu te sens obligé d'y aller ?
  • Ben évidemment ! Depuis le temps que mes copains et moi, on dit que toutes ces chances pour la France sont une bénédiction pour le pays...
  • Oui, je comprends, tu te sens un peu morveux...
  • Ben, ces chances pour la France, elles ont fait des petits, t'as pas idée, à croire qu'elles en ont trois ou quatre par portée ! Enfin, bref, on a maintenant plein de petites chances dotées de papiers français, bien islamisées, tout ça, et c'est le bordel.
  • Alors cette manif, c'est pour quoi ?
  • Ben c'est une manif pour montrer aux Français tous les responsables politiques et associatifs responsables à un degré ou à un autre de cette libanisation du pays.
  • Et y aura du monde ?
  • Tu parles ! Une manif monstre, qu'on annonce ! Si tu comptes tous les médias écrits, parlés, télés qui ont prêché cette bonne parole depuis quarante ans, toutes les assoces immigrationnistes, et si t'ajoutes tous les loquedus qui ont fermé les yeux et ceux qui se sont faits matraqués idéologiquement depuis qu'ils sont tout petits, ça va faire du monde !
  • Effectivement !
  • Et puis il n'y aura pas que mes copains gauchos. Y aura aussi l'UMP, Modem, et tout l'arrière-ban politique qui s'est laissé embrigadé dans cette galère depuis des décennies.
  • Oui, je vois. Il est évident que je n'ai pas ma place là...
  • Bah non, t'es pas responsable, toi. T'es pas Charlie, toi.
  • Non, je serais plutôt Charles Martel, moi, ha ha ha ha ha !
  • Ha ha ha ha ha ha !
  • Mais dis moi, je t'ai entendu dire hier qu'il fallait être vigilant...
  • Ah ben oui, on va pas couper à d'autres attentats, c'est comme si c'était écrit !
  • Et ton premier ministre, il a dit qu'il y avait eu à l'évidence des failles dans la détection des islamo-dingos...
  • C'est sûr ! Quand tu apprends qu'on avait en liberté dans notre pays un basané que les autorités américaines avaient repéré au point de lui interdire l'accès aux Etats-Unis, et que nous, on savait même pas qu'il était allé s'entraîner au Yemen, ça fout les jetons, non ?
  • Ben, oui. En fait, c'était quand même un peu ta responsabilité de chef d'Etat, non ?
  • Je sais. C'est pour ça que je vais manifester...
  • Donc, tu sais qu'il y aura d'autres attentats, et tu sais qu'il y a des failles dans la sécurité et tu vas rassembler des dizaines de milliers de cibles ? C'est pas amener les moutons à l'abattoir, ça ?
  • Oui, mais ça va bien se passer. Enfin, j'espère. J'ai un ministre de l'intérieur...
  • Celui qui était en charge au moment des évènements du Trocadéro ?
  • Non, celui-là, il a été promu premier ministre !
  • C'est censé rassurer, ça ?
  • Le ministre de l'intérieur d'aujourd'hui, c'est celui en charge pendant les évènements de Joué-les-Tours, Nantes, Strasbourg etc...
  • Bon, bah t'as raison, il vaut mieux pas que je vienne !
  • En plus, avec mon bol habituel, il pourrait tomber des hallebardes, tu rateras rien...
  • Si ce ne sont que des hallebardes, tu t'en tireras plutôt bien... Allez, bonne manif !


Bon. Autant vous l'avouer, la rencontre ne s'est pas passée exactement comme ça. Mais ça aurait pu... ça aurait pu...



mercredi 7 janvier 2015

Bal tragique chez les camarades de Charlie-Hebdo: 12 morts!



 Nos mérdias avaient commencé tout doucement la nouvelle année dans la futilité la plus extrême en faisant leur choux gras d'un banal réveillon passé en toute innocence entre des militants FN et des militants UMP.
Puis il y eut l'exploitation jusqu'à plus soif de l'affaire toute aussi banale d'un maire refusant que le bébé « gagne-pain » mort d'une manouche soit enterré dans le cimetière de sa commune alors que cette Rom n'avait aucune attache avec cette commune.

Puis il y eut cette large distribution coutumière de ce qui fut à une certaine époque une vraie récompense, la Légion d'Honneur. Aujourd'hui, cette distinction a perdu toute signification depuis qu'elle est balancée comme des poignées de confettis. A tel point qu'il y a maintenant plus de fierté à ne pas en être décoré que de l'être.
Mimie Mathy a donc fait partie de la liste des bénéficiaires de cette médaille en chocolat : sans doute pour être payée outrageusement cher pour tourner des épisodes assez lénifiants où la bien-pensance transpire aussi insidieusement que systématiquement. Dommage pour elle, on se souviendra surtout de cette promotion 2015 pour le refus d'un de ses bénéficiaires, l'écrivain Thomas Piketty.

On sait donc que les récipiendaires sont Légion, mais on se demande où est leur Honneur. Si Napoléon se retournait dans sa tombe à chaque fois que sa décoration était donnée à un insignifiant schmuck, il pourrait servir d'excavateur pour creuser un second tunnel sous la Manche.

Bref, depuis une semaine, nos journaleux faisaient des efforts quasi-désespérés pour trouver une actualité bien en ligne avec le politiquement correct. Sachant qu'il était évidemment hors de question de relater que depuis le mois d'octobre dernier, les grandes villes allemandes rassemblent chaque lundi des milliers de manifestants protestant contre l'islamisation de leur pays et pour la préservation de leurs valeurs occidentales, dans ce mouvement Pegida.

Et puis soudain, ce mercredi 7 janvier en fin de matinée, la vraie vie dans la France apaisée de Hollande Ouille rappelle nos médias à la dure réalité : deux ou trois arabes pénètrent dans les locaux de Charlie-Hebdo armés de kalachnikovs et descendent quelques scribouilleurs de portraits du prophète muzz. Et les policiers dédiés à la protection de ces derniers.

Cette guerre civile si prévisible a donc officiellement commencé. Et nos mérdias dont le métier est, en principe, d'être aux premières loges d'une réalité dont ils sont chargés d'informer leurs concitoyens, sont littéralement éberlués. Les programmes des radios sont bousculés, les chaînes d'info tournent en boucle sur le sujet, manifestant ainsi leur surprise. Et c'est sans doute cela qui est le plus étonnant : que les médias soient surpris de ce qui arrive, alors qu'ils auraient normalement dû être les premiers à s'attendre à cette amorce de guerre intérieure. Mais que diraient-ils donc s'ils comprenaient que cet attentat n'est qu'un début ?

On pouvait alors s'attendre à un déluge d'imbécillités déversées, sachant que pendant toutes ces heures à déblatérer sur un attentat dont ils ne connaissaient quasiment rien, pas même le nombre exact d'agresseurs, il fallait bien occuper les temps d'antenne. On ne fut pas déçu.
Passons rapidement sur la succession des « Pasdamalgame » habituels qui ne devaient pas manquer d'être prononcés.
Le pompon de la bêtise revient, sans discussion aucune, à la radio Europe 1 dont une chroniqueuse – accrochez-vous, c'est du lourd- demandait sérieusement à Boubakeur : « Est-ce que ces attentats ne seraient pas dans une certaine mesure la conséquence d'un climat « nauséabond », avec ce livre de Zemmour ou celui de Houellebecq ? » Fallait déjà oser la sortir, celle-là. Cette journalope d'Europe 1 l'a fait.

A partir de là, tout était permis dans le délire verbal. On affirmait ainsi que la France était touchée au cœur. Saucisson-Pinard ne savait pas que le cœur de la France était chez Charlie-Hebdo, mais en même temps, cela pourrait expliquer beaucoup de choses; dont le délabrement des valeurs de notre société, entre autres.

Hollande Ouille bafouillait un appel l'unité nationale. Nationale ? Quelle nation ? Celle que nos gauchos et lui-même n'ont eu de cesse de vilipender, d'en contester l'existence en l'accusant de refuge « populiste » ? Nos biens-pensants paniqués se précipitent aujourd'hui sous le couvert de la Nation comme ces bouffeurs de curés qui se précipitent dans une église, en temps de guerre, pour y trouver protection quand leur vie est menacée.

Sans rien savoir, nos journaleux spéculaient qu'il s'agissait d'un commando professionnel. Un commando professionnel qui néanmoins se trompe d'abord d'adresse et doit demander son chemin jusqu'aux locaux de Charlie Hebdo. Puis laisse une carte d'identité dans la voiture. Ce qui confirme d'une certaine façon qu'il s'agit bien là d'un travail d'arabes.

On parlait déjà que les coupables allaient être appréhendés et punis sévèrement. Punis sévèrement ? En les emprisonnant aux Baumettes par exemple ? Ou ils pourront enrichir leurs pages Facebook de selfies hilares, en brandissant des liasses de billets ?


La récupération politicienne est en route. Ce qui est odieux est que cette récupération tente de se faire au bénéfice de ceux-là mêmes qui portent la responsabilité de l'invasion islamique, de ceux qui ont sans cesse fait preuve d'angélisme envers l'islam et ses représentants. De ceux aussi qui ont systématiquement vilipendé, voire injurié, les rares politiques qui ont tenté de prévenir de l'incompatibilité des versets du Coran avec les valeurs occidentales de la France.

Alors, face à cette récupération dont Hollande Ouille est le chef de file, avec son appel à l'unité, son décret d'un jour de deuil national, ses drapeaux en berne, face à ces slogans simplistes de « Je suis Charlie », face aux appels hypocrites à la liberté d'expression par ceux qui demandaient hier encore à censurer Zemmour ou Dieudonné, Saucisson-Pinard pose une très simple question : Si cet attentat avait visé des journalistes de Minute, le traitement médiatique et politique aurait-il été le même ? Est-ce que Cabu et Wolinsky afficheraient sur leur ventre « Je suis Minute » ? Poser la question, c'est d'une certaine façon, y répondre par la négative.

Alors, non, désolé, Saucisson-Pinard n'est pas solidaire avec nos pleureuses officielles. Tant que l'islam ne sera pas dénoncé pour ce qu'il est, il n'y aura pas d'unité nationale décente. Ses condoléances iront néanmoins aux forces de police victimes, une fois de plus, de quarante ans d'égarement politique socialo-progressiste immigrationniste.

jeudi 1 janvier 2015

Quand le gouvernement socialo a de l'humour...




Si vous voulez vous payer une bonne tranche de rigolade pour démarrer l'année dans la joie et la bonne humeur, Saucisson-Pinard vous recommande une communication gouvernementale hilarante sur son site web, intitulé « bingo kit repas de famille ». Rien que l'intitulé est déjà croquignolet.

En effet, le gouvernement, dans un éclair de lucidité, prévoit que son fiasco patent et sa débandade générale pourraient être un sujet de conversation durant ces repas de fêtes entre amis ou parents. Il suggère alors une série de réponses de prêt-à-penser à l'intention des très rares défenseurs de sa politique qui pourraient encore croire en lui. Le tutoiement utilisé, histoire d'instituer une proximité de bon aloi, n'est pas sans faire penser aux argumentaires castristes destinées aux classes prolétaires révolutionnaires. On n'interpelle pas encore le lecteur par un vif « Camarade ! » bolchévique, mais on n'en est pas loin !

Si d'aventure, au cours d'un repas, un de ces spécimens en voie d'extinction se risquait encore à avouer publiquement qu'il a voté en faveur de notre guignol élyséen, il faudrait qu'il pousse encore plus loin le ridicule en ayant recours à un des lamentables arguments proposés dans ces tiroirs appelés « bingo#repasdefamille ». Autant dire que l'ambiance pourra alors être à la franche rigolade.

Le but avoué du site est de casser des « idées reçues ». Si ces idées sont reçues et partagées par l'immense majorité de la population, le site ne précise pas par qui elles sont lancées. Comme ce ne peut être à l'évidence par des médias globalement à la solde gauchiste, on en vient à se résoudre à conclure qu'elles doivent provenir des dures réalités quotidiennes vécues par les Français.

C'est ainsi par exemple, qu'une de ces idées reçues serait que « les impôts n'arrêtent pas d'augmenter.» La réponse proposée est « C'est faux. S'il y a eu une augmentation récente, les choses ont changé ». En effet, « l'année prochaine », 9 millions de ménages bénéficieront d'une baisse de leurs impôts. Demain, mais seulement demain, on rase gratis en quelque sorte. Voilà de quoi effectivement clouer le bec des mal-pensants qui se plaignent de l'augmentation insupportable de leurs impôts depuis l'élection de Hollande Ouille !... Et à la veille de l'application d'une nouvelle taxe sur le gasoil, ça ne manque pas de piquant.

Continuons.

A l'idée prétendument reçue que « les entreprises croulent sous les charges », la réponse suggérée est : « le Gouvernement n'arrête pas de baisser les cotisations des entreprises ». Les chefs d'entreprise se cassant la tête chaque fin de mois pour faire face à leurs charges apprécieront. Et on ajoute : « le coût horaire du travail est moins élevé en France qu'en Allemagne... dans l'industrie. » Super. Cela dit, l'Allemagne a encore une industrie, mais plus la France. Pas de chance. Et cherchez l'erreur.

L'argument est également repris pour contrer l'idée reçue selon laquelle « les Français travaillent moins que les autres ». « La productivité « horaire » est meilleure en France qu'elle ne l'est en Allemagne ou en Grande Bretagne ». Ce qui ne répond évidemment pas à la question posée. Parce qu'on peut avoir une bonne productivité horaire, mais si le nombre d'heures effectivement travaillées est faible par rapport à ce qui est pratiqué à l'étranger, on se retrouve au bout de l'année avec un déficit de travail.

Le summum du comique réside dans la réponse à l'idée reçue « Je n'arrive plus à boucler mes fins de mois ! » - « Le Gouvernement a pris une série de mesures pour le pouvoir d'achat : frais d'agence immobilières réduits et loi de consommation qui permet de réduire le « prix sur bien des choses » : produits à lentille, test de grossesse ! » Pour se résumer, si vous changez de location tout en étant enceinte et myope, vous constaterez une « augmentation de votre pouvoir d'achat ». Si vous ne faites pas partie de cette catégorie ô combien privilégiée, quoique réduite, dommage pour vous. L'argumentaire ne précise pas si cette baisse ne sera pas engloutie dans le torrent d'augmentations diverses et variées constatées par ailleurs : timbres, billet de train SNCF, gaz, taxes foncière et d'habitation, péage d'autoroute, augmentation de la TVA etc..., qui, lui, touchera tout le monde, enceint ou pas, myope ou à œil de lynx, propriétaire ou locataire, indistinctement...

« Les résultats, ils sont où ? » On consent ici à reconnaître que côté chômage, « les résultats ne sont pas encore au rendez-vous ». Constat qui est ici une statue en bronze érigée à l'Euphémisme. Mais, en contre-partie de ce constat, on vous propose l'argument qui tue : « sais-tu qu'à partir du 1er janvier, l'indemnité minimum des stagiaires de plus de deux mois sera revue à la hausse de plus de 15% ? » Ouf, on respire !! Les résultats sont bien là...

« Les politiques, tous pourris ! ». Réponse : « Voilà une belle caricature ! » C'est vrai. Rien qu'au gouvernement, les repris de justice Fabius et Z'Ayrault, ex-premier ministre, sont des caricatures. Taubira, Cahuzac, Morelle, Arif, Lamdaoui sont d'autres caricatures.

« La France est foutue, faut se barrer ! » Premier argument de réponse: « 40% des chercheurs du CNRS sont étrangers ».
Bon, ça n'a aucun rapport, mais ça fait du bien de rappeler que l'Etat français est toujours partant pour financer des chercheurs étrangers qui ont été privés de financement dans leur propre pays parce que considérés comme tocards. Nous avons donc des chercheurs étrangers qui cherchent, et les pays étrangers avancés ont des chercheurs qui trouvent. Il n'y a qu'à considérer la proportion des brevets déposés en France et ceux déposés à l'étranger pour comprendre la différence.
Deuxième argument : nous sommes le troisième pays d'accueil d'étudiants étrangers. C'est sûr, les études en France sont parmi les meilleures marchés au monde. Mais pas les plus prestigieuses, de beaucoup s'en faut. Du coup, nous héritons de tous les cancres du monde en mal de diplômes, Africains en tête, que les grandes universités étrangères refusent.
Troisième argument avancé: Nous avons 1200 musées qui accueillent 62 millions de visiteurs ! Effectivement, la France devient un gigantesque musée, propre à cultiver la nostalgie de sa grandeur passée. Pas sûr que ça soit de nature à retenir les jeunes en quête d'avenir!

« La France ne peut pas accueillir tout le monde ». Réponse : « La proportion des immigrés rentrés en France depuis 2004 est la plus faible d'Europe ! » Faut déjà avoir un franc culot pour tordre la réalité à ce point. On raconte ça à un cheval de bois, il vous fout une ruade. Et le gouvernement ne renonce pas à l'argument usé jusqu'à la corde au point de devenir un sujet de plaisanterie qui ne fait cependant plus rire grand monde : « l'immigration est une chance pour la France... ! »
Autour d'une table de réveillon de Roubaisiens de souche, celui qui avance sans rire cet argument se fait massacrer sur place.

« Y a pas eu de réforme à part le mariage pour tous ». Réponse : « Je t'invite à voir les 155 réformes en cours ou prévues pour soutenir la croissance et l'emploi et préparer l'avenir... ».
Vu que l'emploi est en pleine déconfiture et que la croissance est en berne, peut-être faudrait-il se poser la question de l'efficacité de ces prétendues réformes ? La situation pourrait-elle être pire si aucune de ces fameuses réformes n'était entreprise ? On peut en douter.

Puis le kit-repas de famille traite de deux objections contradictoires : « Le problème c'est l'austérité » et « le problème, c'est que l'Etat dépense trop ». Sans se démonter, le Gouvernement réfute les deux : il n'y a pas d'austérité, et il ne dépense pas trop. En d'autre termes, il y a un déficit qui ne se résorbe pas, le budget de l'Etat ne fait qu'augmenter d'année en année, la dette augmente tout en bénéficiant de taux d'intérêt historiquement bas, mais tout ceci est normal et le pays est bien géré. Ben voyons. Tout cela est extrêmement logique.

« La banquise est en train de fondre et ils ne font rien. » L'essentiel de la réponse consiste à rappeler que la France accueillera la conférence Paris Climat 2015, ce qui va certainement être une bonne occasion de voir notre Hollande Ouille se ridiculiser aux yeux du monde comme jamais. Notre pauvre squatteur de l'Elysée n'est pas capable de gérer correctement ce pays de 65 millions d'habitants mais il veut rien de moins que changer le climat de la planète Terre. L'image de la mouche du coche de la fable de La Fontaine, qui s'agite fébrilement et s'attribue la montée de la diligence en haut de la pente, s'impose à l'esprit.
« Ainsi certaines gens, faisant les empressés, s'introduisent dans les affaires, ils font partout les nécessaires, et partout importuns, devraient être chassés. »

On ne s'attardera pas sur les autres arguments supposés répondre à d'autres idées reçues qui obsèdent à juste titre les Français. Ils sont tous du même acabit. Ils tordent la réalité à en faire des nœuds avec, ou avancent de pitoyables exemples qui frisent le ridicule ou font ouvertement injure à l'intelligence du lecteur.

Mais très franchement, si on prend tout ça au second degré, il y a de quoi se tordre de rire. Rien qu'à imaginer les séances de brain-storming du comité ministériel de communication destinées à défendre l'indéfendable, on a le sourire aux lèvres.
La mission a probablement demandé aux participants une bonne dose d'humour mâtiné de cynisme et de mauvaise foi qui a dû les faire rire eux-mêmes à se pisser dessus.

C'est pas tous les jours que Saucisson-Pinard fait la promotion d'un site gouvernemental. Mais là, vraiment, c'est trop drôle, il ne faut pas rater ça. C'est ici : http://www.gouvernement.fr/kit-repas-famille


dimanche 21 décembre 2014

"A quoi bon porter plainte?"



Quand l'injustice devient la loi, la rébellion devient un devoir.

La ville de Vélizy a conclu en 2013 une convention sur la sécurité avec l'Etat et le centre commercial Vélizy 2. Vous vous dites alors que tout ceci est formidable, et que tout ce qui peut renforcer la sécurité va dans le bon sens. Mais on apprend vendredi dernier l'existence d'un curieux article de cette convention, qui était passé inaperçu. Désormais, dans le centre commercial, il ne sera plus possible de déposer une plainte pour vol pour les préjudices inférieurs à 150 € ! Ainsi un vol à l'étalage d'un produit d'une valeur inférieure à ce montant sera uniquement du ressort des services de sécurité privés du centre commercial.

Lequel service, non assermenté, n'a évidemment pas le droit de fouiller l'individu interpellé, ni d'exiger de décliner son identité.

Donc si l'objet volé est assez petit pour tenir dans la poche ou le sac du voleur, il ne sera même pas possible de le récupérer. Et les vigiles n'auront aucune autre solution que de relâcher le voleur sans même pouvoir prendre son identité.
C'est ce qu'a démontré un reportage d'il y a quelques semaines sur une chaîne de télévision qui avait suivi le quotidien d'une équipe de sécurité dans un centre commercial. Deux Roms dont une jeune fille avaient été pris en flagrant délit de vol à l'étalage. La fille s'était rebellée, avait provoqué les vigiles en leur disant que de toutes façons, elle reviendrait pour voler encore. Elle avait commencé à piquer une crise au milieu des chalands pour tenter d'amorcer une rixe. Son compagnon avait proféré des menaces de mort envers les vigiles qui, après plusieurs minutes de tentatives d'appel au calme, ont finalement laissé partir ces « gens du voyage » comme les appellent très poétiquement nos zélites bien-pensantes.

Le but avoué de cette nouvelle convention, signée par un maire UMP UDI, lui même soutenu par Valérie Pécresse, est de « désengorger » les Tribunaux en les dispensant de traiter ces « petits » délits. Formidable aveu d'impuissance d'un Etat complètement dépassé, qui trouve à s'occuper volontiers de ce qui ne le regarde pas, mais renonce à une de ses fonctions régaliennes : la sécurité des Français.
Accessoirement, cela permettra évidemment de réduire les statistiques de la délinquance : pas vu, pas pris ; pas enregistré, pas staté !

Lors du reportage traitant de ce sujet dans le journal de 13 heures de la liseuse de prompteur préférée de TF1, il est précisé que « cependant, cette mesure ne concernera pas les récidivistes ! » Bon, on est rassuré. Evidemment, pour qu'il y ait récidive, il faut qu'il y ait eu une première plainte enregistrée... et comme cette première plainte ne peut pas être enregistrée, on n'est pas prêt de constater une récidive !Et là, on est en droit de se demander : « est-ce que par hasard, on ne prendrait pas l'honnête citoyen et téléspectateur pour un con ? »

Ce reportage donnait la parole à deux témoins, l'un contre la mesure, l'autre pour, dans un but louable d'objectivité.
Le premier témoin interrogé était une commerçante du centre commercial, qui se disait déjà victime de plus de 2000 € de produits volés... par semaine ! La commerçante était filmée en dehors de son magasin, vraisemblablement sur le parking, autant qu'on pouvait en juger, car seuls ses pieds étaient cadrés, afin, on suppose, de garder son anonymat par peur de représailles.
Car c'est ainsi, dans notre société apaisée de Hollande Ouille : Avant, c'était les coupables ou leurs complices qui étaient floutés ou cadrés sur les pieds pour conserver leur anonymat.
Mais aujourd'hui, ce sont les victimes.
Nous vivons vraiment une époque formidable en Socialie ! Bref, nul besoin de préciser que notre commerçante n'était pas emballée à l'idée de voir ses voleurs superbement ignorés par la Justice...

Quant au témoin en faveur de cette mesure laxiste, c'était une jeune magistrate du Syndicat de la Magistrature, confortablement installée dans son bureau, à visage découvert bien sûr, qui demandait d'un ton tranquille et détaché : «A quoi bon déposer une plainte ? Comment voulez-vous qu'un tribunal puisse traiter une personne qui aurait chapardé une ou deux bouteilles de champagne ? Il ne va quand même pas l'envoyer en prison ? » Bien entendu, le journaleux interviewer s'est bien gardé d'évoquer l'existence des peines de travaux d'intérêt général dont son interlocutrice ne semblait pas avoir entendu parler...
« Chapardé ». En dessous de 150 €, pour notre jeune syndiquée gauchiste, on ne vole pas. On chaparde. Nuance. Elégante sémantique, bien dans la lignée des « sauvageons » de Chévènement.

En France socialiste, si vous dépassez d'un kilomètre/heure la vitesse maximale autorisée, et que vous contestez cette infraction enregistrée par un robot, la Justice de Taubira vous traînera devant un tribunal au pénal. Mais si vous vous servez de 149 € de produits à Vélizy 2 (mais pourquoi pas ailleurs bientôt) sans passer par les caisses, ni la police ni la Justice ne s'intéressera à vous.

La question se pose très sérieusement : NOTRE PAYS EST-IL DEVENU FOU A LIER ?