Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

mardi 24 mars 2015

Histoire de nains, euh... personnes à la verticalité contrariée. *



Grincheux a troqué sa voiture diesel vieillissante contre une toute nouvelle voiture propre pour laquelle il n'a pas hésité à investir une somme rondelette, histoire de se donner une bonne conscience écologique. Comme il n'a quand même pas poussé son civisme jusqu'à payer de sa poche la mise à la casse de son ancienne voiture (elle marche d'ailleurs encore très bien), il a préféré la revendre un bon prix sur le marché de l'occasion. Prof lui a fait remarquer que sa voiture continuera donc de polluer autant qu'avant. Certes, lui rétorqua Grincheux, mais au moins, ce ne sera plus moi le pollueur ! Après tout, Grincheux n'allait pas se montrer plus royaliste que le roi : Hidalgo, mairesse de Paris, a-t-elle procédé autrement avec son parc de bus diesels de la capitale ? Bien sûr que non ! Il est vrai que si elle avait procédé à la destruction pure et simple de ces bus pourtant récemment acquis par son prédécesseur, la Delanoé dite « l'Embrayage », cela aurait quand même ressemblé à un beau gâchis de l'argent du contribuable. Elle a donc préféré que ses bus aillent polluer ailleurs et se donner à bon compte une belle image d'environnementalement-responsable toute proprette.

Ce lundi, Grincheux s'apprêtait donc à gagner la capitale dans sa belle voiture respectueuse de l'environnement. Mais pas de chance, sa plaque d'immatriculation a un chiffre pair. Il doit donc la laisser au garage et grogne à l'idée de se faire compacter comme piéton dans quelque métro bondé. De fort mauvaise humeur, il préfère finalement demander un co-voiturage à son voisin Dormeur. La voiture diesel de 1990 de Dormeur fait certes de grandes volutes noires à chaque accélération, mais elle est, elle, munie d'une plaque à chiffre impair...

Prof lit dans les journaux du matin que Madame Hidalgo est très fière d'inaugurer de nouvelles stations d'autobus « intelligentes ». Il est heureux de constater qu'au moins dans l'entourage de la mairesse socialiste, il y aurait là finalement un peu d'intelligence. C'est un bon début. Mais il regrette que la Hidalgo n'ait pas consulté l'une de ces stations intelligentes pour trouver une idée plus futée pour lutter contre la pollution. Plus futée en tout cas que d'encourager le Parisien à profiter de la demi-heure gratuite de vélib généreusement accordée à l'occasion de ce pic de pollution afin qu'il puisse, en plein effort, respirer à pleins poumons l'air vicié de la capitale.

Il apprend aussi que la Hidalgo est prête, finalement, à s'engager pleinement dans la candidature de Paris pour recevoir les JO de 2024. Tout comme Hollande Ouille d'ailleurs, qui, pendant qu'il y est, verrait bien aussi la France accueillir une Exposition Universelle. C'est vrai que le pays va tellement bien qu'on pourrait bien se permettre de faire un peu la fête, non ?
Le budget annoncé est d'un peu plus de 6 milliards d'euros. Que les JO de Pékin en aient coûté 30 milliards en 2008, ceux de Londres en 2012 14 milliards (pour un budget prévu de 5 milliards...) et que ceux de Rio en coûteront 12, donne évidemment beaucoup de crédit à cette estimation modeste de 6 milliards. Surtout de la part de Socialistes qui se sont toujours illustrés, comme on le constate tous les jours, comme de fins gestionnaires soucieux de l'utilisation des fonds publics et sachant maîtriser les dépenses ! Que Montréal ait mis 30 ans à éponger la dépense des JO de 1976 n'est pas non plus de nature à impressionner nos décideurs socialistes. Donc, allons-y gaiement, bien arrondir notre dette avec les JO de 2024 est juste ce qu'il nous manquait. Joyeux est très content de cette nouvelle.

Joyeux se réjouit aussi de lire dans la presse le résultat du premier tour des départementales et les commentaires des politiques et des journalistes. Il y constate que, comme attendu, tout le monde est extrêmement satisfait. L'UMP est satisfait, parce que, bien que bénéficiant de l'aide de deux autres partis, il donne l'impression d'avoir gagné ces élections à lui tout seul. Le FN est content parce qu'il a encore progressé. Quant au PS, il est aussi content parce que, au lieu de la fessée bien saignante qu'il attendait, il n'a pris juste qu'une rouste de belle ampleur. Bien sûr cette manifestation de joie partagée se fait parfois au prix de quelques manipulations arithmétiques bien senties, où on ajoute les prunes UDI aux pommes UMP et aux poires Modem pour constater que les fruits se sont mieux vendus que les oranges FN...
Les maîtres de la manipulation des chiffres demeurent néanmoins les écolos. La lecture de leur communiqué est un régal pour Joyeux. En gros, on comprend que si on ajoute les voix portées sur des candidats verts à celles du PCF, qu'on multiplie le total par le nombre de cantons dans lesquels ils ne se sont pas présentés, qu'on divise le résultat par les voix qui auraient dû se porter sur le Front de Gauche mais qui ne l'ont pas fait, et qu'on y met en exposant le chiffre correspondant au nombre d'homosexuels qui se sont mariés dans l'année, eh bien, les résultats de ces élections départementales démontrent une vraie progression des écolos ! Joyeux essuie ses larmes de rire.

Atchoum est pris d'une violente crise d'éternuements quand il comprend à la lecture de ces résultats que si le premier parti de France en nombre de voix reste le FN, ce dernier a peu de chances d'être à la tête d'un seul département ; pendant que le troisième parti de France, lui, s'agrippe désespérément au pouvoir... C'est peut-être ça, la République dont se gargarise le petit Caudillo-aux-mâchoires-serrées. C'est peut-être ça, les « valeurs à préserver» du PS qui, à en croire ses affiches, justifieraient qu'on vote pour lui...

Timide, pour sa part, rougit de confusion en apprenant que la priorité des priorités, pour Juppépé-le-dhimmi, ce n'est pas la lutte contre le chômage, ni contre les déficits, ni contre l'augmentation de la délinquance, ce n'est pas non plus de s'inquiéter de la montée des communautarismes dans ce pays en voie de libanisation, ou de l'immigration invasive aux portes de l'Europe, ou de l'avancée des sauvages islamistes de l'autre côté de la Méditerranée. Non, sa priorité, au Juppépé, c'est « faire barrage au FN ». La même obsession que celle du petit Caudillo, d'ailleurs. Timide trouve décidément, qu'à l'UMP et au PS, on a les exigences et les inquiétudes qu'on peut....

Toujours au niveau de l'UMP, Grincheux apprend en écoutant la radio que Sarkozy refuse de débattre avec Marine Le Pen entre les deux tours. Dommage. Avec toutes ces triangulaires et duels qui se profilent pour dimanche prochain, l'électeur aurait peut-être aimé y voir plus clair à l'aide de débats contradictoires? C'est sans doute aussi cela, la démocratie et le sens républicain selon nos zélites politiquement correctes : savoir faire la différence entre le courage et la témérité, peut-être ...? Un débat contre le FN qui permettrait de démontrer ses idées annoncées comme « nauséabondes » ? Courage, fuyons !

Mais pour avoir une idée plus sérieuse des vraies réalités du monde, Prof préférera ignorer les préoccupations nombrilistes des médias et politiques français, et consulter la presse étrangère. Pour y apprendre par exemple, que les banques américaines commencent à réfléchir et à prendre des mesures pour s'adapter à un possible Brexit : la sortie de l'UE de la Grande Bretagne suite au référendum que doit lancer Cameron avant la fin 2016. La Grèce est sur le pas de la porte (dans le sens de la sortie) de l'Europe, l'Italie, l'Espagne et la Grande Bretagne pourraient suivre, quand l'Islande, pas folle, décide de renoncer à sa candidature. Et pendant ce temps-là, nos politiques Français sont juste préoccupés de crier « au loup » si des élus FN devaient être en position de décider de l'entretien des bâtiments de collèges et des subventions locales aux associations...

Y a pas à dire, on se sent bien représenté et bien dirigé...

Et Simplet, me direz-vous ?

Bah Simplet, il est à l'Elysée à jouer à l'agence de presse, pour se précipiter sur un micro dès qu'un fait divers se présente et pourrait faire diversion...


* Politically correct contrôlé.

mercredi 11 mars 2015

Lettre au petit Caudillo.




Mon petit Caudillo,

Je suis actuellement à l'étranger, loin de l'atmosphère fétide qui règne actuellement en France, mais on m'a cependant fait part de ta conduite récente.
Et je te le dis, mon petit bonhomme, je suis très inquiet. Très inquiet pour la France bien sûr, mais ça, ça ne date pas d'aujourd'hui, mais surtout très inquiet pour toi. On m'a transmis la vidéo de ta prestation dans l'hémicycle, en réponse aux questions que te posait Marion Maréchal Le Pen. Et le moins qu'on puisse en dire, est que tu ne respires pas la sérénité, la maîtrise de soi et la force tranquille !

Ton attitude a davantage évoqué le cocaïnomane en manque que le chef de gouvernement responsable et sûr de lui. Qu'est-ce qui t'a pris de monter dans les tours comme ça ? A quoi rime de crier comme un excité en agitant ton petit bras menaçant à tel point qu'à la fin de ta petite colère, il en était encore tout tremblant de convulsions?
La dernière fois que j'ai vu un homme politique s'agiter ainsi, c'était sur des images d'archives d'Adolphe Hitler prononçant un discours devant les Jeunesses Hitlériennes!
Ah ! Parce que tu crois que ce que tu nous a montré là, c'était du charisme ? Mon pauvre petit bonhomme, ce n'est pas ça, le charisme. Et puis, je suis désolé de te le dire, mais le charisme ne se décrète pas. Il ne s'apprend pas. On l'a ou on ne l'a pas. Et en l'occurrence, s'il y a une chose, parmi d'autres, dont tu es complètement dépourvu, c'est bien le charisme.

Non, ce que tu nous as montré là, c'était la trouille. La trouille et la haine. Tu sais que quand tu es comme ça, tu sues la haine ? Au propre et au figuré.
Et surtout, ne te trompe pas sur les applaudissements de tes collègues de l'hémicycle. Ils n'étaient pas galvanisés par ton charisme. Ils partageaient juste ta trouille et la manifestaient bruyamment en tapant dans leurs mains. Et la trouille est mauvaise conseillère ! T'imagines si, à Dieu ne plaise, tu étais président de la république et décideur de l'utilisation du bouton nucléaire, comment tu réagirais à la plus petite contrariété ? Et crois-moi, cette contrariété, au niveau international, ça pourrait être autre chose que les petites critiques, même justifiées, assénées par une jeune politique d'une vingtaine d'années ! Non, vraiment, mon petit caudillo-aux-mâchoires-serrées, t'es vraiment pas à la hauteur de ta fonction ! Ton manque récurrent de sang-froid foutrait même plutôt la pétoche...

Et puis, le choix de ton vocabulaire ! Alors comme ça, après avoir à tous propos dénoncer toutes sortes de stigmatisations, la plupart du temps imaginaires, tu en es arrivé à ton tour, à en appeler à la stigmatisation ? La stigmatisation d'un parti d'opposition ? Mais ça ne va pas bien dans ta tête, mon petit bonhomme ! Qu'est-ce qui t'a pris d'utiliser ce mot pour en revendiquer l'application ? T'as conscience que tu viens de rétablir le droit à la stigmatisation ? Après tout ce que vous avez fait, vous autres les bien-pensants, ces quarante dernières années, pour le dénoncer ? C'était bien la peine ! Mais si tu continues comme ça, tu vas officiellement promulguer « l'amalgame » : celui des électeurs du FN et leurs représentants ! Attention, petit Caudillo, tu perds tes nerfs et tu es sur une pente savonneuse. Les HLPSDNH ne sont plus loin !

Donc, sur la forme, ton intervention était complètement hystérique et indigne d'un représentant des Français. A fortiori indigne d'un chef de gouvernement.

Sur le fond de ton intervention, maintenant. Tu as cru bon d'afficher ta fierté de défendre le principe de parité que les prochaines élections départementales vont appliquer.

Je vais te répondre sur cela, mais auparavant, je voudrais attirer ton attention sur un point important. Il n'a pas pu t'échapper que ces élections sont boiteuses. Réfléchis une minute.
Tu organises des élections ayant pour but de recruter des candidats qui ne savent même pas encore précisément ce qu'ils auront à faire ! Quelles qualités les électeurs devront-ils donc rechercher parmi les candidats proposés ? Est-ce bien raisonnable, cela ? Vous, toi et les tiens, avez modifié les règles du jeu en remplaçant les cantonales, dont tout le monde connaissait les tenants et les aboutissants, par des « départementales », tout en nous laissant entendre que les départements seront à terme supprimés. Et tout cela, sans définir ce qui sera, ou pas, du ressort de ces élus départementaux ! Ça t'évoque pas une république bananière, ça ? (Mais non, Taubira, c'est pas de toi dont on parle, là...va te coucher !).
T'imagines une entreprise qui décrèterait :
« -Bon aujourd'hui, on va embaucher un homme et une femme ».
« -Ah bon, pour faire quoi, au juste ? »
« - Bah, on n'en sait rien encore précisément, on verra plus tard ! Recrutons d'abord ! »
Tu serais pas inquiet de bosser dans ce genre d'entreprise, toi ? Bon, c'est vrai, tu sais pas ce qu'est une entreprise, mais, bon, imagine...

Donc à tes yeux, tout l'intérêt de ces élections départementales réside dans le fait que pour la première fois, les Français vont avoir à élire autant de femmes que d'hommes.
Comme t'as pas l'air de saisir la stupidité du principe, imagine toujours cette entreprise : Elle reçoit pour un poste à pourvoir donné, 50 candidatures : quarante neuf candidatures d'hommes et une seule de femme, parce que le profil du poste intéresse assez peu la gente féminine a priori (le poste est bien payé, mais c'est un travail de nuit, au fond d'une mine de sel , et on y travaille à plat ventre, avec une masse à bout de bras). Le recruteur s'est donné pour principe d'avoir pour ce poste un duo respectant la parité homme-femme (l'épouse du recruteur est une féministe convaincue, et le recruteur est juste un con vaincu par sa bourgeoise).
Quelle probabilité a-t-il d'avoir une femme particulièrement compétente pour ce poste ?
Cela ne veut évidemment pas dire qu'il ne peut pas y avoir, ici ou là, d'excellentes mineuses (mineures?), mais sur la quantité à pourvoir, dans le cas de ces élections départementales, avoue que le risque d'avoir plus de tocardes que de tocards est quand même, statistiquement, élevé. Déjà que celui d'avoir des tocards mâles dans ton camp est très loin d'être négligeable...

Et puis, mon petit Caudillo, sois logique : tu brandis comme un étendard cette parité homme-femme, et quand tu as en face de toi deux femmes d'opposition, Marine Le Pen et Marion Maréchal, tu demandes à les « stigmatiser » ! Avoue que tu y vas quand même fort dans l'incohérence !

Bon, je te laisse, mon petit bonhomme. Tu sais, ta santé m'inquiète, tu es très agité, tu dis n'importe quoi. Tu es sans doute fatigué, tu devrais prendre des vacances. D'ailleurs, le résultat des prochaines élections va donner à ton employeur le prétexte de te les accorder. Ça tombe plutôt bien. Alors n'hésite pas, prends un peu de distance avec tout ça. Va faire un petit voyage avec ta chère et tendre. A Jérusalem, par exemple. Tu pourras y concrétiser ton allégeance à la communauté juive, en y travaillant dans un kibboutz par exemple. Et puis, toi qui es si fan des communautarismes, tu seras servi là-bas.

Et n'oublie pas de mettre du Prozac dans tes bagages.

Bisous


PS : pour finir sur une note positive : tu sais que la petite moustache te va très bien ?

mercredi 4 mars 2015

Il y a des fessées qui se perdent...




Le Conseil de l'Europe tance la France pour n'avoir pas inscrit dans la loi l'interdiction du recours à la fessée dans le cadre familial. C'est une excellente chose.

Qu'on ne se méprenne pas. Saucisson-Pinard n'approuve évidemment pas que ce « machin » européen se mêle de ce qui est du domaine privé. Mais il se félicite que cette intervention vienne à point nommé, à quelques semaines de nos prochaines élections. Pile poil pour achever la saturation de beaucoup de Français à l'égard de tout ce qui peut provenir d'autorités extra-nationales et affublées du qualificatif d' « européen ».

Même si en l'occurence le Conseil de l'Europe n'est pas directement lié à l'Union Européenne.
De toutes façons, le Français ignore le fonctionnement de la myriade d'organisations supra-gouvernementales qui gravitent au-dessus de sa tête et qui se sont multipliées depuis 1949. Tout ce qu'il comprend- et il serait difficile de lui donner tort- est que ces organisations où grouillent des cohortes de fonctionnaires grassement payés, qu'il n'a jamais été amené à élire et en conséquence, dont il lui est impossible de se débarrasser, se mêlent de gérer sa vie quotidienne dans tous ses aspects, y compris les plus privés.

Pour le citoyen Français moyen, Conseil européen, Parlement européen, Conseil de l'Union européenne et Conseil de l'Europe sont tous mis dans le même sac. Toute nouvelle intrusion dans sa vie personnelle, toute intervention intempestive de ces instances supra-nationales finissent par le faire vomir.
Cela ne pourra pas être sans incidence sur ses prochains choix électoraux. Même si ces derniers n'ont aucun rapport avec l'Europe. Ce qui est le cas des élections départementales à venir. D'ailleurs, le Français lambda ne sait rien de la portée de ces élections dont les politiques et les médias se sont bien gardés de leur expliquer le sens. C'est à peine s'il a vaguement idée qu'elles se rapprochent de ce qu'étaient encore récemment les élections cantonales. Pour autant, il a conscience que dans le même temps où on réduit le nombre des régions (sans l'avoir consulté au préalable, bien entendu) et où on évoque la disparition des départements, ces élections s'avèrent paradoxalement moins cantonales et davantage départementales... « Va comprendre Charles ! »...

Les partis politiques traditionnels mettent évidemment un point d'honneur à surtout ne jamais tenter de l'informer de ce pour quoi il va voter. Ils se contentent de bien insister sur l'importance qu'il y a à voter, l'abstention ayant pour conséquence de favoriser justement les partis non conventionnels. « Donc, votez. Vous ne savez pas pourquoi, c'est pas grave, mais votez. Et pour nous de préférence, nous qui changeons sans cesse les règles du jeu sans jamais vous demander votre avis ».

La communication des intervenants, tant du PS - Hollande Ouille en tête- que de l'UMP ou des écolos ou Front de gauche, qui se sont précipités au Salon de l'Agriculture, est d'ailleurs assez éloquente. Entre deux caresses sur la croupe des vaches, entre deux coups de rouge et deux bouchées de rillettes, il s'agissait de « mettre en garde contre un vote FN ». Mais en aucune façon il n'était question d'évoquer les problèmes des agriculteurs et encore moins d'expliquer le pourquoi du comment des élections départementales à venir. Quant aux médias aux ordres, bien sûr, ils se sont délectés de ces diatribes politiciennes complètement dénuées d'intérêt.

Mais revenons-en à cette intervention du Conseil de l'Europe sur la fessée, ironiquement malencontreuse en terme de timing et inopportune sur le fond : si elle pouvait au moins pousser le Français, électeur-citoyen, à manifester, dès qu'il en a l'occasion, son opposition à l'establishment politique qui a encouragé la construction de cette Europe tentaculaire et parasitaire, et a participé sans relâche et systématiquement à le dé-saisir de toutes les décisions qui le concernent, cela serait une excellente chose.

Rappelons que le Conseil de l'Europe a pour mission la protection des Droits de l'Homme et le renforcement de la démocratie. De toute évidence, selon cette organisation, le droit des parents à éduquer leurs enfants comme ils l'entendent ne semble pas faire partie des droits de l'Homme. Quant à ce qui concerne le renforcement de la démocratie, le constat qu'en France, avec au mieux 6% des votes, le Front de gauche a 10 députés et le Front National avec 30% n'en a que deux (dont un, simplement sympathisant), n'émeut pas plus que cela les bonnes âmes du Conseil de l'Europe...
Il est évidemment bien plus facile et plus urgent de s'intéresser à la façon dont les parents entendent éduquer leur progéniture entre les murs de leur domicile...

Au passage, remarquons que n'importe qui, même non ressortissant d'un pays membre du Conseil de l'Europe peut l'interpeller et y demander un recours. Peut-on pousser plus loin le pouvoir inquisitorial de cette organisation ?
Pour cette question de la fessée, c'est une association britannique de protection de l'enfance, Approach, qui s'est adressée à cette instance pour tenter d'imposer en France – de quoi je me mêle ?- une loi interdisant la fessée.

Est-ce que cette demande d'interdiction de la fessée s'appuie sur des effets supposés désastreux de cette mesure éducative sur les enfants ? Non, bien sûr. La polémique ne se trouve, une fois de plus, qu'à un niveau d'idéologie supposée « progressiste » dont l'essence se trouve toute entière dans le fumeux concept de « parentalité positive » né il y a quelques années en Suède.

Le principe de la condamnation de la violence infligée par un individu à un autre est de toutes les manières déjà entériné dans toute société digne de ce nom. Mais confondre le recours à la fessée avec une violence délibérée est ridiculement abusif. Des générations et des générations de parents ont eu recours occasionnellement, et en ultime mesure, à fesser un gamin à la recherche obstinée des limites de leur patience, sans que cela ait eu des conséquences malheureuses sur le développement personnel du dit gamin. Au contraire. Comme le sent intuitivement une grande majorité de Français, les enfants étaient mieux élevés avant qu'aujourd'hui. Le jour même où il nous informait de cette réprimande du Conseil de l'Europe à la France, le journal de M6 se faisait l'écho, dans une autre rubrique, d'un sondage montrant que pour 78% des personnes interrogées, les enfants sont de plus en plus mal élevés. Toutes tranches d'âge confondues, les sondés incriminaient un laxisme et un laissez-faire flagrant d'une nouvelle génération de parents peu interventionnistes, dénoncés comme origines de la mauvaise éducation de ces chères têtes qu'on s'entête à qualifier de blondes...

Le journal de M6 a bien trouvé à interviewer un prétendu expert pédopsychiatre qui a osé avancer sans rire que l'usage de la fessée était à même de provoquer une humiliation suffisamment profonde chez l'enfant pour le transformer à terme en adulte violent sujet à des addictions aux stupéfiants. Le propos était tellement ridicule que le téléspectateur en était à se demander si ce pédopsychiatre n'avait pas lui-même abusé de substances illicites juste avant l'interview. Que ne feraient pas certains pour passer à la télé ? Cet expert est à mettre dans le même sac que les spécialistes qui, lors de l'avènement du train à vapeur au XIX e siècle, affirmaient à qui voulait les entendre, que rouler aussi vite aurait pour conséquence de brûler la rétine des voyageurs... Finalement, rien ne change, toutes les époques connaissent leurs lots de charlatans prêts à défendre les hypothèses les plus abracadabrantes pour le seul plaisir de se faire voir ou entendre.

Nos « progressistes », qui par suite d'un certain nombre de mesures plus laxistes les unes que les autres, nous font assister dans notre pays à une explosion de la délinquance, à un délitement de la vie en société, à une perte des repères et des vraies valeurs, notamment mais non exclusivement, chez les jeunes, sont-ils vraiment les mieux placés pour remettre en cause, dans le cadre familial, ce qui finalement n'a pas si mal marché pour les générations précédentes? Un peu d'humilité et d'introspection ne nuiraient pas à nos donneurs de leçons progressistes contemporains.

Et puis enfin, dénoncer la fessée au moment même de la sortie du film SM « 50 nuances de Grey » et de son phénoménal succès d'audience, est-ce bien raisonnable ?

Décidément, il y a vraiment des fessées qui se perdent...

mercredi 25 février 2015

Ce lundi, dans le bureau de l'Elysée...



  • Monsieur Cukierman est là, Monsieur le Président.
  • Faites entrer !
  • Bonjour François !
  • « Monsieur le Président » si ça te fait rien.
  • Oh pardon. Bonjour Monsieur le Président !
  • Bon, dis-moi, est-ce que par hasard, tu trouverais que je n'ai pas assez d'emmerdes comme ça ?
  • Excuse-moi ?
  • Je viens de me taper une demi-journée avec les bouseux au salon de l'agriculture. Devoir se goinfrer de rillettes à 8 heures le matin, et faire semblant d'aimer ça, je te le recommande. Surtout juste après les tartes aux figues et les coups de cidre en guise de ptit déj. En plus, je patauge avec mes chaussures vernies dans les crottins et les bouses, caresser des bestioles dont j'ignore même le nom pour montrer comme je suis près de la nature et du peuple, et tout ce que trouve à faire mon service d'ordre déployé comme jamais pour m'éviter les râleurs, c'est d'alpaguer un responsable syndicaliste écolo et de le foutre dehors avec un coup de pied au cul en le traitant de plouc ! Putain, on est pas aidé ! Heureusement que j'ai les médias à mes pieds. T'imagine s'ils avaient relevé l'incident et l'avaient exploité comme ils ont fait avec le « casse-toi pov' con » de Sa... de Sar... de Sark...Sark... Sark...
  • De Sarkozy ?
  • Oui, merde, j'arrive toujours pas à le dire...
  • Mais, Monsieur le Président, tu m'a pas convoqué pour me raconter ta journée au salon de l'agriculture ?
  • Non, Roger, mais tu vois la journée de merde que je viens de me taper. Et à peine rentré à l'Elysée, j'apprends quoi ? Que tu trouves Marine Le Pen « irréprochable » ? Tu te fous de ma gueule, ou tu prends le métro? Moi, je vais frayer avec le bas peuple – et tu sais combien ça me coûte- pour leur dire tout le mal qu'il faut penser du FN qui commence à nous tailler des croupières aux élections et dans les sondages, et toi tu trouves Marine Le Pen « irréprochable » ? Dis moi que je rêve !
  • Mais j'ai aussi dit que le FN était infréquentable...
  • Encore heureux ! Tu aurais pas voulu l'inviter à votre causerie-dîner des baptisés-au-sécateur, en plus, par hasard, non ?
  • Oh, Monsieur le Président, du calme, je t'en prie...
  • Et puis c'est pas fini ! Il faut aussi que tu dises que les agressions et insultes racistes...
  • Racistes ?
  • Oui, antisémites.
  • Ah oui, les insultes antisémites...
  • ...Que les agressions et insultes antisémites, disais-je, sont du fait des muzz ? Mais tu veux ma mort politique ou quoi ?
  • Ben quoi, c'est vrai, non ?
  • Qu'est-ce qu'on en a à battre que ça soit vrai ou pas ? Tu habites dans un immeuble de Seine St Denis ou tu es le président du CRIF et t'habites un beau quartier de blancs propres sur eux ? Merde ! Il faudrait ptêt que tu réalises que t'es pas là pour enfoncer des portes ouvertes, mais pour véhiculer la bonne parole du vivre-ensemble, non ? Sinon, qui le fera ?
  • Quand même, quand les choses sont aussi évidentes...
  • Evidentes ? Mais depuis quand l'évidence a-t-elle une quelconque importance ? Regarde : moi, par exemple. Il est évident que je suis fait pour être président de la république comme Nabilla pour être prix Nobel de Physique ou Mimi Mathy joueuse de basket. Et pourtant, moi qui te parles, je viens d'une réunion avec Merkel et Poutine pour imposer la paix en Ukraine ! Alors, tu vois, les évidences, on s'en bat les...
  • Ah, à ce propos, ça a marché, ta réunion ? Il y a la paix en Ukraine ?
  • Bon.... c'est pas la question... et ne change pas de sujet ! Je viens d'avoir Boubakeur au téléphone, il est pas content. J'ai l'air de quoi, moi, après mon défilé du 11 janvier pour le bien-vivre-ensemble, l'esprit de la Nation diversifiée et tout le tintouin ? Tu crois que j'ai que ça à faire, de piétiner dans la rue comme un vulgaire sans-dent, ou un cégétiste bas de plafond, à me faire chier dessus par les pigeons, en plus ? Tout ça pour que toi, tu me chies dans les bottes un mois plus tard à raconter officiellement tout ce que le badaud moyen voit tous les jours ?
  • Tu dis ça parce que t'es en colère, Monsieur le Président, mais t'es content d'avoir vu ta côte remonter, non ?
  • Tu parles, elle se casse déjà la gueule. Mais pourquoi tu me fais ça, Roger ? Après tout ce que j'ai fait pour toi ! J'ai choisi un premier ministre qui, de son propre aveu, est éternellement reconnaissant à ta communauté et est au garde-à-vous devant sa femme qui est une des vôtres. Dès qu'il y a la moindre chose qui rend les juifs chafouins, je monte au créneau, j'accapare les micros, je prends mon air le plus tragique et le plus concerné pour assurer ta communauté de mon soutien. Un cimetière juif profané ? Bing, je rapplique aussi sec. Il y a beau y avoir chaque année vingt fois plus de profanations de cimetières chré... chrét... chrét...
  • Chrétiens ?
  • Oui, putain, j'arrive pas à dire ce mot..., bref, tu m'as vu me rendre sur place une seule fois ? Non !
  • Parce que les profanations de cimetières chrétiens, ça n'intéresse pas les médias, peut-être...
  • Oui, sans doute, mais en même temps, les médias, c'est vous autres, alors évidemment... Mais quand même, je suis censé être le président de tous les Français, merde ! Et quand il y a, dans le monde, un massacre de chrét... chrét... chrét...
  • de Chrétiens.
  • Comme tu dis... est-ce que tu m'as entendu m'en plaindre ou envisager de faire quoi que ce soit? Non ! Alors, je te le redemande, pourquoi tu me fais ça ?
  • J'm'excuse...
  • Ça suffit pas ! Tu vas sortir de l'Elysée et tu vas rectifier tout ça, et fissa encore !
  • C'est-à-dire ?
  • C'est-à-dire que tu vas publiquement bouffer ta kippa : tu vas commencer par dire tout le mal que les juifs doivent, je dis bien DOIVENT, penser de Marine Le Pen et du FN. T'auras pas de mal, je pense, à trouver des relais dans les médias pour répandre ça... Et puis je veux que tu serres publiquement la paluche à Boubakeur. Tu trouves les mots habituels, des « messages de rassemblement », des « principes républicains », des « pas d'amalgames », des « pas de stigmatisations », des « vivre-ensemble », enfin bref, les conneries habituelles, ou tout ce que tu veux, mais ça doit sonner vrai. On a des élections locales dans un mois, et n'oublie pas qu'on est dans le même bateau. Et si tu veux que le bon peuple qui rame pour nous, continue de le faire sans trop moufter, tu sais ce qu'il te reste à faire. OK ? Et moi, je m'occupe avec mon service com de trouver ce qu'il faudra pour torpiller la montée du FN et te renvoyer l'ascenseur du même coup. Deal ? Il paraît que ça veut dire « on a un accord », c'est Merkel qui m'a appris ça...
  • Je sais ce que « Deal » veut dire... Merci de m'avoir reçu, Monsieur le Président. A bientôt.

  • A plus. Bon, c'est pas tout ça, mais faut que je consulte mon agenda : j'ai sûrement un truc à inaugurer quelque part, ou un people à inviter, moi...

mercredi 18 février 2015

"Bye bye euro" ou "bonsoir propagande européiste"?



Mardi soir sur la chaîne publique France 5, nous avons eu droit à un morceau d'anthologie de propagande européiste qui valait son pesant de cacahouètes (mais pas plus. Avec des cacahouètes, c'est même plutôt bien payé). Intitulée « bye bye euro » pour attirer le chaland qu'un débat pour ou contre la sortie de l'euro aurait pu intéresser, la docu-fiction aurait mieux fait de s'appeler « bonsoir bourrage de crâne ».

En effet, ce « documentaire fiction », selon l'appellation en incrustation dans un coin de l'écran tout au long de l'émission, partait de l'hypothèse que l'Italie était sortie de l'euro et que la France était sur le point de faire de même. Si le documentaire en question était bien, (pour l'instant), une pure fiction, le débat supposé l'était tout autant, car c'est peu dire que l'orientation de la démonstration était à charge contre cette éventualité d'une sortie de l'euro par la France.
C'est tout juste si face à tous les témoins de la partie civile, la production s'est crue obligée, pour donner le change, d'insérer deux ou trois brefs commentaires de l'économiste Jacques Sapir, auteur d'un livre intitulé « Faut-il sortir de l'euro » et connu pour y répondre par l'affirmative. Ces commentaires étaient cependant, on imagine, choisis parmi les plus insignifiants de son interview, car il fallait attendre le débat qui suivait le documentaire pour s'apercevoir que M. Sapir n'était pas à court d'arguments en béton armé pour justifier le retour à une monnaie nationale et remettre ses inconvénients à leur juste et raisonnable mesure.

En revanche, on eut droit aux interventions multiples et incessantes d'un Attali arrogant, vautré dans son fauteuil, assénant clichés sur clichés, n'hésitant pas à recourir de façon péremptoire et non argumentée à des affirmations plus gratuites les unes que les autres (encore que, quand on dit « gratuites » et qu'on connaît la vénalité du personnage, le qualificatif n'est pas forcément le mieux choisi...) : « La France et ses engagements vis à vis de ses partenaires » (a entendu parler de l'engagement de la France à livrer ses Mistral, l'économiste-écrivain roi de la photocopieuse?), « la France déconsidérée » (un pays est déconsidéré quand il cherche le meilleur de ses intérêts ?, le Japon est déconsidéré quand il profite de la dévaluation de son yen ?), « nous allons couler » (toi le socialo, c'est effectivement bien possible), « chaos politique » (Le conseiller économique du Mythe errant est connaisseur en chaos...), « déchéance absolue » etc etc...

Assez comiquement, la démonstration commençait en énumérant tous les inconvénients que représenterait pour la France la sortie de l'euro opérée par l'Italie.
Rendez-vous compte, chers téléspectateurs paysans, que notre agriculture serait alors fortement concurrencée par une monnaie italienne dévaluée. Les produits de l'agriculture italienne envahiraient notre marché, à vos dépens !
Bien.
Mais alors, est-ce que la France à son tour ne serait pas favorisée par sa monnaie fortement dévaluée (dévaluation largement décrite avec insistance, par ailleurs, avec force d'exemples dans le documentaire), dans son commerce avec les autres pays restant dans la zone euro ?
Ah bah non, parce que là, nos partenaires européens seraient fortement en colère contre nous et mettraient un point d'honneur à nous mettre des bâtons dans nos roues exportatrices.
En résumé, ce qui serait profitable à l'Italie ne le serait pas pour la France ! La sortie de l'euro jouée par l'Italie et la France, c'est un peu, si on comprend bien l'argument, le jeu de pile, c'est l'Italie qui gagne, face, c'est la France qui perd...

Un intervenant allemand va jusqu'à annoncer, sans rire, que si la France se trouve favorisée par sa monnaie dévaluée, alors l'Allemagne redoublera d'efforts pour devenir encore plus compétitive. Comme si l'Allemagne en avait encore largement sous le pied pour améliorer sa compétitivité. Ben voyons.

Toujours dans le registre de la peur à distiller chez nos agriculteurs, il est évoqué la possibilité d'une remise en cause des accords de la PAC en faveur de la France. Bien sûr, il n'est pas fait mention que si la France s'exonérait dans le même temps de toutes les contraintes imposée par Bruxelles sur notre agriculture, un aménagement ou la disparition de cette fameuse PAC ne serait pas forcément ressentie comme une catastrophe par nos agriculteurs.

Et nos produits manufacturés, alors ? Leurs exportations ne s'en trouveraient-elles pas facilitées, avec une monnaie nationale moins surcotée que ne l'est l'euro ? Non plus, braves téléspectateurs moyens. Car on nous affirme par l'entremise du témoignage d'un fabricant de pièces-outils que : (Saucisson-Pinard vous la fait courte), « vous savez, msieurs-dames, quand on parle de made in France, on veut en réalité dire que tout est d'origine étrangère et simplement « assemblé » en France. Alors, vous comprenez, pour faire un prix de revient avec des pièces venant de pays à monnaies diverses et variées, c'est compliqué ! ». C'est à se demander, à écouter cet apôtre, comment il faisait avant 2001 pour faire son business ; et comment font encore la Grande Bretagne, la Suisse, la Norvège ou la Suède, pour ne parler que de pays européens qui ont choisi dès le départ de ne pas profiter de cette bénédiction économique qu'est l'euro.
Car assez étrangement, jamais à aucun moment cette docu-fiction n'évoque ces pays et la façon dont ils s'en sortent, et plutôt mieux que la France, pour chacun d'entre eux, avec leur monnaie nationale...

Non, le documentaire préfère noyer le poisson en inventant l'exemple alambiqué d'un Français qui profiterait de l'existence d'une fiancée en Belgique pour s'adonner à un marché noir de produits électroniques qu'il achèterait dans ce pays (avec son salaire français prétendument dévalué ? Le témoignage inventé de toutes pièces ne rentre pas dans ce genre de détails) pour les revendre avec profit en France sous le manteau...
Le réalisateur de cette œuvre grossière de propagande va jusqu'à faire un procès d'intention machiste aux gouvernants qui se rendraient coupables de cette sortie de l'euro- suivez mon regard- en affirmant qu'ils prendraient uniquement des portraits de femmes célèbres pour illustrer les nouveaux billets de cette nouvelle monnaie « ne valant plus rien », dixit le commentateur. On ne recule devant rien, au service public de la télévision, pas même devant le ridicule le plus achevé.

Pour bien enfoncer le clou et frapper le téléspectateur là où c'est supposé lui faire mal, le documentaire illustre les terribles contraintes budgétaires que la sortie de l'euro impliquerait, en simulant pendant quelques secondes un écran de chaîne télé vide et sans son, portant la simple inscription : « la chaîne 5 ne peut plus émettre faute de financement ». Pour le coup, on se dit que si cette chaîne ne se trouve comme mission que de nous asséner une propagande euro-socialiste aussi grotesque, sa disparition serait plutôt à porter au crédit de cette sortie de l'euro...

Et en guise d'apothéose, de bouquet final, le documentaire ne manque pas d'avoir recours au chantage des mouvements sociaux. Voici le déroulé du raisonnement : on part du postulat que la sortie de l'euro ferait exploser le chômage. (Le postulat n'a absolument pas été démontré auparavant dans le sermon télévisuel, mais on ne va pas s'arrêter sur ce point de détail selon lequel une monnaie supposée faible impliquerait moins de travail disponible, alors que c'est normalement plutôt l'inverse). Davantage de chômage, donc moins de consommation, moins de consommation donc moins d'activité économique, moins d'activité économique, donc moins de rentrée fiscale, moins de rentrée fiscale, donc plus de dettes. Plus de dettes donc moins d'emplois de fonctionnaires, donc plus de mouvements sociaux. Fermez le ban. CQFD. Le raisonnement est imparable. Mais ôtez-moi d'un doute : le documentaire n'est-il pas en train de nous décrire la situation que nous vivons déjà aujourd'hui, alors que la France « profite » précisément de tous les avantages supposés de la monnaie unique ? Foutu argument boomerang qui vous revient dans la figure...

Evidemment, jamais ô grand jamais, la démonstration ne va jusqu'à imaginer ce qui arriverait aux autres pays de la zone euro si la France la quittait. Il va sans doute de soi, selon le propagandiste, que l'euro continuerait tranquillement son petit bonhomme de chemin sans la France comme il le fait aujourd'hui avec elle.
Pourtant, prenons le cas où une bonne partie des galériens parmi les meilleurs rameurs quittent une galère pour rejoindre un navire plus petit. Si on se plaît à jauger la différence de vitesse existant désormais entre ce petit navire et la grosse galère, il faudrait prendre en compte que cette grosse galère ralentirait forcément du fait qu'elle se verrait privée de certains de ses meilleurs rameurs. Or ça n'effleure même pas le propagandiste pro-euro que si la France (et l'Italie dans le scénario imaginé) quittait la zone euro, celle-ci s'en trouverait alors forcément fragilisée, voire imploserait. S'imagine-t-il que l'Allemagne continuerait à se coltiner quasiment toute seule une zone euro à laquelle seuls des pays profiteurs s'accrocheraient comme des moules à leur rocher ? Un effet boule de neige qui entraînerait d'autres pays pénalisés par l'euro, à en sortir (l'Espagne, entre autres) changerait radicalement la donne, y compris relativement à cet effet supposé fortement dévaluateur du retour à une monnaie nationale...

Après avoir visionné ce documentaire propagandiste, on a le sentiment très net qu'on cherche à nous transmettre le message suivant : maintenant que nous avons été mis de force dans cette zone euro, il est hors de question que nous pourrions, ne serait-ce qu'en rêve, en sortir sans dommage. La zone euro est ce piège à guêpe dans lequel l'insecte peut rentrer facilement, attiré par le sucre, mais dont il lui est impossible de s'échapper. Ou on comprend aussi que la zone euro, c'est un peu comme la Camora. On peut en faire partie et travailler pour elle, mais on ne la quitte pas de son plein gré... vivant...! Chouette club que la zone euro, non ?

Lors du débat qui suivit cette docu-fiction, la question fut posée : la création de l'euro a-t-elle participé à l'augmentation des prix ? La réponse, apportée par un responsable d'une association de consommateur fut la suivante : Grosso modo, l'augmentation des prix a été depuis 2001 de 25%. Mais celle des salaires a été également de 25%.
Content ? Bon.
Mais cette augmentation des prix est globale. Quand on rentre dans le détail, on constate que le prix du M2 du logement à Paris est passé de 3 000 € à 8 000 €, et le prix de la machine à laver a diminué de moitié : dommage qu'on doive se loger tous les jours et qu'on n'achète une machine à laver que tous les 7 ans... Comme le dit l'intervenant en maniant la litote, avec l'euro, les Français ont dû apprendre à gérer différemment leur budget...
Et enfin, la question-bateau qui ne manqua pas d'être posée : avec un franc dévalué par rapport à l'euro, le litre d'essence ne devient-il pas inabordable ? Jacques Sapir rappela que le prix de l'essence à la pompe n'est celui du pétrole raffiné qu'à hauteur de 15%, le reste étant des taxes. Une dévaluation de 20% d'un nouveau franc, ne ferait augmenter le litre d'essence que de moins de 7 centimes d'euro actuel...

Saucisson-Pinard garde la conclusion du débat pour la bonne bouche: Jacques Sapir estime que les chances de survie de la zone euro à la fin de cette année sont minimes...
Et quand on voit la précipitation avec laquelle France Télévision, média au service de l’intelligentsia socialo-européiste, nous assène cette propagande mal ficelée après nous avoir privé de tout débat digne de ce nom sur cette question, on se dit qu'en effet, il semble bien qu'il y ait le feu dans la maison zone euro.

samedi 14 février 2015

Madame Marianne va bien! Foi de Dr Flanby.




Dr Flanby, sourire aux lèvres et engoncé dans sa petite blouse blanche, entre dans la chambre.

« - Alors, comment va notre patiente aujourd'hui ? » demande-t-il d'un ton jovial à la cantonade.

Tous les internes sont là, au chevet de Madame Marianne. Les visages sont fermés. Une sourde inquiétude emplit la pièce.

« - Pas trop bien », se hasarde l'une des personnes présentes. « Ne serait-il pas largement temps de l'amener en soins intensifs ? »

La patiente, blanche comme un linge, respire difficilement, les yeux fermés, le visage marqué par la souffrance.

« -En soins intensifs ? Mais vous n'y pensez pas ! » s'exclame le professeur Flanby avec son sourire niais habituel. « Madame Marianne se porte comme un charme ! »

« - Mais je vous rappelle qu'il y a quelques jours à peine, son cancer de l'immigration islamique n'était pas aussi étendu ! » fait remarquer un des internes. « Regardez donc l'état de santé de Madame Marianne maintenant ! »

« - Cancer ? Quel cancer ? Ce sont des bactéries ! De bonnes et belles bactéries ! De vraies chances pour Madame Marianne, qui concourent à son bien-être ! »

« - Des bactéries ? Mais regardez donc les symptômes, si je peux me permettre, professeur ! Viandes halal, femmes voilées, mosquées, zones de non-droit où le système immunitaire n'a même plus accès, baisse du niveau scolaire, délinquance, attentats... ! »

« - Qu'est-ce que vous racontez ? Madame Marianne va très bien, la preuve, elle ne se plaint pas ! »

« - Mais si, écoutez ! Elle râle ! Elle peut à peine bouger et garde les yeux fermés. »

« - Je n'entends rien ! »

« - Approchez-vous professeur, écoutez-la! »

« - Elle râle bien un peu, oui, » reconnaît Flanby du bout des lèvres. « Mais c'est normal, elle va mieux mais elle ne le sait pas encore ! Et si elle a les yeux fermés, c'est pour mieux se concentrer sur sa guérison ! »

« - Mais non, c'est parce qu'elle est complètement abrutie par les anesthésiants médiatiques que vous lui faites prendre à hautes doses! En plus, le médicament justice du laboratoire Taubira que vous lui administrez est parfaitement inopérant... Pire, il semble faciliter la multiplication des cellules cancéreuses !
Si on faisait une IRM, on verrait que les tumeurs sont partout aujourd'hui ! »

« - Ah non, pas d'IRM. Ça serait stigmatisant ! Cette curiosité de ce qui se passe dans le corps de Madame Marianne est tout à fait malsaine ! » grimace Flanby. « Je m'y refuse absolument ! »

« - Docteur Flanby, les dernières biopsies ont montré l'invasion de nouveaux organes par les cellules cancéreuses : regardez. Un organe de presse a encore été récemment attaqué. On voit distinctement qu'elles se disséminent partout et sont de plus en plus agressives à l'égard des cellules souches saines! »

« - Lors de ma dernière auscultation de Madame Marianne le 11 janvier dernier, j'ai vu dans ses yeux une belle détermination. Madame Marianne va bien ! Et puis, si c'est un cancer, c'est un bon cancer ! »

« - Un bon cancer ? Vous plaisantez ? » s'indigne un interne éberlué.

« - Oui souvent. Mais pas là. D'ailleurs les Drs Vals et Cazeneuve disent comme moi. C'est un bon cancer ! Voilà ! » 

« - J'ai une mauvaise nouvelle, professeur. On observe ce matin que ce qu'avait prévu le Dr Houellebecq est en train de se passer. Le cancer est en train de s'organiser en quelque sorte, il a créé un parti musulman qui va lui permettre de s'étendre encore davantage jusqu'à métastaser partout et entraîner la mort de notre patiente. »

« - Dr Houellebecq ? Me parlez pas de celui-là ! » s'emporte soudain le professeur. « Il dit n'importe quoi ! »

« - Dr Zemmour aussi a le même diagnostic ! » remarque un interne.

« - Tous des charlatans ! »

« - L'équipe du Dr Le Pen disait la même chose dès l'arrivée de Madame Marianne dans notre service. »

« - Des charlatans, je vous dis, tous des charlatans » se bute Dr Flanby.

« - N'empêche ! Tout ce qu'ils avaient annoncé est arrivé. Et le Dr Raspail qui, dans son dernier rapport annonçait comment allaient se multiplier les cellules cancéreuses, avait raison aussi ! »

« - Vous m'agacez tous ! Je vous interdirai d'exercer, vous m'entendez ? Le médecin attitré de Madame Marianne, c'est moi. Et on verra bien à l'autopsie qui avait raison ! La séance est levée. »

Les internes se regardent, dépités et incrédules. Dr Flanby sort en claquant la porte.

Il s'éloigne dans le couloir vers une silhouette féminine.

« - Ah ma petite Julie, heureusement que tu es là pour me changer les idées. Elle commence à me fatiguer cette emmerdeuse de Marianne qui s'obstine à ne pas reconnaître la chance qu'elle a de m'avoir comme médecin traitant. Elle veut même pas faire semblant d'aller mieux ! Quelle ingrate !  Allez, viens, Julie, je t'invite dans un restaurant gastronomique. C'est pas cher, c'est l'état qui paye !»


mercredi 11 février 2015

Cap ou pas cap?




Selon un sondage récent, 65% des Français, disons plus précisément 65% des sondés (1000 personnes seulement...), estiment que le FN n'est pas capable de gouverner.
Intéressant, ce sondage.
Saucisson-Pinard, pour sa part, s'il avait été questionné, aurait vraisemblablement fait partie des « sans opinion ». Et il se demande sur la base de quoi les sondés ont bien pu répondre par l'affirmative ou par la négative.

D'un point de vue absolu, ce parti n'ayant jamais été aux commandes de quoi que ce soit, d'aucun ministère, ni même d'aucune région, on n'a aucun recul qui permet un a priori : oui le FN serait capable de gouverner, ou non, le FN en serait incapable.
Le FN malgré sa part électorale dans le pays, ne bénéficie même pas d'une représentation parlementaire en rapport. Ce qui est un scandale absolu, scandale qui ne perturbe pas outre mesure tous nos bien-pensants qui ont les mots démocratie et république plein la bouche... On ne peut donc même pas juger des responsabilités du FN dans l'adoption de certaines lois scélérates, nuisibles ou simplement inutiles.

Et d'un point de vue relatif, qu'en est-il ? Si la capacité ou l'incapacité supposées à gouverner du FN doit se jauger par rapport à celles des partis en place depuis un demi-siècle, comment peut-on se permettre de penser que le FN serait moins capable?

Et le sondage, s'il avait été tout à fait honnête dans sa motivation, aurait dû inclure les autres partis dans le questionnement. Il aurait été intéressant de voir combien de sondés estiment que l'UMP, le PS, les écolos et le PC sont effectivement capables de gouverner... Pour le coup, les sondés auraient eu des expériences vécues sur lesquelles asseoir leurs réponses. Mais ce sondage, paru entre les deux tours des dernières élections législatives du Doubs, cache mal sa motivation à vouloir nuire au seul FN.

Survolons rapidement les résultats de la gestion de ces partis bien en cour, de gauche ou de droite (ou classés comme tel...)

En économie: le fiasco est total. Cinq millions de chômeurs, croissance en berne, dette abyssale, budgets publics déficitaires dans tous les secteurs, gabegie généralisée en système, services publics déficients, matraquage fiscal insupportable. Les partis politiques responsables de cet affligeant bilan doivent-ils être qualifiés de « capables de gouverner » ?

Sur le plan de la sécurité intérieure, est-il besoin d'entrer dans les détails ? La délinquance est partout, l'insécurité omniprésente avec des zones entières de non-droit, et la violence atteint un niveau jamais vu dans ce pays depuis qu'il est considéré comme faisant partie des pays développés. La Justice est démissionnaire et réduit à néant les efforts de la police qui fait ce qu'elle peut, dans les limites corsetées que la loi lui accorde. Toujours « capables de gouverner », les partis responsables ?

L'Education. Nos gamins n'apprennent plus à lire et à écrire correctement, et une fois parvenus à l'âge adulte, on est abasourdi de constater que leur niveau de culture générale est proche du zéro absolu. Ils ignorent même les fondamentaux de la vie en société. Performante la gestion de la jeunesse par nos « élites » UMPS ?

L'immigration n'est pas maîtrisée, l'islam pourrit tous les jours un peu plus la vie dans notre pays, la laïcité est sans cesse en reculade face à l'expansion de ce cancer sociétal. Capable de gouverner, l'UMPS ?

Et si gouverner, c'est prévoir, que penser de ceci : Le régime des retraites par répartition tel qu'il existe aujourd'hui est voué à l'échec. On le sait depuis quarante ans. Il suffisait de regarder la pyramide des âges et l'augmentation de l'espérance de vie pour l'anticiper. Capables de gouverner les partis ayant pignon sur rue ?

On constate aujourd'hui un manque de médecins en zone rurale et de certaines spécialités médicales un peu partout. Ce simplissime examen de la pyramide des âges aurait dû alerter les différents ministères de l'Education et de la formation universitaire qui se sont succédés, du PS ou de l'UMP et nous éviter aujourd'hui ces carences. Capable de gérer, ces ministres UMP et PS ?

Le pays n'a plus de monnaie nationale, donc perd son autonomie de gestion financière.
Il n'a plus non plus de frontière, et perd du même coup la gestion de ses flux migratoires. Il s'est départi de son pouvoir de décision au bénéfice d'une poignée de technocrates européens, évadés fiscaux et non élus, ne représentant personne, si ce n'est quelques lobbies. Agissements responsables des représentants UMPS ?

La défense du pays : l'Armée est affaiblie, aujourd'hui incapable d'entreprendre des missions de grande échelle à l'extérieur, par manque d'effectifs et de matériel. On se sent protégé, avec la gestion de l'UMPS ?

N'évoquons même pas le climat politique délétère dont on apprend quasiment tous les jours les avatars. Entre un ex-futur président de la république, prétendument cador en économie dont la société financière LSK a été déclarée en faillite, et qui s'avère en outre être un détraqué sexuel et violeur, et un président de la jeunesse UMP immigré clandestin, avouez qu'on est gâté ! Performantes et dignes de confiance nos élites UMP et PS ?

Alors peut-être que le FN n'est pas capable de gouverner le pays. Mais l'est-il moins que l'UMP, le PS, les écolos ou le PC ? Avouez que ça semble difficile...

Et enfin, quand on considère le clampin que le PS a osé proposer comme président de la république, cela suffirait, en soi, à retirer toute crédibilité à ce parti pour sa capacité à gouverner le pays.

Refuser de croire a priori en la capacité du FN à gouverner ressemble fort au refus d'un employeur dont la société est au bord du dépôt de bilan, d'engager un jeune candidat plein d'idées nouvelles jamais appliquées et susceptibles de la sauver du naufrage, au prétexte qu'il est sans expérience. Car si c'est le manque d'expérience et de responsabilité dans les erreurs produites en cascade qu'on lui reproche, ça semble plutôt bon signe...