Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs télé ou radio, se pressent au portillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la télé, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

lundi 11 août 2014

Scène de bac à sable.




Dans le bac à sable du quartier,  les bambins se répartissaient clairement en bandes séparées, selon leurs affinités.

Il y avait d’un côté, Sam, déjà un petit caïd malgré son jeune âge, plutôt foncé de peau, pas franchement intelligent, mais déjà bien baraqué. De l’autre, un autre petit caïd, Vladimir, tout blond, qui se faisait fort de rivaliser avec Sam pour imposer sa loi sur le bac à sable.

Et puis il y avait un petit groupe composé d’un petit garçon, Johnny, un bon copain de Sam, une petite fille, Greta, au caractère bien trempé et au physique ingrat. Et enfin, dans ce même groupe, un petit gros à grosses lunettes, pas trop futé, qui s’était vite fait une réputation de Simplet dans le bac à sable. Il était en outre affublé d’un sobriquet tiré d’une marque de petits pots de flan, dont il faisait une consommation effrénée; consommation qui n’était pas sans rapport avec sa silhouette déjà boudinée, laissant prévoir un physique de Sancho Pancha à l’âge adulte, auquel il aura vraisemblablement du mal à échapper.

Sam n’aimait rien de plus que d’embêter Vladimir,  et réciproquement.

Un jour, il vint à Sam une idée lumineuse. Bien que, par nature, plutôt enclin à rouler des mécaniques devant les copains, quand il avait l’occasion de faire faire ses tours pendables par d’autres, il ne s’en privait pas. Son idée du moment partait bien de ce principe.

Il s’approcha de Johnny, Greta et Binoclard et leur susurra à l’oreille :
- Pourquoi vous ne demanderiez pas à Yuriy et Igor de venir jouer dans votre bande, plutôt qu’avec celle de Vladimir ? Vous vous marreriez bien ensemble, non ?

Après s’être concerté du regard, Johnny, Greta et le petit gros simplet trouvèrent l’idée bonne.
D’abord, Johnny n’avait pas grand-chose à refuser à son grand copain Sam. Greta ne rêvait, quant à elle, que de se faire de nouveaux amis, car, il faut la comprendre, elle n’était pas toujours très populaire dans le bac à sable et sa réputation de gamine sérieuse et « déjà-raisonnable-pour-son-âge »  n’y était pas pour rien. Quant à Simplet Binoclard, dès qu’il y avait une idée foireuse alentour, il était tout fier d’en être. Cela lui donnait de l‘importance, et il se voyait ainsi l’égal des plus grands du bac à sable.
Johnny, Greta et Binoclard se hâtèrent  donc de trotter vers Yuriy et Igor et leur tinrent ce discours :

- Hé les gars, vous venez jouer avec nous ? On est un groupe sympa, on se marre bien ensemble !

- Bah, non, on joue déjà avec Vladimir et ses copains !

- Allez, venez quoi, on a les plus beaux jouets du bac à sable, et nous, on est vachement cools comme mecs ! bluffèrent Greta et Johnny.

- Allez, venez, quoi ! crut bon de rajouter le petit gros en écho à ses deux compères.

Après un moment de réflexion, Yuriy décida :

- Bon, d’accord, on vient avec vous. Prêtez-nous vos nouveaux jouets !

Mais Igor se buta :

- Non, moi, je reste avec Vladimir. C’est un bon pote, je m’entends bien avec lui et je reste !

Yuriy, vexé de se voir lâché par son copain, le tira violemment par la manche.
- Reste avec moi, c’est moi le chef, et je t’ordonne de venir avec moi dans le groupe de Greta et Johnny!

Igor se dégagea en envoyant une bonne claque à son désormais ex-copain. Faut dire que Vladimir lui donna un petit coup de main en décochant une bourrade à celui qui prétendait attaquer son fidèle copain qu’il considérait comme son petit frère.

Là-dessus, Sam exhorta Greta, Johnny et le petit gros Binoclard à soutenir Yuriy dans ses démêlés avec Igor.

- Eh, les gars, Yuriy, c’est votre nouveau copain maintenant, faut aller le défendre !

Johnny et Greta commençaient à sentir que la situation leur échappait. Ils allaient quand même pas se castagner avec ce grand blond de Vladimir.  Quant au ptit gros Binoclard, en bon suiveur, il attendait de voir ce qu’allaient décider ses deux copains.

- Moi, je serais vous, conseilla Sam, j’arrêterais de prêter mes jouets à Vladimir. Ça lui ferait bien les pieds! Moi, je dis ça, je dis rien… ajouta-t-il, en mâchonnant distraitement son chewing-gum.

- Oh oui oh oui, bonne idée, faisons ça! exulta le petit gros Binoclard, tout heureux de se voir partie prenante dans l’opposition à un grand.

Johnny et Greta étaient plus circonspects et hésitants, mais il était maintenant un peu tard pour faire demi-tour.
- Ouais, faisons ça, concédèrent-ils.

Le petit gros Binoclard était tout excité.
-       Ouais, on est des costauds et pan ! bien fait pour Vladimir !

Et bravache, il lança à Vladimir , en serrant ses petits poings potelés, avec tout le courage que donne l’appui de deux copains derrière lui :
- On ne te prête plus nos jouets et puis c’est tout ! Na !

Sam regarda la scène d’un œil moqueur.
- Ah les cons ! pensa-t-il.

Vladimir toisa les trois benêts un moment et lâcha :
- Bon, bah, puisque c’est comme ça, moi non plus je ne vous prête plus mes jouets. Et puis d’abord, je m’en fous de vos jouets, car mon copain Tchang me prêtera les siens si j’en ai besoin.

Tchang, qui, à l’autre bout du bac à sable, avait assisté de ses petits yeux plissés à la dispute sans rien dire, se fendit d’un grand sourire.
- Bien sûr, Vladimir, tu n’as qu’à me demander ! Je te prête mes jouets sans problème !

Le petit gros Binoclard resta pétrifié de stupéfaction devant l’attitude de Vladimir. On l’a dit, il n’était pas très finaud.
- C’est pas juste, j’ai besoin des jouets de Vladimir, moi ! T’as pas le droit, Vladimir ! C’est pas juste ! C’est pas juste, c’est pas juste !

Il se mit à geindre :
- Bouh, je veux les jouets de Vladimir, moi. Rendez-moi les jouets de Vladimir !

Constatant le dédain du grand blond, il cessa brusquement de geindre, sécha ses larmes d’un grand coup de manche vengeur et se tourna vers sa copine Greta et son copain Johnny.

- Qu’est-ce qu’on va faire, maintenant ?

Devant le silence gêné des deux compères, il trépigna :
- Va falloir me prêter tous vos propres jouets maintenant, hein ? J’en ai besoin, il me les faut, il me les faut, il me les faut !

Greta et Johnny regardèrent le bout de leurs pieds dans le sable, sans mot dire.

Sam, lui, était déjà loin. Il était retourné dans son coin du bac à sable, d’autant moins concerné que les jouets de Vladimir, il  n’en avait, lui, jamais vraiment eu besoin jusque là…


Bien entendu, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé, ne saurait être que purement fortuite…



mardi 5 août 2014

Un député PS nature, et découverte.



Un député PS bien nature, en découverte de l'entreprise...
Courteline n'aurait pas osé rêver du sujet traité l'autre jour par Francetvinfo.fr en appui d'une dépêche de l'AFP : un député PS, Laurent Grandguillaume, dans le cadre d'une opération intitulée « mieux connaître la vie de l'entreprise » organisée par l'association patronale Entreprise et Progrès, a passé une semaine dans une société commerciale privée.

Oui, vous avez bien lu, un député a passé une semaine de sa vie dans une entreprise ! L'information semble effectivement incroyable et valait bien un article et une dépêche de l'AFP.

Voilà de quoi clouer définitivement le bec des esprits chagrins qui dénoncent la déconnection de nos représentants avec les réalités du terrain : UN député PS l'a fait ! Il est allé durant cinq longs jours de sept heures de soixante minutes dans une entreprise privée, à savoir la chaîne française "Nature et Découverte" ! Sa semaine héroïque façon « rencontre du troisième type » s'est achevée vendredi dernier 1er août. Il pourra ainsi goûter à des vacances bien méritées.

L'article nous apprend avec le plus grand sérieux que Grandguillaume, député de Côte d'Or, a ainsi « rencontré du personnel, participé à des réunions avec le service juridique et les ressources humaines ». Il a même visité des entrepôts et des magasins ! L'intéressé le confesse lui-même : il a vécu une expérience « passionnante ».

Mais en lisant cet article, pourquoi Saucisson-Pinard pense-t-il irrésistiblement à ce film-comédie où un ministre accompagné de sa Cour, descend, pour la première fois de sa vie, dans le métro parisien, un sourire béat aux lèvres et les yeux écarquillés de surprise. Arrivé sur le quai, il voit une rame entrer en station, lève la main et hèle le conducteur « hep, métro ! ».

Comme le rapporte assez benoîtement le rédacteur de l'article, le député a pu ainsi se confronter aux problématiques de l'entreprise, par exemple, la fiche de paie : on peut la simplifier ! On ne peut qu'être confondu d'admiration par le formidable esprit de synthèse et le remarquable sens de l'observation dont a fait preuve ce député socialiste, qui au terme de seulement une semaine de travail de balade en entreprise a ainsi mis le doigt sur l'usine à gaz que représente une fiche de paie en France !

L'objectif avoué de l'association patronale est d'arriver à la proportion ambitieuse de 20% des députés ayant une expérience en entreprise. Apparemment, selon Denis Terrien, ce patron à la tête d' Entreprise et Progrès, une semaine suffirait à valider l'appellation « expérience en entreprise ». Voilà qui devrait rassurer le jeune diplômé qui, jusqu'à maintenant, se voyait refuser un emploi pour, justement, raison de manque d'expérience.
D'ailleurs, le directeur général de Nature et Découverte, Patrick Lerigner, semble lui-même plutôt conciliant car il a déclaré, en parlant de Grandguillaume : « excellent stagiaire ! S'il me demandait demain, on l'embauche avec grand plaisir ! ». Certes, il ne précise pas à quel poste. Peut-être a t-il décelé chez le député de grandes compétences de … balayeur ?
Saucisson-Pinard conseillerait donc aux 3 400 000 demandeurs d'emploi d'envoyer illico presto leurs candidatures à Nature et Découverte, à l'attention expresse de Patrick Lerigner, directeur général. Le niveau d'expérience exigé est particulièrement bas et les compétences demandées à la hauteur de celles d'un député socialiste : nulles.

Le portrait de Grandguillaume, ce grand aventurier de la vie, figure, sans aucune retouche, en illustration de cet article. Saucisson-Pinard l'inviterait volontiers à un dîner, où il pourrait nous raconter la « passionnante » expérience qu'il a vécue en entreprise : il a une belle tête de vainqueur ...!

L'ambition de l'association patronale Entreprise et Progrès, est donc que nos députés, qui pondent plus de lois ayant des répercussions sur la vie des entreprises, qu'un curé peut en bénir, aient désormais une « expérience » en entreprise.
A ce rythme, on demandera bientôt qu'un médecin ait une expérience en hôpital, qu'un entraîneur de foot aille sur un terrain de foot, qu'un coach en natation mette les pieds dans une piscine, qu'un moniteur d'auto-école sache conduire ou qu'un guide de haute montagne sache marcher. 
La course aux exigences et aux compétences est lancée, et rien ne semble pouvoir l'arrêter.

dimanche 27 juillet 2014

Réunion de crise à l'Elysée.




Un avion se crashe au Mali avec à son bord 54 Français.
Ouf ! Il était temps ! 
Il était temps que quelque chose de nouveau se produise pour montrer au bas peuple comme le gouvernemaman socialo s'occupe de lui.

Depuis l'accident du minibus dans l'Aube qui a fait 6 morts (sur les quelques 3 300 qu'on décompte chaque année sur les routes...), on commençait à se demander à l'Elysée et à Matignon comment on allait bien pouvoir meubler.
Dans les médias aussi.

M6, pour ne citer que cette chaîne, a quand même ouvert son journal du midi et du soir pendant pas moins de 4 jours sur le sujet. Depuis les premières images du minibus sous bâche, jusqu'à la marche blanche (pour célébrer quoi, pour dénoncer qui?), en passant par les interviews des parents des petites victimes, celles des glandus qui ne savent rien, qui n'ont rien vu mais qui deviennent d'un seul coup d'un seul, des personnes intéressantes parce qu'habitant le même patelin que les victimes, et le déplacement d'un minustre qui n'a probablement jamais vu un accident automobile de sa vie, le sujet a bien occupé le temps d'antenne et motivé l'envoi sur place d'une « envoyée spéciale ». Surtout, ne pas oublier l'incontournable sondage : « vous sentez-vous en danger sur les départementales ? » et l'inévitable « polémique relancée » sur les limitations de vitesse sur les routes françaises...

Tout ceci pour apprendre quoi ? Rien. En tout cas, rien dont on puisse tirer une leçon quelconque. Le conducteur du minibus était-il musulman ? Ce n'est pas sur M6 qu'on le saura. L' hypoglycémie qui aurait causé son assoupissement pourrait-elle être causée par sa pratique du ramadan ? La question, et a fortiori la réponse, sont à des années-lumières des préoccupations des journaleux « enquêteurs » de la chaîne.

Hollande Ouille s'est fendu d'un communiqué sur le perron de l'Elysée pour dire... euh, pour dire... euh.. pour dire, sans doute, que c'était très triste, et que toute-la-lumière-serait-faite-sur-ce-terrible-drame, ou quelque chose comme ça. De toutes façons, on a déjà oublié et on s'en fout, la parole présidentielle ayant désormais la portée d'un pet de moineau sur l'équation cosmique.

On en est bien là aujourd'hui, époque sidérante où un accident automobile comme il s'en produit des dizaines et des dizaines chaque année, mobilise un président de la république, son gouvernement et toute la presse pendant plusieurs jours. Avouez qu'on vit quand même une époque formidable : nos plus hautes autorités en sont réduites, pour s'occuper et justifier leurs postes, leur train de vie, leur émoluments et le folklore qui les entoure, à tourner en boucle sur un banal fait divers qui ferait, sous d'autres cieux, ou en France à d'autres époques, un entrefilet dans une gazette locale. Et puis, ce n'est pas comme si le pays avait des problèmes menaçant sa survie à traiter.

Donc, cet accident aérien sur le Ouagadougou-Alger vient à point nommé. Sinon, le gouvernement aurait été en grave crise de communication. C'est d'ailleurs pour cela qu'on appelle ces réunions des « réunions de crise ». Comme le précise le journal de M6, Hollande Ouille a organisé pas moins de trois réunions de crise depuis jeudi sur le sujet, la dernière ayant pour but de préparer la venue des familles des victimes du crash.
Pourquoi faire venir ces familles ? Pour les réconforter !
On a pourtant du mal à imaginer comment se farcir un déplacement jusqu'à Paris, devoir se mettre sur son trente-et-un pour la circonstance, et se coltiner, entre deux petits fours, l'inévitable allocution ânonnée par l'ex-maire de Tulle au sourire benêt et faussement contrit par convention, pourraient être de nature à réconforter quiconque touché par ce drame.

Mais cette rencontre, qui n'a évidemment absolument rien à voir avec une tentative de récupération politicienne ou une quelconque opération de com, a donc mobilisé un président et six ministres, dont, allez savoir à quel titre, la Taubira de la Justice et Cazevide de l'Intérieur.

Saucisson-Pinard a eu vent de ce qui s'est dit pendant cette réunion de crise d'une heure et demi. En voici le compte-rendu fidèle :

Hollande Ouille : « Bon, bah, voilà, comme on l'a vu lors de nos deux dernières réunions de crise, un avion s'est crashé au Mali avec plus de cinquante de nos ressortissants. Gantzer (responsable de la communication à l'Elysée, NDS-P) m'a dit que ça serait bon pour mon image de faire venir les familles concernées à l'Elysée ».

Fleur Pellerin, ministre des Français de l'étranger : « Ah bon ? mais qu'est-ce qu'on va leur dire ? »

Hollande Ouille : « Ben, on va leur dire qu'un avion dans lequel se trouvait un membre de leur famille s'est écrasé en Afrique, et qu'il n'y a aucun survivant... »

Cazevide, ministre de l'Intérieur: « Ils sont sûrement au courant, à l'heure qu'il est ! Sait-on pourquoi cet avion s'est crashé ? »

Hollande Ouille : « Ben non, on n'en sait rien. »

Le Drian, ministre de la Défense : « Pourvu que ça soit pour une raison technique ou météorologique et pas parce qu'il s'est fait descendre par des tchouks-tchouks islamiques, sinon, on va encore avoir l'air con ! »

Taubira : « Monsieur le P'ésident, qu'est-ce que je fais là, dis donc, p'ésentement ? J'ai pas que ça à fai'e, en ce moment, avec toutes ces a''estations des manifs p'o-palestiniennes, j'ai plein de petites f'ipouilles à fai'e  'elâcher, là. »

Hollande : « Vous en faites pas, Christiane, on fera savoir partout que vous avez assisté à ces réunions compassionnelles, ça sera bon pour votre image, à vous aussi... »

Cuvillier, ministre des Transport : « Alors, on leur dira quoi, aux familles ? »

« Ben on leur dira qu'on en sait rien ! » s'énerve Hollande Ouille.
Cuvillier, ministre des transports : « On les fait venir pour leur dire qu'on ne sait rien ? »

Hollande Ouille : « On les fait venir pour leur exprimer notre com-pas-sion » dit-il en séparant bien les syllabes. « Ben oui, c'est important pour eux de savoir qu'on s'occupe du problème. Et surtout très important pour tous les Français qui nous regardent! »

Fabius, étranger aux affaires, qui se réveille en sursaut : « Mais concrètement, on fait quoi pour s'en occuper, du problème? »

Hollande Ouille : « J'envoie une équipe de médecins spécialistes d'autopsie et d'identification post mortem et de dentistes pour pouvoir identifier les corps. Ainsi nous saurons qui sont les victimes de l'accident. »

Fleur Pellerin se risque : « La liste risque d'être assez proche de celle des passagers à l'embarquement, non ? »

« Sûrement, » concède Hollande Ouille. « Mais ça permettra d'attribuer les morceaux retrouvés à leurs propriétaires légitimes. »

Fabius : « C'est ce qu'on va dire aux familles des victimes pour les réconforter ? »

Taubira : « Bon, l'impo'tant, c'est de di'e et fai'e savoi' qu'on les 'eçoit à l'Elysée. Le 'este, on s'en bat les paupiè'es avec des pelles à gâteau ! »

Hollande Ouille : « Bon, bah voilà voilà. C'est tout ce que j'avais à vous dire. Mais ne partez pas tout de suite, on est censé travailler dur pour cette venue des familles. Souvenez-vous qu'il s'agit d'une réunion de crise. Il y a plein de journalistes dehors qui vous attendent. Alors on laisse passer encore une petite heure, et quand vous sortez, vous prenez un air concentré et attristé et surtout, pas un mot à la Presse. »

Fabius : « En même temps, je ne vois pas bien ce qu'on pourrait leur dire... »

Hollande Ouille, se tournant vers Pellerin : « Bon, sinon, la famille, chez vous, ça va ? Vous allez où pour les vacances ? »

mardi 22 juillet 2014

Sketch gouvernemental et âge du capitaine.


« Non, Mohammed, tu n'iras pas dans le jardin aujourd'hui. Tu risques de tout ravager dans les plates-bandes. Je t'interdis de sortir, et puis c'est tout. Ah mais ! »

Le lendemain.
« Oh regarde, tu as tout cassé ! Je t'avais pourtant bien dit que si tu sortais, c'est ce qui se passerait. Maman a toujours raison, tu vois ?
Comment ? tu veux retourner encore dans le jardin ?
Bon, d'accord. »

Notre trio de comiques Hollande Ouille, Petit-Caudillo-aux-mâchoires-serrées et Cazevide sinistre de l'Intérieur, est en train de nous concocter un petit sketch hilarant sur l'Autorité de l'Etat, version socialo-collabo.
C'est qu'ils sont gâtés, les Parisiens. Il ne se passe quasiment plus de mois sans qu'ils aient l'opportunité d'assister à une des nombreuses répétitions en grand format du très prochain spectacle national de guerre civile inter-communautés.
Les dernières en date de ces répétitions, Bastille/rue de la Roquette, puis Barbès, puis Sarcelles ont beaucoup plu.
Demain, celle de Denfer-Rochereau/Invalides devrait connaître un beau succès d'audience avec la présence nombreuse d'intermittents du spectacle de rue qui, ceux-là, refusent de faire grève et ne vont pas chipoter sur leurs efforts pour offrir de l'action aux spectateurs riverains trop heureux d'être aux premières loges.

Il y aura donc de l'action, mais aussi beaucoup d'humour. La scène où Hollande Ouille dans le rôle de Grassouillet 1er, droit dans ses bottes, et avec son air le plus martial, affirme qu'aucun débordement ne sera toléré, est absolument irrésistible. Celle, déjà, où il avait averti, depuis le Tchad, à la veille de la manifestation interdite de Barbès, que « ceux qui veulent encore manifester, prendront toutes leurs responsabilités » était à se pisser dessus de rire. Surtout quand le spectateur constata que le NPA qui poussa au grand rassemblement interdit, ne fut pas le moins du monde inquiété, alors qu'en bonne logique, le parti de gauchistes extrêmes aurait dû être aussitôt dissous. C'est ce qu'on appelle un ressort comique par effet de surprise : le spectateur s'attend à une action, et c'est un tout autre gag qui déboule.

C'est un peu le même principe qui est à la base du gag du second rôle Boucault, préfet de Paris de son état. Rappelez-vous : c'est celui qui n'avait pas hésité à poursuivre en justice une brave citoyenne blogueuse qui s'était permise de mettre en doute sa compétence, suite aux débordements du Trocadéro. Le spectateur était donc en droit de se dire : bigre, voilà un haut fonctionnaire qui ne badine pas avec l'Autorité !
Aussi, quand Boucault s'est fendu d'un menaçant « les participants aux rassemblements interdits courent le risque d'être interpellés », le spectateur s'attend à une vraie rafle, façon manifestation anti-mariagepourtousse. Et là encore, le spectateur est pris à contre-pied et apprend qu'il y a eu... 38 interpellations seulement (dont, encore mieux, 19 garde-à-vue) ! C'est-à-dire quasiment autant que dans la « poignée » d'inoffensifs siffleurs du 14 juillet ! (voir article précédent du 16/07)

Evidemment, à ce moment du sketch, le spectateur n'en peut plus, il s'étouffe entre deux hoquets de rire. Mais ce n'est pas fini. Les gags s'enchaînent en cascade quand on apprend que la peine la plus lourde infligée à un interpellé est 10 mois de prison avec sursis, et sans inscription à son casier judiciaire !

Et c'est là qu'est la magie du scénario : le spectateur se marre autant que l'intermittent qui joue dans le spectacle. Dans les cités, c'est un éclat de rire général qui fuse par les fenêtres et dans les caves, à l'énoncé du nombre d'arrestations et des verdicts infligés par les tribunaux. Ces derniers jouent à merveille leur rôle dans la bonne humeur qui imprime sa marque dans la mise en scène du sketch gouvernemental.

En fait, le spectateur ne peut regretter qu'une chose : la non-participation de certaines figures emblématiques du show médiatique habituel. Par exemple, on note avec surprise l'absence de commentaires de « personnalités » qui ordinairement sont toujours très promptes à célébrer le vivrensemble, le multiculturalisme, la diversité chatoyante, la présence sur notre sol des Chances Pour la France : les Noah, les Bedos, les Askolovitch, les Fourest, les Caron, les Harlem Désir, les Madénian, les Biolay, les Emmanuelle Béart et consorts. Sans doute ces VIP du politiquement correct n'ont-elles aucun humour. Tant pis, on se marrera donc sans elles.



Puisqu'on parle du bienvivrensemble : on connaît l'énigme de Flaubert envoyée à sa sœur : Un navire est en mer, il est parti de Boston chargé de coton, il jauge 200 tonneaux, il fait voile vers Le Havre, le grand mât est cassé, il y a un mousse sur le gaillard d'avant, les passagers sont au nombre de douze, le vent souffle NNE, l'horloge marque trois heures un quart d'après-midi, on est au mois de mai ... Quel est l'âge du capitaine ?
Cette boutade en forme d'énigme illustre le principe selon lequel faire des mathématiques, ce n'est pas seulement calculer, c'est aussi savoir tirer des conclusions logiques à partir d'hypothèses et savoir poser les bonnes questions.

Voici donc l'énigme que s'est posée, dans le même esprit, Saucisson-Pinard, à la lecture d'un fait divers:

Un homme dans une boîte de nuit de Millau importune une jeune femme qui refuse ses avances. Car, pour cet homme, il est normal de devenir agressif quand on se prend un râteau. Un rugbyman connu s'interpose et tente de calmer le frustré. L'homme sort alors de la boîte de nuit et va chercher des renforts, car il comprend qu'il est plus facile d'attaquer en nombre que seul. Courageux mais pas téméraire, le gars. A la sortie de la boîte de nuit du rugbyman qui a osé s'interposer quelques heures plus tôt, l'homme et sa bande d'une dizaine de compères lui assènent ainsi qu'à ses deux compagnons, des coups d'armes blanches : machettes et sabres. Car l'homme sait qu'il est bien plus commode d'attaquer en nombre et avec une arme quelqu'un de désarmé et d'isolé. Puis les agresseurs prennent la fuite.

Question : quelle est la couleur de peau de l'homme et de ses complices ?

Saucisson-Pinard vous donne deux indices : pour la quasi-totalité des médias bien pensants, les agresseurs sont « originaires de Millau », sans autre précision. L'autre indice : ils sont « connus des services de police ».

Saucisson-Pinard a deviné la solution de l'énigme. En ferez-vous autant ?

Réfléchissez bien et vous pourrez vérifier si vous avez la bonne réponse, là :





mercredi 16 juillet 2014

Beaucoup de « pourquoi ?» et d'hypothèses dérangeantes.




L'actualité du moment ne cesse de défier notre sens de la logique et notre bon sens.

Ainsi, on apprend que l'instit d'Albi poignardée par une arabe parent d'élève, a été décorée de la Légion d'Honneur.
Pourquoi ?
Qu'a-t-elle fait pour mériter cette décoration à titre posthume ? Où est la trace d'honneur dans son drame ? En quoi a-t-elle été plus méritante que le brave couillon piéton qui est passé de vie à trépas en se faisant écrabouiller par un automobiliste shooté à mort à l'alcool ou au shit ?

Va-t-on décorer tous ceux qui sont morts pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment ? Va-t-on donner la Légion d'Honneur à tous les morts par pas-de-chance ?
Ou est-ce qu' « on » a voulu décorer une patriote morte au champ d'honneur devant l'ennemi représentée en l'occurrence par une moukère d'origine maghrébine ? J'en doute.

A moins qu' « on » ait voulu célébrer la militante immigrationniste se démenant pour faire régulariser une famille de sans-papiers béninois ?
On ne sait rien, on ne nous dit pas tout...

On apprend que, toujours au chapitre de la Légion d'Honneur, Elkabbach fait partie des heureux récipiendaires.
Pourquoi ?
Qu'a-t-il fait d' « honorable » pour mériter cette distinction ? A part faire (mal) son métier depuis un nombre respectable d'années ? Est-ce que, pour un journaliste menant une interview, il est honorable de considérer ses propres questions comme plus importantes que les réponses attendues de l'interviewé ?
Est-ce qu'on mesure le professionnalisme d'un journaliste à sa propension à couper systématiquement la parole de l'interlocuteur en train de répondre, pour lui poser une autre question dont il n'écoutera de toute façon pas la réponse ?
Au mieux, on aurait pu lui donner la médaille du travail, pour avoir trusté si longtemps les premiers rangs de la scène médiatique d'information aux dépens de jeunes potentiellement plus compétents que lui. Mais la Légion d'Honneur.... ! Naïvement, Saucisson-Pinard pensait que dans le vocable  « Légion d'Honneur », il y avait le mot « Honneur »...


Hollande Ouille, ex-maire de Tulle, Corrèze, a été sifflé et hué lors de sa parade du 14 juillet. A en croire nos médias dominants, il s'agissait d'une « poignée » de manifestants. Admettons.
Alors pourquoi ?
Pourquoi n'y eut-il pas moins de 31 interpellations ? Est-ce que toute la « poignée » a été arrêtée, où seulement une petite partie de ce qui ne peut plus être appelé une « poignée » ?

Quelques dizaines de racailles arabes ont tenté d'agresser une synagogue parisienne. L'estimation « quelques dizaines » est validée par des images vidéo circulant sur internet, qui n'ont été reprises que très partiellement par les médias télés officiels.
Mais pourquoi ?
Pourquoi n'y eut-il que 6 interpellations ? Six sur plusieurs dizaines de casseurs, contre trente et un inoffensifs manifestants sur une « poignée ».

Est-ce que l'égo de Hollande Ouille est plus important que le respect de lieux de culte ? Est-ce que les casseurs et vandales basanés courent plus vite que les paisibles siffleurs blancs ? Y aurait-il des explications génétiques raciales pour valider ce constat? L'argument va paraître spécieux à nos progressistes...
Ou est-ce qu'affronter les dérives communautaristes de notre politique d'immigration débridée est plus délicat que de museler le grondement sourd de la révolte du peuple qui enfle ?


Hollande Ouille, lors de la traditionnelle interview du 14 juillet, dit que « la reprise est là ». Tout comme il l'avait dit il y a un an.
Pourquoi ?
Pourquoi est-il le seul à la voir ? Parlait-il d'une reprise dans tous les pays d'Europe en omettant de dire que seule la France n'est pas concernée ?
Ou le squatteur de l'Elysée est-il sous l'effet de champignons hallucinogènes, auquel cas une enquête dans les cuisines de l'Elysée devrait être diligentée dans les plus brefs délais.


Une ex-élue FN a été condamnée à 9 mois ferme de prison et 50 000 € de dommages et intérêts pour avoir repris et diffusé une illustration faisant côtoyer le portrait de Taubira et celui d'une jeune guenon.
Mais dans le même temps, une ado (dont le nom a été curieusement francisé...bref une vladimir au féminin) qui a poussé une copine sous un train, n'a été condamnée qu'à 4 mois ferme et 18 avec sursis.
Pourquoi ?
Pourquoi une telle disproportion dans les peines infligées ? Comme dans le cas de Hollande Ouille hué et sifflé, l'égo de la sinistre de la Justice a-t-il plus d'importance que le préjudice de la victime qui a été amputée des deux jambes?
Est-ce que ce verdict, énoncé en Guyane par des juges exclusivement noirs ne ressemblerait pas terriblement à un verdict revanchard raciste anti-blanc ?
Est-ce que le dédommagement pécuniaire exorbitant décidé par ce tribunal au profit de l'association Walwari a quelque chose à voir avec le fait que Taubira et son ex-mari sont les fondateurs de cette association ?
Est-ce que, par hasard, cette justice ne ressemblerait pas à s'y méprendre à celle d'une république bananière ? Même si Taubira est chatouilleuse dès qu'on parle de banane en évoquant sa personne, la question mérite d'être posée...


Toujours au sujet de Taubira. La sinistre de la Justice qui ne perd jamais l'occasion d'une décision dogmatique et imbécile, désire faire indemniser les victimes mineurs des grèves de 1948. Sans même demander avec quel argent, on peut s'interroger :
Pourquoi ?
Pourquoi s'arrêter à 1948 ? Pourquoi ne pas indemniser les victimes de la répression des grèves de 1936 ? Celles de l'insurrection du 13 vendémiaire an IV brisée par les armes sous le commandement du général de brigade Bonaparte? Ou d'autres... ?
Est-ce que cette compassion soudaine de Taubira pour les mineurs a à voir avec l'appellation « gueules noires » attribuée à cette corporation, et avec laquelle la sinistre se sentirait solidaire par méconnaissance sémantique ?

C'est vraiment trop de questions, trop de pourquoi, pour une semaine supposée être de vacances. Nos gouvernants pourraient quand même respecter un peu cette période de congé de l'ouvrier... !

samedi 5 juillet 2014

OUF !!!



Ouf ! Allemagne 1, Ex-colonies françaises : 0. On va pouvoir passer à autre chose !

Finis les journaux télévisés phagocytés à 75% par des reportages creux sur ceux qu'on s'entête bêtement à appeler « bleus ».

Finies les interventions d'envoyés spéciaux émus aux larmes devant cette si touchante ambiance de saine camaraderie régnant dans cette équipe. J'allais écrire que au prix où ces joueurs sont payés, ils peuvent se permettre d'être copains avec tout le monde, et puis des souvenirs de la coupe du monde en Afrique du Sud sont remontés à la surface : ben non, finalement, il convient de se réjouir que ces joueurs se donnent la peine d'au moins faire semblant de bien s'entendre...

Fini cet enthousiasme forcé devant l'extraordinaire « performance » d'avoir battu des équipes de pays ne comptant guère plus de huit millions d'habitants (Honduras et Suisse), puis une équipe africaine classée 21e mondiale à la Fifa...

Finis les interviews à répétition de décérébrés aux grotesques perruques à crête bleu blanc rouge dont la vie toute entière semble dépendre des circonvolutions d'un ballon de cuir.

Fini le triste spectacle de tricheurs professionnels s'écroulant et simulant de terribles douleurs dès qu'ils passent la limite de la surface de réparation... Voilà le sport qui est donné en modèle aux jeunes générations. Pathétique. Et vive le rugby !

Fini l'insoutenable suspense concernant la venue de l'ex-maire de Tulle (Corrèze) à Rio. Dire qu'il s'est même posé la question de savoir s'il n'allait pas falloir reporter la fête nationale au 15 juillet si les « bleus » allaient en finale ! On aurait vu cette farce dans un film des Monty Pythons qu'on aurait trouvé qu'ils poussaient le bouchon un trop loin dans l'absurde... Mais là, c'est le Président de la République Française qui y a songé sérieusement... No comment.
L'ironie de l'histoire est qu'on doit aux Allemands de pouvoir célébrer notre fête nationale le 14 juillet... Après nous l'avoir confisquée de 1940 à 1944, ce n'est après tout qu'un juste remboursement... !

Finis les espoirs hollandesques de gagner quelques points de popularité en récupérant un éventuel succès du foot hexagonal.

Et surtout finies les tentations politiques de récupération démagogique à l'ode de la diversité et du bien-vivre-ensemble. Pas de chance pour nos bien-pensants: ce sont des grands blonds à noms à consonance germanique pour la plupart, qui ont sorti les black blancs beurs de la course à la coupe du monde.

Bon, sérieusement. La bonne volonté tout comme la mesure, voire la retenue toute en modestie de l'entraîneur Deschamps ne sont pas en cause. L'engagement des joueurs non plus d'ailleurs, même si la gueule systématiquement fermée du mercenaire Benzéma à chaque Marseillaise finissait par agacer un tantinet.
Mais une fois de plus, ce sont les médias toujours prompts à en faire des tonnes dans le sensationnalisme à deux balles qui sont exaspérants de ridicule. Une fois de plus, ce sont les politiques toujours prêts à flatter les plus bas instincts du vulgum pecus qui donnent des envies d'affûter les fourches et les piques.

Cet affligeant spectacle d'excès médiatiques depuis le début de cette coupe du monde laisse un goût amer en bouche. Le sport cathodique a remplacé la religion comme opium du peuple. Et les volutes de fumée de cet opium ont fini, au terme de 15 jours d'abrutissement journalistique, par donner mal au crâne. Malraux aurait dit : le XXI e siècle sera mystique ou ne sera pas. C'était pas son truc, les prédictions, au Malraux. Encore que l'expression extatique de certains supporters quand un but est marqué, puisse évoquer une forme de mysticisme...

Les empereurs romains avaient compris que le peuple n'avait besoin que d'un peu de pain et de cirque. Panem et circenses. Il était temps que ce cirque se termine alors que le peuple a de moins en moins de pain.

jeudi 3 juillet 2014

Dictature socialiste : ça se précise !



Il ne se passe quasiment plus de mois sans qu'on assiste à un nouvel épisode de l'avancée de la dictature socialiste en France. Naguère encore, l'image de cette dictature était encore floue, perceptible néanmoins par la main-mise de la gauche sur la Presse, écrite, parlée et télévisée. Mais depuis l'arrivée de l'ex-maire de Tulle à l'Elysée, l'image devient beaucoup plus nette, comme la mise au point à travers un viseur par l'action d'une molette d'objectif photographique. Elle apparaît maintenant dans toute sa brutale clarté. Au fur et à mesure que le peuple se raidit contre l'assommoir fiscal, contre les privations de libertés individuelles, y compris les libertés d'opinion et d'expression, contre les lois prises dans l'unique intérêt de groupuscules de soutien, et contre les échecs patents de la politique gouvernementale à tous les niveaux sans exception, Hollande Ouille se mue en petit père du peuple façon Staline, ou Kim Jung-Un.

L'acharnement judiciaire contre Sarkozy n'est jamais qu'un avatar de plus dans la montée en puissance de cette dictature.

La raison de cet acharnement est évidente. Sarkozy reste à ce jour, aux yeux du plus grand nombre, la seule menace politique contre l'ex-maire de Tulle (désolé, je ne peux écrire « président de la république », la juxtaposition des mots Hollande et de ce titre me fait l'effet d'un mot ordurier que la bienséance m'interdit d'écrire).

Quoiqu'on puisse penser de Sarkozy, sa pré-éminence sur l'échiquier politique français reste une évidence, aussi bien pour les tenants de la gauche que pour ceux de la droite, y compris pour la droite qui ne le soutient pas forcément. Il suffit de voir le score d'audimat réalisé par son interview sur Europe 1/TF1, après deux ans de silence, pour s'en convaincre. Flanby rêverait d'avoir ne serait-ce que la moitié de ce score pour l'une de ses interventions.

Alors, qu'est-ce qui se passe dans la petite tête de Flanby? Il se dit : « d'ici 2017, il y aura bien au niveau économique une reprise, même toute petite, qui aura un petit, même très petit , effet sur la courbe de chômage. Si les chiffres du nombre de chômeurs passent fin 2016 de, mettons, 3 800 000 à 3 750 000, je pourrais m'enorgueillir de ce fantastique résultat, et proposer ma candidature, sans me renier, à un deuxième mandat. En face, avec Fillon, Copé, et Juppé, je n'aurai que des seconds couteaux comme adversaires potentiels (et d'ailleurs, Copé est déjà éliminé). Donc mon second tour est assuré, avec en face, Marine Le Pen. Avec le vote à contre-coeur de la gauche et l'abstention de la droite molle, ma ré-élection est garantie. La seule vraie menace est de trouver au second tour non pas Marine Le Pen, mais Sarko, et dans ce cas mes carottes sont cuites, par vote du centre et droite unis et par abstention de la gauche. Donc il me faut supprimer l'hypothèse Sarkozy-le-retour.»

Certes le raisonnement est simpliste, mais bon, Hollande fait avec les moyens qu'il a. Simpliste parce que les aléas contrariant ce scénario sont quand même sacrément nombreux. Citons simplement les deux principaux.

1- Il faut déjà que pépère tienne jusqu'à 2017, et c'est très loin d'être gagné. L'effet bulle de verre de l'Elysée qui coupe son locataire des réalités de ce qui se trame dans la vraie vie des citoyens, joue à plein. D'ailleurs, après le second tour des municipales, Hollande Ouille avait promis : «  je vais reprendre le contact avec les Français, en allant les voir sur le terrain au moins une fois par mois. » Apparemment, trois mois à peine plus tard, cet engagement est déjà oublié. Sans doute les plus lucides de ses conseillers ont trouvé l'entreprise trop risquée, la probabilité de le voir accueilli avec des pierres surclassant largement celle d'une holà de bienvenue...

Et donc d'ici 2017, il peut se passer beaucoup de choses, et les Français, dont la patience a été outrageusement mise à l'épreuve, peuvent très bien mettre un terme prématuré à son mandat, d'une façon plus ou moins brutale, et pas forcément dans des conditions prévues par la Constitution...

2- Assurer qu'il sortirait forcément gagnant d'un duel avec Marine Le Pen est également aller un peu vite en besogne. Imaginons que d'ici 2017, Le Pen père soit appelé dans un monde meilleur. Avec cette disparition, le FN retrouverait aux yeux de beaucoup de Français matraqués par des décennies d'ostracisme médiatique à l'égard de JM Le Pen, une sorte de virginité propre à rendre ce parti tout à fait fréquentable. D'autant plus que la droite molle sans leader, et sans vrai programme d'alternance est devenue peu crédible. Quant à Hollande comme choix de deuxième tour, sa nullité est telle, que Marine Le Pen pourrait très bien représenter un pari jouable pour une courte majorité d'électeurs.

Sarkozy est donc l'obsession du petit rondouillard qui fait office de président. On se souvient de sa répartie, adressée à une petite fille au salon de l'agriculture qui lui demandait où était Nicolas Sarkozy : « Tu ne le verras plus !». Comme pour s'en convaincre lui-même.

Début 2013, Pujadas demande à Hollande Ouille s'il considère Sarkozy comme une menace. Sa réaction fut un cas d'école pour n'importe quel psychologue versé en synergologie  (étude du langage corporel inconscient) : sa paupière gauche a un double-cligné et son regard fait une étrange et rapide embardée, ce qui démontre une extrême nervosité sur le plan émotionnel. Le cauchemar de Hollande Ouille, ce n'est pas l'avenir du pays, c'est Sarko.

Mais laissons donc Hollande Ouille à ses petits calculs politiciens. Sa conclusion est donc : il faut écarter à tout prix Sarko de la scène politique.

Et c'est là que la Justice de Taubira intervient. Pas moins de 6 enquêtes sont menées à son encontre depuis à peine plus de deux ans. En faudrait-il davantage pour oser parler d'acharnement ?

Et la Justice de Taubira n'est pas avare d'efforts. Sur la diversité des motifs d'abord : pour les principales, affaire Bettencourt, affaire Kadhafi, affaire de violation présumée du secret de l'instruction aujourd'hui et bientôt affaire Bygmalion. Efforts sur les moyens aussi : écoute de conversations téléphoniques entre Sarkozy et son avocat ! Même en prison, il est interdit d'écouter ce qui se dit entre un prévenu et son avocat. Mais là, le procédé est utilisé pour un homme politique d'opposition libre et ça n'émeut (presque) personne... 6 enquêtes donc, mais encore aucune condamnation, car autant il semble facile de déclencher des affaires, autant il semble que soit une autre paire de manche de leur trouver a postériori une justification.

Mais en réalité, pour le commanditaire de cet acharnement, peu importe. Selon l'adage, dites du mal de quelqu'un, il en restera toujours quelque chose. Cela permet à la gauche de parler hypocritement des « casseroles » de Sarkozy. Et un entrefilet annonçant un non-lieu ou une relaxe ne compenseront jamais des mois de campagne médiatique d'autant plus virulente que d'une part, le sujet Sarkozy fait vendre, et que d'autre part, pendant qu'on parle de foot ou des démêlés judiciaires de l'ex-président, on ne parle pas de l'abîme vers lequel le gouvernement de Hollande Ouille mène le pays à marche forcée.

Bien entendu, cet acharnement judiciaire ne serait pas possible sans la collaboration active d'une certaine partie de la magistrature. Après tout, le Syndicat de la Magistrature dont l'une de ses membres cherche délibérément à humilier publiquement le justiciable Sarkozy, n'a jamais fait mystère ni de son orientation politique ultra-gauche ni de sa détermination à nuire à l'ex-président. Soyons clair : le syndicat de la magistrature n'est pas un syndicat au sens d'organisme de défense d'une catégorie de travailleurs, mais bel et bien une officine politique. Le Syndicat de la Magistrature est finalement à la Justice ce que sont les voyous des antifas sont à la police. Une milice judiciaire officieuse d'appoint, au service de la gauche.

Bref, la dictature qui s'installe en France repose désormais sur une Presse aux ordres, une police encore assez docile et épaulée au besoin par une sorte de S.A, les antifas, et une Justice politique, plus préoccupée à éliminer un adversaire politique qu'à mettre un frein à l'explosion de la délinquance.

La seule échéance électorale d'ici 2017, susceptible de tempérer quelque peu les ardeurs dictatoriales des socialistes sera les élections Régionales de 2015. Et on peut donc compter sur le gouvernement de notre caudillo-aux-mâchoires-serrées pour tripatouiller la future carte des régions dans le seul but d'atténuer au mieux la raclée qui s'annonce, à défaut d'y trouver une source d'économies.

Economie en berne, endettement abyssal qui demandera bientôt son dû, immigration invasive qui creuse la tombe de notre civilisation, chômage et insécurité en pleine croissance, système politique tournant à la dictature, pertes de libertés, infantilisation et déresponsabilisation des citoyens, gouvernance amorale et incompétente : quel autre symptôme supplémentaire faudrait-il pour être autorisé à parler officiellement de décadence?