Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs télé ou radio, se pressent au portillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la télé, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

jeudi 10 avril 2014

Quand la propagande européiste d'Arte se vautre...


En prévision des prochaines élections européennes, Arte nous a concocté dans l'urgence un petit morceau de propagande particulièrement réjouissant.

Réjouissant à deux titres.

D'abord parce que sa diffusion à un mois et demi de ces élections dénote une grande fébrilité de l'establishment (rappelons que le président du conseil de surveillance de Arte est notre philosophe des kibboutz et des barricades favori, BHL) face à l'évolution de l'opinion publique dans beaucoup de pays d'Europe.

Réjouissant aussi parce que la pauvreté de son contenu démontre à quel point l'argumentaire « progressiste » se trouve à bout de souffle devant la prise de conscience des peuples qu'ils se sont fait berner pendant des décennies par cette caste de bien-pensants.

Si vous avez raté mardi soir 8 avril ce documentaire sur Arte de Antoine Atkine intitulé « populisme, l'Europe en danger », rassurez-vous, son auteur l'a raté aussi ! (comme disait Bernard Shaw)

« Les partis européens populistes se disent démocrates mais tous menacent la démocratie ». Telle est l'hypothèse de départ assénée par Atkine en guise de préambule de son documentaire et qu'il se propose de démontrer.

Encore eût-il fallu définir au départ ce qu'est le populisme, ce dont s'est bien gardé Atkine. C'est pourtant facile : quand le peuple a les mêmes exigences que la nomenklatura bien-pensante, c'est de la démocratie. Quand ses exigences divergent, cela devient du populisme.

Encore eût-il fallu définir aussi l'Europe dont parle Atkine. Il s'agit bien évidemment ici de l'Europe technocratique, de l'Europe des lobbys financiers, de l'Europe intrusive, de l'Europe réductrice des libertés individuelles, de l'Europe contraignante avec ses pays membres et laxiste avec les autres.

Le documentaire se penche d'abord sur l'Italie avec le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo, en faveur d'une démocratie directe où le citoyen pourrait voter via internet.
Pensez! Si les électeurs peuvent décider tout seul sans passer par un député pour choisir ce qui est bon pour eux, où va-t-on ! Non, internet c'est juste assez bien pour déclarer et payer ses impôts... Vous imaginez si on demandait au citoyen de se prononcer par internet sur le régime des retraites des députés, sur la non-imposition des fonctionnaires européens, sur la peine de mort... ? Mais où irait le monde, mon brave monsieur ?
C'est ce que notre donneur de leçon Atkine appelle le « fascisme 2.0 à l'ère d'internet»...

Puis le propagandiste nous emmène à Forbach, pour se pencher sur une autre tête de turc pour nos médias politiquement corrects, le FN de Marine Le Pen.
Forbach, ville minière sinistrée : le FN aux dernières élections a remplacé le PC dans le vote populaire. Et ça, visiblement, ça chagrine Atkine. Une vague affaire de Roms bénéficiant aux alentours de la ville, de bungalows aux frais de la princesse Contribuable, est mise sur le tapis, mais l'histoire est confuse et on sent que le journaleux est déçu de n' avoir pas trouvé grand chose à se mettre sous la dent pour dénoncer sa bête noire. Aussi s'est-il contenté de dénoncer les « slogans... brutaux » du FN!
La démocratie en France est donc menacée du fait de la brutalité des slogans utilisés par le FN ! Aucun exemple de ces fameux slogans n'est donné. Dommage ! Cela nous aurait donné l'occasion de jauger la sensiblerie de notre commentateur...

A ce stade du documentaire, pour ce qui est de la mise en danger de la démocratie en Europe qui nous était promise, on reste un peu sur sa faim.

Et on le restera jusqu'au bout de cette démonstration qui fait un flop retentissant.

Car la démonstration échoue aussi dans la suite tournée aux Pays-Bas et en Hongrie. On sait que cette dernière devient peu à peu le vilain petit canard de l'Europe médiatique avec à sa tête un Viktor Orban qui renâcle avec de plus en plus de véhémence devant les diktats de nos technocrates de Bruxelles et Strasbourg. Manque de chance pour le postulat de Atkine, le président hongrois a, depuis le tournage du documentaire, été réélu démocratiquement très facilement pour 4 ans supplémentaires.

A Rotterdam non plus, la démonstration d'une mise à mal de la démocratie par le PVV de Wilders ne prend pas. Wilders fait de la lutte contre l'Islam, sa raison d'être. Mais Atkine ne parvient pas à convaincre que ce combat est dangereux pour la démocratie, ni qu'il est infondé. On apprend par exemple qu'un quartier de Rotterdam, surnommé Triangle de la Charia, ne compte pas moins de 3 mosquées intégristes : « banal quartier d'immigration » selon les termes mêmes de notre propagandiste dhimmi.

Ce documentaire de propagande européiste se vautre donc lamentablement dans sa tentative à vouloir convaincre d'un prétendu danger pour la démocratie, de l'audience grandissante de ces partis non conventionnels.
Au contraire, il y a fort à parier qu'il aura servi à nombre de téléspectateurs de constater que le problème de cette immigration maghrébine qu'ils perçoivent, mais n'osent pas forcément dénoncer, est partagé par d'autres pays européens. Ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas les seuls à s'en plaindre et à la redouter.

Ils voient également que certains partis politiques européens prennent le problème à bras le corps, en s'affranchissant enfin d'une attitude politiquement correcte, et cela peut leur retirer tout complexe lors de prochaines élections.

Même chose quant à cette Union européenne qui devient à leurs yeux de plus en plus insupportable. Un tel documentaire à l'argumentaire aussi grossier - et c'est un paradoxe jouissif - peut leur faire entrevoir qu'une union de ces partis non conventionnels au Parlement européen pourrait bien faire bouger les lignes, voire amener la nécessité de référendums pluri-nationaux sur l'avenir de l'Union européenne telle qu'elle existe aujourd'hui. Et à partir de là, tout deviendrait possible.

Les commentaires très critiques d'internautes qui accompagnent le descriptif de « Populisme, l'Europe en danger » sur le site même de Arte (http://www.arte.tv/guide/fr/050481-000/populisme-l-europe-en-danger#details-crew) sont à cet égard rassurants et démontrent bien que, pour notre élite européiste politiquement correcte, le vent est en train de tourner.

jeudi 3 avril 2014

R.A.S... sauf l'Apocalypse.



Hollande Ouille nous le disait lundi, il avait « entendu » le message des Français, émis lors de la raclée infligée aux Socialos pendant les dernières élections municipales.
Soit dit en passant, il faudrait qu'il change les piles de son sonotone, parce que ça fait des mois et des mois que les Français lui adressent le même message à travers manifestations et sondages de popularité dont la courbe est inversement proportionnelle à celle du chômage. Mais, mieux vaut tard que jamais, il avait « entendu » le message.
Admettons.

On allait voir ce qu'on allait voir, on allait être doté d'un « gouvernement de combat ». Oui, parce que quand Hollande Ouille ne fait pas des « pactes », il mène des combats ! Rappelez-vous : Le mécano présidentiel avait d'abord abandonné sa « boîte à outils » pour une tenue de diplomate en édictant des pactes de responsabilité, des pactes de solidarité, des pactes de compétitivité, des pactes de stabilité et de croissance. Aujourd'hui, finie la paix, l'ex-maire de Tulle met son battle-dress de combattant. L'image de Hollande en petit soldat rondouillard dans sa tenue de camouflage serait de nature à faire rire, si la situation du pays n'était pas si grave.
Mais bon, un changement était annoncé :
Admettons.

Le petit Caudillo aux mâchoires serrées devenait premier ministre, par la grâce de sondages dans la population, plutôt favorables. Il faut reconnaître que dans la clique socialiste, Hollande Ouille était bien en peine de trouver quelqu'un de vraiment populaire. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Donc, allons-y avec le petit Caudillo, dont le passage au ministère de l'Intérieur s'est pourtant soldé par une hausse spectaculaire de la délinquance et des arbitrages de répression plutôt curieux entre la Manif pour Tous sans aucune casse et les débordements de racailles au Trocadéro, entre affaire Dieudonné et mise à sac du centre de Nantes par les « S.A » antifas.
Mais bon, petit Caudillo premier ministre, admettons.

Nos médias télévisuels, langues pendantes et dans l'état de surexcitation extrême de cocaïnomanes branchés sur la gégène, suivaient, ce mardi, petit Caudillo dans ses moindres pas, pour la passation de pouvoir et la mise en place de son « gouvernement de combat ».

Et qu'est-ce qui est sorti du chapeau de petit Caudillo ? Les mêmes ! Bon, un peu moins, certes, mais parmi les retenus, les mêmes ! Oh, bien sûr, Croquignol a pris la place de Filochard, Filochard celle de Ribouldingue et Ribouldingue celle de Croquignol, mais presque tous les Pieds Nickelés de la bande de Z'Ayrault sont là. Même Manounou-Taubira-la-Menteuse est restée.
Jugeant sans doute que cette équipe réduite n'avait pas son compte d'incompétence, petit Caudillo a pensé à une « nouvelle » recrue : la cocue présidentielle N°1, dont on ne parle jamais du bilan de banquière d'opérette, a été « recyclée » dans l'écologie, ce qui est censé être un bon début pour la mission de ce ministère...

Le message a donc bien été reçu, mais Hollande Ouille l'a mis directement à la corbeille à papier. On ne change pas une équipe qui perd, et les Français auront donc l'occasion d'envoyer un nouveau « message » à l'occasion des prochaines européennes, qui s'annoncent d'ores et déjà comme la poubelle du PS français, avec les candidatures des rares recalés gouvernementaux, Peillon et Moscovici en tête.

Donc côté politique, c'est à un RAS tonitruant auquel on a assisté cette semaine.

Pour finir cet article sur une note plus positive, (en plus de celle de Duflot-de-conneries ne faisant pas partie de la nouvelle équipe), signalons l'excellent documentaire « Apocalypse, première guerre mondiale » diffusé sur France 2 ces trois derniers mardis. Après les trois soirées qui y ont été consacrées, quelques idées et constats prévalent.
Tout d'abord, l'extrême endurance de cette génération de soldats qui ont subi d'incroyables souffrances pour défendre la Patrie.
Saucisson-Pinard s'est pris à imaginer ce que penseraient ces Poilus s'ils voyaient ce que nos politiques contemporains ont fait, et continuent de faire, de notre pays.
Quel sentiment de trahison éprouveraient-ils en voyant oeuvrer tous ces acteurs du Grand Remplacement et du sabotage de notre Culture, ces immigrationnistes, ces collabos de l'invasion islamique, depuis le ministère de l'Intérieur jusqu'aux associations type France Terre d'Asile, ou Education sans Frontières, en passant par le MRAP ou SOS racisme ? N'auraient-ils pas la sensation d'avoir sacrifié leur jeunesse pour rien ? Comment, nous, petits-enfants et arrière-petits-enfants de ces valeureux soldats, ne pourrions-nous pas nous sentir honteux de ce qui est fait de l'héritage qu'ils nous ont laissé ? Comment ne pas éprouver un énorme sentiment de gâchis ?

Juste après la diffusion de la seconde partie de « Apocalypse, Première Guerre Mondiale », en programme de fin de soirée, France 2 avait diffusé fort opportunément un documentaire sur l'embuscade d'Uzbin en Afghanistan, le 18 août 2008, menée par les talibans contre le 8e RPIMA français. Dix militaires y avaient trouvé la mort.
Regarder ce documentaire juste après celui de la Première Guerre Mondiale, permettait de mesurer le gouffre qui sépare les notions d'engagement, de patriotisme, de défense de valeurs d'aujourd'hui et celles qui prévalaient en 1914.
Et malheureusement, la comparaison est accablante pour notre génération d'aujourd'hui.

Le père d'un des jeunes militaires français tués était interviewé. Il témoignait son incompréhension qu' « au XXI siècle, une guerre puisse se dérouler encore ainsi », avec des soldats qui se font tirer dessus, à portée de fusil ! Le téléspectateur, quelque peu gêné à l'écoute de ce propos, ne pouvait pas ne pas éprouver de la compassion pour l'homme. Pour son chagrin de père qui a perdu un fils, bien sûr, mais aussi pour l'extrême naïveté d'un homme qui n'est pourtant pas un perdreau de l'année et dont on pourrait penser qu'il a suffisamment d'expérience pour ne pas croire qu'une guerre au XXIe siècle se déroule comme dans un jeu vidéo. Un civil vraisemblablement quinquagénaire dont on pourrait estimer qu'il a assez de bouteille pour savoir que dans une guerre, il y a effectivement des combats et des risques d'être tué.

Pour remettre les choses en perspective cependant, un intervenant de l'Etat-Major des Armées dans ce documentaire faisait opportunément le rappel que douze ans de guerre en Afghanistan n'avaient pas fait plus de victimes que 22 minutes de Première Guerre Mondiale...

Quand on apprend que ce père de militaire porte plainte contre l'armée, on mesure les dégâts faits dans les esprits par notre société contemporaine qui se donne beaucoup de mal pour nous faire croire que le risque zéro existe, et ce, dans tous les domaines : chez soi, au travail, sur la route, et jusque sur les champs de bataille.

Quand on se souvient de l'abnégation et du courage qu'il a fallu à nos grands-parents et arrière-grands-parents, pour survivre et trop souvent mourir dans les tranchées, dans des conditions abominables, ce témoignage inspire de la pitié.
Ce père, anéanti par une légitime douleur, nous apprend en outre, qu'il a refusé que la mention « mort pour la France » soit inscrite sur la tombe de son fils. Il a préféré « mort pour la Liberté dans le Monde ».
Dans cette décision, on retrouve toute la synthèse de cette philosophie contemporaine avec laquelle nous sommes matraqués de façon quasi-quotidienne, qui se gave de notions à la fois abstraites et effroyablement prétentieuses, et qui oublie les fondamentaux : la Liberté se conquiert d'abord pour soi, avant de vouloir s'exporter, et dans notre contexte de mondialisation, la liberté du pays se défend à l'étranger et non plus dans notre pré carré, comme c'était le cas en 14/18. De nos jours, quand elle en est réduite à se défendre dans ses propres frontières, c'est qu'il est déjà trop tard et que sa cause est perdue.

On se prend à regretter vivement que ce soldat, mort pour la Liberté de la France, quoiqu'en pense son père, n'ait pas su le convaincre de ces évidences avant de quitter sa famille pour aller exercer son métier dans les montagnes afghanes, et ne pas en revenir vivant.

« Apocalypse, Première Guerre Mondiale » est le type même de documentaire qui aurait parfaitement sa place dans le cursus de l'Education Nationale. Une suggestion au successeur de Peillon : pourquoi pas en lieu et place de celui sur la « théorie du genre »... ?


mercredi 26 mars 2014

Entre-deux-tours : du mauvais théâtre.



L'entre-deux-tours d'élection est toujours un spectacle immuable de personnages, interviewers et interviewés, se donnant la réplique selon un rite bien établi, dans la mise en scène désormais rodée à laquelle cette politique moderne de show-business nous a habitués.

Dans ce théâtre dérisoire, mais non dénué d'humour involontaire, on distingue :

Le candidat satisfait: qu'il soit perdant ou gagnant, il est toujours satisfait.
Le perdant est content parce qu'il aurait pu perdre de beaucoup plus. Et le gagnant est évidemment euphorique à l'idée d'avoir convaincu cinquante électeurs complets plus une infime portion du cinquante-et-unième, sur les cent électeurs qui ont écouté son message.

Il y a le candidat qui interprète. Les électeurs qui ont voté pour lui, l'ont fait pour de bonnes raisons et ceux qui ont voté pour son adversaire pour de mauvaises. Et les abstentionnistes auraient, à coup sûr, voté pour lui... s'ils avaient voté.

Il y a le candidat qui accuse réception d'un message. Il est persuadé que les électeurs se sont concertés pour lui signifier quelque chose. L'électeur Pierre a dit à l'électeur Paul : « bon, toi tu votes pour ce gars-là et moi je ne vote pas pour lui. Comme ça, il va comprendre qu'on l'aime bien tous les deux mais qu'on lui demande de faire attention et qu'on ne lui donne pas un chèque en blanc... »

Il y a le candidat qui explique qu'il s'explique mal. « Si vous n'avez pas voté pour moi au premier tour, c'est parce que je me suis mal expliqué ». Façon élégante de dire que l'électeur est un crétin qui n'a rien compris. Ce qui est d'ailleurs probable.

Et puis vous avez les bigots et bigotes du microcosme politiquement correct, politiciens et journalistes, qui poussent des cris d'orfraie devant la progression des scores du FN : Au secours, la démocratie est en danger, on entend des bruits de bottes, les pays frontaliers vont dresser des barbelés, la croix gammée flottera au fronton des mairies et le jambon sera obligatoire pour tous...

Il y a les journalistes qui maîtrisent l'art de la manipulation bien-pensante. A l'image de ce journaleux de M6 qui s'adresse, lors d'un inévitable micro-trottoir, au vulgum pecus de passage : « Cette percée du FN vous inquiète-elle ? ». Puis se tournant vers son collègue « envoyé spécial » couvrant l'élection à Marseille, « Pensez-vous que le candidat du PS ait des chances de rattraper son retard ? ». Inquiétude d'un côté, chance de l'autre : tout est dans la façon de poser les questions...

Et enfin il y a les maîtres-chanteurs. A l'instar du responsable du Festival d'Avignon, un dénommé Olivier Py, qui menace sur France Info : « Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front National. Cela me semble tout à fait inimaginable. Donc je pense qu'il faudrait partir. Le Festival d'Avignon pourrait partir pour une autre ville ». Telle est la conception de la démocratie de Py. Py toyable.

Py fait même pis. Il ose: « J'attends un sursaut, j'observe qu'il y a eu 42% d'abstention au premier tour, il faut se mobiliser: le combat continue entre les deux tours ». Voilà un propos que ne démentirait pas un candidat à l'élection. Mais Py, c'est juste un haut-fonctionnaire, grassement payé avec les impôts de l'électeur-contribuable, qui se permet ce propos partisan. Pas le moins du monde effleuré par son indécence.

Exemple symbolique de l'arrogance d'un bobo, élevé sous les lambris dorés du Pouvoir « progressiste » et engraissé au tire-lait directement branché sur le sein du contribuable. Il se croit propriétaire d'une charge dont il n'est en réalité que l'employé intermittent.
A l'extrême limite, on pourrait comprendre qu'il annonce, au lendemain d'un deuxième tour qui n'aurait pas l'heur de lui convenir : « Je démissionne, et le festival se fera sans moi ». Ce dont le citoyen avignonnais se foutrait éperdument.
Il pourrait même annoncer qu'il déménage d'Avignon où il réside pour l'instant et partir habiter ailleurs. Cela aurait au moins une forme de sincérité. Une suggestion : pourquoi ne pas partir, mais partir loin, très loin, à l'étranger, où il pourrait proposer ses éminents services pour mettre en scène des pièces qui pourraient s'intituler « le Démocrate imaginaire », « l'Ecole des Infâmes », « Le Précieux Ridicule » ou « Tartuffe ou l'imposteur » ou « Les Fourberies de ScaPY »...

Les électeurs d'Avignon qui ont des voix à exprimer ou à reporter savent désormais ce qu'ils ont à faire dimanche pour donner à ce maître-chanteur la leçon qu'il mérite.

Dimanche soir, tous ces guignols nous donneront le même spectacle.

Le mois prochain, à l'occasion des élections européennes, cette troupe de mauvais acteurs saura-t-elle se renouveler ? Il est permis d'en douter.

jeudi 20 mars 2014

Prestidigitation pré-électorale.



Attention, Mesdames et Messieurs les électeurs, vous allez assister à un fabuleux numéro de prestidigitation. Moi, Supersocialaud, je suis le grand magicien qui vais vous faire passer les élections municipales sans que vous n'ayez rien vu venir.

Dans ma main gauche, vous ne voyez pas mon bilan catastrophique de la plupart des villes que je gère. Vous ne voyez pas mes financements de mosquées, mes subventions aux associations islamiques. Vous oubliez mes accueils d'immigrés sans papiers, mes projets pharaoniques aux dépens des contribuables. Vous ignorez mes ratios d'endettement ahurissants, mes célébrations de mariages pédérastiques, mes recrutements de fonctionnaires surnuméraires, mes achats à prix d'or d'oeuvres prétendument artistiques qui enlaidissent vos rues, mes octrois de marché public à des entreprises amies, mes fausses factures, mes augmentations d'impôts locaux, mon laxisme à l'égard de la délinquance. Tout est caché dans ma manche médiatique, ma manche gauche. Elle ne me trahira pas, elle est bien serrée à mon poignet. Rien n'en sortira par inadvertance. Je ne vous montre que ce que je veux que vous voyiez.

Et maintenant, regardez bien Mesdames et Messieurs les électeurs : sortant de mon autre manche médiatico-judiciaire, je vous montre, à droite, les enregistrements de Buisson.

Et hop, voilà maintenant les factures de l'UMP de Copé.

Ne bougez pas, Mesdames et Messieurs les électeurs, encore plus formidable : de mon chapeau Médiapart, je vous sors les écoutes des conversations téléphoniques de Sarkozy avec son avocat. Il n'est pas beau mon trafic d'influence ? Vous êtes épatés, non ? Comment ? La Justice ne l'a pas encore décidé, ce trafic ? mais c'est pas grave, l'essentiel, c'est que je vous le montre quand même !

Et surtout, vous ne voyez pas l'autre trafic d'influence, celui de la Justice qui laisse sortir des éléments de l'enquête sur la place publique: ce trafic d'influence-là, celle de l'électeur, elle est dans ma manche gauche.
Alors, il n'est pas extraordinaire votre magicien Supersocialaud ? Justice de « bâtards » ? Ah bah, évidemment, il y a un truc ! J'ai dans ma manche, pour exécuter mon tour, une Taubira et un Syndicat de la Magistrature, avec un mur des cons. Mais vous n'y voyez que du feu. C'est à ça qu'on reconnaît le vrai pro en prestidigitation.

Et c'est pas fini, Mesdames et Messieurs les électeurs ! Pour le final de mon numéro, en guise d'apothéose, j'ai une dernière petite manip', rien que pour vous : un coup de baguette magique, et plouf ! Regardez le bel article de Usine Nouvelle qui vous dit que les Industriels français trouvent Montebourdes vraiment formidable ! Le meilleur ministre de l'Industrie qu'on ait jamais eu depuis 30 ans, qu'ils vous disent ! 
Inattendu, non ? Vous pensiez qu'à force de gesticulations clownesques, de déclarations sans queue ni tête, de reniements, de plans sociaux, de fermetures de sites, de concessions récurrentes à la mondialisation, et de taxations nouvelles, les industriels finiraient par vomir notre ministre en marinière ? eh bien non, un petit tour d'article magique , et hop, vous vous trouvez doté d'un ministre extraordinaire et plébiscité. Ce n'est pas pour rien que dans le mot « illusionniste », il y a « illusion ».

Vos applaudissements, Mesdames et Messieurs les électeurs, me vont droit au cœur. Merci pour votre attention! Votre Magicien Supersocialaud vous salue bien bas en faisant voler sa vaste cape médiatique.
TADAAAA.

Allez voter maintenant.

jeudi 13 mars 2014

Qu'est-ce qu'on attend, mais qu'est-ce qu'on attend ?


Rien ne sert de le cacher, ton nez s'allonge, s'allonge....

Que cela soit au niveau international, national ou municipal, les socialos multiplient les preuves de leur incompétence, malhonnêteté, quand ce n'est pas un mélange des deux.

Au niveau international, l'ex-maire de Tulle (10 000 habitants) téléphone à Poutine pour lui signifier que « l'annexion de la Crimée à la Russie est inacceptable pour la communauté internationale. » Ainsi s'est exprimé Hollande Ouille qui paie la dette qu'il pense avoir contractée envers Obama. Il est en effet encore tout éperdu de reconnaissance de l'insigne honneur d'avoir été, dernièrement, le partenaire officiel pendant quelques heures, du showman qui fait office de président des USA, dans son numéro de caniche dressé, sur la scène médiatique américaine.

Et le caniche dressé corrézien ajoute que le référendum prévu dimanche par les autorités de Crimée sur ce rattachement « n'a aucune base légale ». C'est l'argument qui tue : quand on soutient une insurrection populaire qui renverse un président démocratiquement élu, on peut effectivement en appeler au manque de base légale pour un Parlement local officiel d'organiser un référendum...

On peut sans nul doute imaginer que Hollande Ouille a réussi (les réussites de notre cher président ne sont pas si fréquentes, qu'on peut se permettre de mettre celle-ci à son crédit...) à faire se tordre de rire un chef d'Etat qui n'est pas particulièrement connu pour sa jovialité naturelle.
A moins que ces menaces voilées n'aient pétrifié Poutine de peur ? Nan, à bien y réfléchir, on pariera plutôt sur une vraie crise de rire hystérique...
Une fois ses larmes séchées, Poutine a dû revenir aux choses sérieuses et envisager l'après ré-annexion d'un territoire qui appartient à la Russie depuis plus de 150 ans...

Hollande devrait maintenant, s'il avait un minimum de clairvoyance politique, craindre que Poutine ne se mêle de l'autonomie de la Corse vis-à-vis de la France continentale.

Au niveau national, notre socialo-autonomiste guyanaise Taubira est prise en flagrant délit de mensonge.
« Jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité ? Levez la main droite et dites : je le jure ! » Tout en brandissant des documents qui contredisent formellement et précisément ses allégations d'ignorance de l'affaire des écoutes en cours sur l'ex-président, Taubira fait curieusement écho, à un an d'écart, à un autre fameux menteur, le socialo Cahuzac.
En effet, en 2013 à la même époque, le ministre du Budget disait « les yeux dans les yeux, je vous le dis, je n'ai pas de compte en Suisse... »
Lundi soir, Taubira assène sereinement sans ciller au Journal de TF1 : « La réponse à votre question est très claire : je ne le savais pas ! »
Le mensonge est énorme, et il est surtout énormément stupide. En quoi serait-il anormal qu'un ministre de la Justice soit au courant d'une enquête visant une personnalité politique de premier plan ? Il serait même assez grave qu'elle ne le soit pas ! A moins évidemment qu'en niant cela, elle cherche en réalité à répondre à une question qu'on ne lui a pas posée, à savoir : « êtes-vous à l'origine de cette enquête ?... », ce qui est une autre paire de manches.

Ce jeudi matin sur Europe 1, Sapin a d'une certaine façon, vendu la mèche en affirmant au détour d'une phrase : «  ON va s'occuper des enquêtes sur Nicolas Sarkozy », avant de s'apercevoir de ce lapsus révélateur et de se reprendre :  « enfin..., les juges vont s'occuper des enquêtes sur Nicolas Sarkozy... »

Peut-on plus clairement avouer que la Justice est aujourd'hui une arme à la libre disposition de la gauche pour combattre un opposant ? S'il persistait encore pour certains citoyens Bisounours, un doute sur l'Etat totalitaire qu'est devenu la France, il devrait maintenant être levé. Merci Taubira, merci Sapin.

Quant au minustre de l'Intérieur, il ne savait rien. Non. Rien de rien. Rien avant de lire Le Monde. Comme Madame Michu, en fait. Il n'y a pas à dire, avec un tel ministre de l'Intérieur, on se sent protégé ! Un ex-président de la république est mis sur écoute par ses propres services, mais Valls l'ignore ! De deux choses l'une : ou effectivement il dit la vérité et il avoue ainsi être, à son poste, un fieffé tocard, ou il savait pertinemment que Sarkozy était espionné et il est, à l'instar de la minustre de la Justice, un foutu menteur. Dans l'un ou l'autre cas, il se montre indigne de sa fonction.

Au niveau local, l'incompétence, et donc la dangerosité du socialiste moyen, se manifeste avec la même évidence.
A Paris, du fait d'un fort anticyclone séjournant sur l'Ile de France, un nuage de particules fines stagne. Alors qu'une cervelle normalement constituée devinerait sans mal que la population locale devrait s'abstenir de faire des exercices physiques susceptibles d'augmenter la respiration d'un air vicié, la mairie de Paris de la Delanoé propose l'utilisation provisoirement gratuite des vélibs...

Par quel phénomène physiologique bizarroïde le dogme écolo-socialo parvient-il à remplacer les interconnections neurologiques naturelles dans le crâne d'élus de gauche? Voilà un sujet de thèse que Saucisson-Pinard propose à des étudiants en médecine en panne d'imagination.

Donc, en conclusion, la question se pose sérieusement : qu'est-ce qu'on attend ? Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre dehors à grands coups de pieds où tout le monde pense, toute cette bande d'incompétents aussi nuisibles que malhonnêtes, quels que soient les niveaux où ils sévissent ?

jeudi 6 mars 2014

Ukraine: une autre lecture.


Difficile de ne pas évoquer l'Ukraine, tant les médias français trouvent là un échappatoire commode aux gigantesques problèmes français en cette veille d'élections municipales, qui normalement devraient donner l'occasion aux électeurs de sanctionner durement la gauche.
Bien sûr, les hebdos se donnent beaucoup de mal pour mettre en avant les travers réels ou supposés de l'opposition avec l'affaire des factures de Coppé et des enregistrements de Buisson qui tombent fort opportunément de nulle part. Un petit remaniement des guignols du gouvernement juste avant les élections devrait achever l'enfumage de l'opinion publique et atténuer autant que faire se peut le sentiment largement répandu, du fiasco lamentable des socialos. Mais cela ne suffira peut-être pas, donc l'actualité Ukrainienne arrive fort à propos pour faire diversion.

Les évènements d'Ukraine ont plusieurs lectures possibles. La plus manichéenne, et donc la plus facile à présenter au vulgum pecus est celle d'une manifestation spontanée du peuple ukrainien impatient de rejoindre l'eldorado d'une Europe économique flamboyante, et pour ce, déterminé à renverser son président élu. Là-dessus, en réaction, le méchant Poutine resserre ses griffes sur ce qu'il considère comme la chasse gardée de la Russie. Voilà, pour l'essentiel, la version que le politiquement correct se met en devoir de présenter.

Il est amusant de constater qu'à cette occasion, ceux-là mêmes qui n'ont jamais de mots assez durs pour fustiger les nationalistes, où qu'ils soient, oublient de révéler que la manifestation de la place Maïdan a avant tout été l'oeuvre de défenseurs de la nation ukrainienne menacée par l'emprise supposée de la Russie sur leur pays.
On aura quand même du mal à faire croire que les Ukrainiens de Kiev ont renversé leur président élu démocratiquement, faut-il le rappeler, pour se précipiter dans les bras d'une autre dictature, celle des technocrates de Bruxelles et Strasbourg.
On aura du mal à faire croire que ce soulèvement populaire n'a pas été soigneusement récupéré, voire provoqué, puis coaché par les intérêts occidentaux, américains et européens. De là, il n'y aurait pas loin à imaginer que les snipers ayant fait des victimes parmi les manifestants et les forces de l'ordre soient à compter dans les rangs d'agents occidentaux provocateurs afin de mettre le feu aux poudres.

Cette hypothèse ne fait évidemment pas du président Ianoukovitch une innocente victime. Son gouvernement comme lui-même était corrompu, c'est une évidence, et les Ukrainiens ont eu le courage de se lever et de se battre pour le renverser. Et comme déjà dit dans un article précédent (En Ukraine... pendant ce temps là en France, janvier 2014), le peuple français aurait bien des leçons à prendre des Ukrainiens qui ont su, eux, se libérer de l'argument de la légitimité du pouvoir en place, pour reconnaître une erreur faite démocratiquement afin de ne pas en subir plus longtemps les conséquences.
Mais, pour souhaitable que ce soulèvement ait été, cela n'en reste pas moins une insurrection anti-constitutionnelle. Il faut appeler un chat, un chat. Et Poutine a raison de souligner cette évidence sémantique.
Si Hollande et son gouvernement étaient déposés par la force avant le terme de son mandat (Dieu nous entende...), ça serait tout bénéfice pour le pays, mais ça resterait une insurrection anti-constitutionnelle. Pour autant, quel pays étranger viendrait contester ce renversement ? Mais je m'égare...

Pour en revenir à l'Ukraine, les révoltés doivent assumer les conséquences de leur acte. Et parmi elles, la mise au grand jour d'un fait indéniable : il n'y a pas qu'une Ukraine, mais deux. Une Ukraine de l'Ouest, favorable à la culture occidentale, une Ukraine de l'est en Crimée, russophone et de culture pro-russe. La sécession semble donc inévitable. On constate au passage, une fois de plus, la preuve que le principe « progressiste » sans cesse ressassé du « bien-vivre-ensemble » de peuples trop différents ne tient pas la route. Il ne l'a jamais tenue, nulle part dans le monde, il ne la tient pas aujourd'hui, et ne la tiendra jamais. C'est pourquoi la France, avec son immigration invasive d'une sous-culture étrangère, antagoniste de la culture française de souche, ne fera pas l'économie à terme, d'une guerre civile. Il ne faudra pas s'en étonner, c'est comme si c'était écrit. Mais je m’égare encore...

Et Poutine, là-dedans ? On assiste depuis longtemps déjà à un bashing récurrent de nos médias bien-pensants à l'égard de la Russie et de son président. Les raisons principales tenant sans nul doute à son nationalisme militant et à son refus de voir dans son pays, s'ériger en modèle de culture la prééminence de Guillaumes (à table !) et de Adèles, sous la bannière arc-en-ciel... Bref, le comble du politiquement incorrect.

L'Ukraine a depuis longtemps été dans la sphère d'influence de la Russie, tout comme une partie de l'Amérique latine est considérée comme sphère d'influence des USA et l'Afrique de Nord et de l'Ouest celle de la France. C'est un fait. La question n'est pas d'affirmer que c'est une bonne ou une mauvaise chose, c'est juste factuel.

Il n'est donc pas étonnant que Poutine ne soit pas emballé à l'idée de voir l'influence de son pays disparaître en Ukraine au profit d'une influence étrangère. Sa réaction est donc assez naturelle, surtout si on considère qu'une bonne partie de la population ukrainienne, celle de Crimée essentiellement, adhère semble-t-il, à l'idée de demeurer dans cette influence russe.

Il faudrait qu'on nous explique pourquoi, quand Hollande Ouille fait intervenir notre armée en Centre-Afrique, c'est du droit d'ingérence et quand c'est Poutine, c'est une invasion inacceptable ?

A quoi rime donc cette volonté, dans les médias, de présenter Poutine comme le grand méchant loup, comme l'illustre par exemple, le sondage du journal de M6 demandant : « Avez-vous peur de Poutine ? » Sondage auquel 56 % des madame Michu ont répondu : oui. (et 40%:non). Pourquoi n'a-t-on pas demandé : « Avez-vous peur de Obama ? », dont le rôle dans cette affaire d'Ukraine est pour le moins ambigu.

Dans le registre des peurs, celle de Saucisson-Pinard concerne bien plus sérieusement et plus concrètement le couple infernal Valls-Taubira, peur dont la justification peut se résumer par l'illustration suivante, qui est purement factuelle, elle aussi, et non pas le fruit d'élucubrations capillotractées ! Mais je m'égare toujours...

Poutine a donc envoyé en réaction, des soldats non identifiés en Crimée. Pourquoi non identifiés ? Parce que c'est la réponse du berger à la bergère, aux diplomaties occidentales qui ont envoyé des mercenaires tout aussi anonymes dans les rangs des manifestants de Kiev. Une façon presque humoristique de dire : nous aussi on peut envoyer des agents ne portant pas nos couleurs, pour défendre nos intérêts.

Obama, Cameron, Hollande Ouille et autres pantins européens ont beau jouer les gros bras dans leurs discours, que peuvent-ils faire ? Rien. Sinon, se ridiculiser une fois de plus. A l'image de cette conne de Bendit qui menace la Russie de boycotter la coupe du monde de football qui doit y être organisée en.... 2018! Pôv petit ludion ridicule !

Et enfin, s'il n'y avait besoin que d'un argument pour remettre en cause le bien-fondé de l'attitude occidentale en Ukraine, il suffirait de voir BHL, le « philosophe » des kibboutz (sachant que BHL est à la philosophie ce que la fanfare militaire est à la musique), pérorer parmi les manifestants de la place Maïdan (mais rassurez-vous, bien à l'abri quand même).
La seule présence à Kiev du champion du monde des causes foireuses permet de suspecter qu'il y a baleine sous le gravier et que la version médiatique de l'affaire est largement manipulée. La question est : manipulée par les politiques français, dont Fabius, sinistre des affaires étrangères, par les démocrates de Obama, par les médias français, par Cohn-Bendit, par Henry-Levy, mais dans l'intérêt de qui, de quel lobby ? la réponse est contenue dans la question.

jeudi 27 février 2014

Bonne nouvelle!



"Une prévision reste une prévision, qui peut être infirmée ou confirmée!"

Quand on consulte les actualités de la semaine, on y trouve une bonne nouvelle. Et une mauvaise.

D'abord la bonne nouvelle:
D'après les dernières prévisions économiques, la reprise sera plus forte que prévu. L'activité progresse. Le processus d'assainissement budgétaire se poursuit. Quant au chômage, il devrait commencer à décroître. Le pire de la crise est désormais derrière nous.
Super !

La mauvaise, maintenant : ces prévisions concernent globalement la zone euro. Mais en rien la France.

Non, pas de chance, en France les dernières prévisions de Bruxelles ne prévoient pas de reprise, donc pas de diminution du chômage mais en revanche signalent un nouveau « dérapage » des finances publiques.

Et que répond notre brillantissime sinistre de l'Economie à ces tristes prévisions ? « La France a une trajectoire de finances publiques qu'elle a présenté à la commission européenne, et elle s'y tient. »
C'est pas faux.
Un dérapage, ça reste une trajectoire. Une trajectoire aussi directe que subie vers le platane des réalités économiques ou dans le talus des promesses non tenues, certes, mais une trajectoire.

Concrètement, là où les prévisionnistes de Bruxelles voient un déficit des finances publiques françaises flirtant avec les 4%, notre distingué énarque l'estime inférieur à 3% en 2015... On suppose donc que Bercy s'est transformé en gigantesque salle de shoot, où la moquette est frénétiquement roulée en joints...

D'ailleurs la pertinence des propos de Moscouvicieux confirme cette probabilité. Car notre Phare de la Pensée Economique ajoute, avec le plus grand sérieux : « Les prévisions de la commission européenne ne sont que des prévisions, qui, par définition, pourront être confirmées ou infirmées. » Avouez que le propos est difficilement contestable. Une prévision est en effet une prévision. Tout comme une ânerie est une ânerie et un ministre qui se fout du monde, un ministre qui se fout du monde. A la lumière de ce genre de révélation, on comprend que La Palisse s'est réincarné en professeur permanent à l'ENA...

Et nos socialistes en connaissent un rayon, en matière de prévisions. Rappelons-nous que Hollande Ouille avait soutenu mordicus jusqu'à la veille de la sortie des derniers chiffres, que la courbe du chômage allait être inversée à la fin de 2013. Depuis, une autre de nos élites gouvernementales, ministre du Travail sur sa carte de visite mais ministre du Chômage de son état, a bien dilué les prétentions hollandesques: il ne parle plus de tendance, mais il affirme avoir pour objectif « d'avoir moins de chômeurs en fin d'année qu'en début ».
Pas bête.
Avec un bon petit tripatouillage des chiffres de Pôle Emploi sur le mois de décembre 2014, quitte à les rétablir le mois suivant, il n'est pas impossible d'avoir moins de chômeurs le 31 décembre que le 28 février. Et on n'est pas à l'abri d'un coup de chance d'un renouvellement de bug informatique qui passera momentanément à la trappe un bon charter de demandeurs d'emploi  entre Noël et le nouvel an... Il sera toujours temps de trouver autre chose à dire en Février 2015. Bref, comme on dit au Ministère du Travail, la baisse du chômage promise par notre président normal sent le Sapin.

Moscouvicieux, toujours lui, en rajoute une couche dans le déni. Il se dit « pas d'accord avec Bruxelles sur son estimation du déficit structurel de la dépense publique » : en clair, le déficit qui est hors conjoncture et qui ne connaît aucune amélioration. Celui qui résulte du simple fait que le pays dépense bien trop pour fonctionner par rapport à ses moyens. Et ça, évidemment, ça fait mal à un gouvernement socialiste qui se doit de choyer et multiplier ses fonctionnaires, terreau de son socle électoral.

Pour finir sur une autre bonne nouvelle :
Si notre ministre PS de l'Economie est dans le déni, en revanche, du côté de l'UMP, on constate que Raffarin est touché par la Grâce. Sur France Intox, cet ancien Premier Ministre reconnaît : « c'est quand même vrai qu'il y a une dérive gauchiste chez les écologistes ! »

Et décidément en veine de lucidité, il ajoute : « sur un certain nombre de sujets, il y a des proximités entre l'ultra-gauche et les Verts ! »

C'est beau, l'expérience. Rien ne vaut passer 36 années à nager dans les eaux troubles du microcosme politique, pour avoir une telle finesse dans l'analyse des groupes de pression qui y sévissent. Cela force le respect.

Il a fallu le soutien non dissimulé de Duflot-de-conneries et Cie aux manifestations violentes des nervis bolchéviques contre l'aéroport de ND des Landes à Nantes, pour que notre perspicace UMP estime que les écolos « prêtent le flanc à la critique ».

Y-a-t-il un prix de la litote décerné chaque année dans le monde politique et pour lequel Raffarin concoure avec acharnement, ou, plus grave pour lui, est-ce simplement un signe avant-coureur de sénilité ?