Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs télé ou radio, se pressent au portillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la télé, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

mardi 22 juillet 2014

Sketch gouvernemental et âge du capitaine.


« Non, Mohammed, tu n'iras pas dans le jardin aujourd'hui. Tu risques de tout ravager dans les plates-bandes. Je t'interdis de sortir, et puis c'est tout. Ah mais ! »

Le lendemain.
« Oh regarde, tu as tout cassé ! Je t'avais pourtant bien dit que si tu sortais, c'est ce qui se passerait. Maman a toujours raison, tu vois ?
Comment ? tu veux retourner encore dans le jardin ?
Bon, d'accord. »

Notre trio de comiques Hollande Ouille, Petit-Caudillo-aux-mâchoires-serrées et Cazevide sinistre de l'Intérieur, est en train de nous concocter un petit sketch hilarant sur l'Autorité de l'Etat, version socialo-collabo.
C'est qu'ils sont gâtés, les Parisiens. Il ne se passe quasiment plus de mois sans qu'ils aient l'opportunité d'assister à une des nombreuses répétitions en grand format du très prochain spectacle national de guerre civile inter-communautés.
Les dernières en date de ces répétitions, Bastille/rue de la Roquette, puis Barbès, puis Sarcelles ont beaucoup plu.
Demain, celle de Denfer-Rochereau/Invalides devrait connaître un beau succès d'audience avec la présence nombreuse d'intermittents du spectacle de rue qui, ceux-là, refusent de faire grève et ne vont pas chipoter sur leurs efforts pour offrir de l'action aux spectateurs riverains trop heureux d'être aux premières loges.

Il y aura donc de l'action, mais aussi beaucoup d'humour. La scène où Hollande Ouille dans le rôle de Grassouillet 1er, droit dans ses bottes, et avec son air le plus martial, affirme qu'aucun débordement ne sera toléré, est absolument irrésistible. Celle, déjà, où il avait averti, depuis le Tchad, à la veille de la manifestation interdite de Barbès, que « ceux qui veulent encore manifester, prendront toutes leurs responsabilités » était à se pisser dessus de rire. Surtout quand le spectateur constata que le NPA qui poussa au grand rassemblement interdit, ne fut pas le moins du monde inquiété, alors qu'en bonne logique, le parti de gauchistes extrêmes aurait dû être aussitôt dissous. C'est ce qu'on appelle un ressort comique par effet de surprise : le spectateur s'attend à une action, et c'est un tout autre gag qui déboule.

C'est un peu le même principe qui est à la base du gag du second rôle Boucault, préfet de Paris de son état. Rappelez-vous : c'est celui qui n'avait pas hésité à poursuivre en justice une brave citoyenne blogueuse qui s'était permise de mettre en doute sa compétence, suite aux débordements du Trocadéro. Le spectateur était donc en droit de se dire : bigre, voilà un haut fonctionnaire qui ne badine pas avec l'Autorité !
Aussi, quand Boucault s'est fendu d'un menaçant « les participants aux rassemblements interdits courent le risque d'être interpellés », le spectateur s'attend à une vraie rafle, façon manifestation anti-mariagepourtousse. Et là encore, le spectateur est pris à contre-pied et apprend qu'il y a eu... 38 interpellations seulement (dont, encore mieux, 19 garde-à-vue) ! C'est-à-dire quasiment autant que dans la « poignée » d'inoffensifs siffleurs du 14 juillet ! (voir article précédent du 16/07)

Evidemment, à ce moment du sketch, le spectateur n'en peut plus, il s'étouffe entre deux hoquets de rire. Mais ce n'est pas fini. Les gags s'enchaînent en cascade quand on apprend que la peine la plus lourde infligée à un interpellé est 10 mois de prison avec sursis, et sans inscription à son casier judiciaire !

Et c'est là qu'est la magie du scénario : le spectateur se marre autant que l'intermittent qui joue dans le spectacle. Dans les cités, c'est un éclat de rire général qui fuse par les fenêtres et dans les caves, à l'énoncé du nombre d'arrestations et des verdicts infligés par les tribunaux. Ces derniers jouent à merveille leur rôle dans la bonne humeur qui imprime sa marque dans la mise en scène du sketch gouvernemental.

En fait, le spectateur ne peut regretter qu'une chose : la non-participation de certaines figures emblématiques du show médiatique habituel. Par exemple, on note avec surprise l'absence de commentaires de « personnalités » qui ordinairement sont toujours très promptes à célébrer le vivrensemble, le multiculturalisme, la diversité chatoyante, la présence sur notre sol des Chances Pour la France : les Noah, les Bedos, les Askolovitch, les Fourest, les Caron, les Harlem Désir, les Madénian, les Biolay, les Emmanuelle Béart et consorts. Sans doute ces VIP du politiquement correct n'ont-elles aucun humour. Tant pis, on se marrera donc sans elles.



Puisqu'on parle du bienvivrensemble : on connaît l'énigme de Flaubert envoyée à sa sœur : Un navire est en mer, il est parti de Boston chargé de coton, il jauge 200 tonneaux, il fait voile vers Le Havre, le grand mât est cassé, il y a un mousse sur le gaillard d'avant, les passagers sont au nombre de douze, le vent souffle NNE, l'horloge marque trois heures un quart d'après-midi, on est au mois de mai ... Quel est l'âge du capitaine ?
Cette boutade en forme d'énigme illustre le principe selon lequel faire des mathématiques, ce n'est pas seulement calculer, c'est aussi savoir tirer des conclusions logiques à partir d'hypothèses et savoir poser les bonnes questions.

Voici donc l'énigme que s'est posée, dans le même esprit, Saucisson-Pinard, à la lecture d'un fait divers:

Un homme dans une boîte de nuit de Millau importune une jeune femme qui refuse ses avances. Car, pour cet homme, il est normal de devenir agressif quand on se prend un râteau. Un rugbyman connu s'interpose et tente de calmer le frustré. L'homme sort alors de la boîte de nuit et va chercher des renforts, car il comprend qu'il est plus facile d'attaquer en nombre que seul. Courageux mais pas téméraire, le gars. A la sortie de la boîte de nuit du rugbyman qui a osé s'interposer quelques heures plus tôt, l'homme et sa bande d'une dizaine de compères lui assènent ainsi qu'à ses deux compagnons, des coups d'armes blanches : machettes et sabres. Car l'homme sait qu'il est bien plus commode d'attaquer en nombre et avec une arme quelqu'un de désarmé et d'isolé. Puis les agresseurs prennent la fuite.

Question : quelle est la couleur de peau de l'homme et de ses complices ?

Saucisson-Pinard vous donne deux indices : pour la quasi-totalité des médias bien pensants, les agresseurs sont « originaires de Millau », sans autre précision. L'autre indice : ils sont « connus des services de police ».

Saucisson-Pinard a deviné la solution de l'énigme. En ferez-vous autant ?

Réfléchissez bien et vous pourrez vérifier si vous avez la bonne réponse, là :





mercredi 16 juillet 2014

Beaucoup de « pourquoi ?» et d'hypothèses dérangeantes.




L'actualité du moment ne cesse de défier notre sens de la logique et notre bon sens.

Ainsi, on apprend que l'instit d'Albi poignardée par une arabe parent d'élève, a été décorée de la Légion d'Honneur.
Pourquoi ?
Qu'a-t-elle fait pour mériter cette décoration à titre posthume ? Où est la trace d'honneur dans son drame ? En quoi a-t-elle été plus méritante que le brave couillon piéton qui est passé de vie à trépas en se faisant écrabouiller par un automobiliste shooté à mort à l'alcool ou au shit ?

Va-t-on décorer tous ceux qui sont morts pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment ? Va-t-on donner la Légion d'Honneur à tous les morts par pas-de-chance ?
Ou est-ce qu' « on » a voulu décorer une patriote morte au champ d'honneur devant l'ennemi représentée en l'occurrence par une moukère d'origine maghrébine ? J'en doute.

A moins qu' « on » ait voulu célébrer la militante immigrationniste se démenant pour faire régulariser une famille de sans-papiers béninois ?
On ne sait rien, on ne nous dit pas tout...

On apprend que, toujours au chapitre de la Légion d'Honneur, Elkabbach fait partie des heureux récipiendaires.
Pourquoi ?
Qu'a-t-il fait d' « honorable » pour mériter cette distinction ? A part faire (mal) son métier depuis un nombre respectable d'années ? Est-ce que, pour un journaliste menant une interview, il est honorable de considérer ses propres questions comme plus importantes que les réponses attendues de l'interviewé ?
Est-ce qu'on mesure le professionnalisme d'un journaliste à sa propension à couper systématiquement la parole de l'interlocuteur en train de répondre, pour lui poser une autre question dont il n'écoutera de toute façon pas la réponse ?
Au mieux, on aurait pu lui donner la médaille du travail, pour avoir trusté si longtemps les premiers rangs de la scène médiatique d'information aux dépens de jeunes potentiellement plus compétents que lui. Mais la Légion d'Honneur.... ! Naïvement, Saucisson-Pinard pensait que dans le vocable  « Légion d'Honneur », il y avait le mot « Honneur »...


Hollande Ouille, ex-maire de Tulle, Corrèze, a été sifflé et hué lors de sa parade du 14 juillet. A en croire nos médias dominants, il s'agissait d'une « poignée » de manifestants. Admettons.
Alors pourquoi ?
Pourquoi n'y eut-il pas moins de 31 interpellations ? Est-ce que toute la « poignée » a été arrêtée, où seulement une petite partie de ce qui ne peut plus être appelé une « poignée » ?

Quelques dizaines de racailles arabes ont tenté d'agresser une synagogue parisienne. L'estimation « quelques dizaines » est validée par des images vidéo circulant sur internet, qui n'ont été reprises que très partiellement par les médias télés officiels.
Mais pourquoi ?
Pourquoi n'y eut-il que 6 interpellations ? Six sur plusieurs dizaines de casseurs, contre trente et un inoffensifs manifestants sur une « poignée ».

Est-ce que l'égo de Hollande Ouille est plus important que le respect de lieux de culte ? Est-ce que les casseurs et vandales basanés courent plus vite que les paisibles siffleurs blancs ? Y aurait-il des explications génétiques raciales pour valider ce constat? L'argument va paraître spécieux à nos progressistes...
Ou est-ce qu'affronter les dérives communautaristes de notre politique d'immigration débridée est plus délicat que de museler le grondement sourd de la révolte du peuple qui enfle ?


Hollande Ouille, lors de la traditionnelle interview du 14 juillet, dit que « la reprise est là ». Tout comme il l'avait dit il y a un an.
Pourquoi ?
Pourquoi est-il le seul à la voir ? Parlait-il d'une reprise dans tous les pays d'Europe en omettant de dire que seule la France n'est pas concernée ?
Ou le squatteur de l'Elysée est-il sous l'effet de champignons hallucinogènes, auquel cas une enquête dans les cuisines de l'Elysée devrait être diligentée dans les plus brefs délais.


Une ex-élue FN a été condamnée à 9 mois ferme de prison et 50 000 € de dommages et intérêts pour avoir repris et diffusé une illustration faisant côtoyer le portrait de Taubira et celui d'une jeune guenon.
Mais dans le même temps, une ado (dont le nom a été curieusement francisé...bref une vladimir au féminin) qui a poussé une copine sous un train, n'a été condamnée qu'à 4 mois ferme et 18 avec sursis.
Pourquoi ?
Pourquoi une telle disproportion dans les peines infligées ? Comme dans le cas de Hollande Ouille hué et sifflé, l'égo de la sinistre de la Justice a-t-il plus d'importance que le préjudice de la victime qui a été amputée des deux jambes?
Est-ce que ce verdict, énoncé en Guyane par des juges exclusivement noirs ne ressemblerait pas terriblement à un verdict revanchard raciste anti-blanc ?
Est-ce que le dédommagement pécuniaire exorbitant décidé par ce tribunal au profit de l'association Walwari a quelque chose à voir avec le fait que Taubira et son ex-mari sont les fondateurs de cette association ?
Est-ce que, par hasard, cette justice ne ressemblerait pas à s'y méprendre à celle d'une république bananière ? Même si Taubira est chatouilleuse dès qu'on parle de banane en évoquant sa personne, la question mérite d'être posée...


Toujours au sujet de Taubira. La sinistre de la Justice qui ne perd jamais l'occasion d'une décision dogmatique et imbécile, désire faire indemniser les victimes mineurs des grèves de 1948. Sans même demander avec quel argent, on peut s'interroger :
Pourquoi ?
Pourquoi s'arrêter à 1948 ? Pourquoi ne pas indemniser les victimes de la répression des grèves de 1936 ? Celles de l'insurrection du 13 vendémiaire an IV brisée par les armes sous le commandement du général de brigade Bonaparte? Ou d'autres... ?
Est-ce que cette compassion soudaine de Taubira pour les mineurs a à voir avec l'appellation « gueules noires » attribuée à cette corporation, et avec laquelle la sinistre se sentirait solidaire par méconnaissance sémantique ?

C'est vraiment trop de questions, trop de pourquoi, pour une semaine supposée être de vacances. Nos gouvernants pourraient quand même respecter un peu cette période de congé de l'ouvrier... !

samedi 5 juillet 2014

OUF !!!



Ouf ! Allemagne 1, Ex-colonies françaises : 0. On va pouvoir passer à autre chose !

Finis les journaux télévisés phagocytés à 75% par des reportages creux sur ceux qu'on s'entête bêtement à appeler « bleus ».

Finies les interventions d'envoyés spéciaux émus aux larmes devant cette si touchante ambiance de saine camaraderie régnant dans cette équipe. J'allais écrire que au prix où ces joueurs sont payés, ils peuvent se permettre d'être copains avec tout le monde, et puis des souvenirs de la coupe du monde en Afrique du Sud sont remontés à la surface : ben non, finalement, il convient de se réjouir que ces joueurs se donnent la peine d'au moins faire semblant de bien s'entendre...

Fini cet enthousiasme forcé devant l'extraordinaire « performance » d'avoir battu des équipes de pays ne comptant guère plus de huit millions d'habitants (Honduras et Suisse), puis une équipe africaine classée 21e mondiale à la Fifa...

Finis les interviews à répétition de décérébrés aux grotesques perruques à crête bleu blanc rouge dont la vie toute entière semble dépendre des circonvolutions d'un ballon de cuir.

Fini le triste spectacle de tricheurs professionnels s'écroulant et simulant de terribles douleurs dès qu'ils passent la limite de la surface de réparation... Voilà le sport qui est donné en modèle aux jeunes générations. Pathétique. Et vive le rugby !

Fini l'insoutenable suspense concernant la venue de l'ex-maire de Tulle (Corrèze) à Rio. Dire qu'il s'est même posé la question de savoir s'il n'allait pas falloir reporter la fête nationale au 15 juillet si les « bleus » allaient en finale ! On aurait vu cette farce dans un film des Monty Pythons qu'on aurait trouvé qu'ils poussaient le bouchon un trop loin dans l'absurde... Mais là, c'est le Président de la République Française qui y a songé sérieusement... No comment.
L'ironie de l'histoire est qu'on doit aux Allemands de pouvoir célébrer notre fête nationale le 14 juillet... Après nous l'avoir confisquée de 1940 à 1944, ce n'est après tout qu'un juste remboursement... !

Finis les espoirs hollandesques de gagner quelques points de popularité en récupérant un éventuel succès du foot hexagonal.

Et surtout finies les tentations politiques de récupération démagogique à l'ode de la diversité et du bien-vivre-ensemble. Pas de chance pour nos bien-pensants: ce sont des grands blonds à noms à consonance germanique pour la plupart, qui ont sorti les black blancs beurs de la course à la coupe du monde.

Bon, sérieusement. La bonne volonté tout comme la mesure, voire la retenue toute en modestie de l'entraîneur Deschamps ne sont pas en cause. L'engagement des joueurs non plus d'ailleurs, même si la gueule systématiquement fermée du mercenaire Benzéma à chaque Marseillaise finissait par agacer un tantinet.
Mais une fois de plus, ce sont les médias toujours prompts à en faire des tonnes dans le sensationnalisme à deux balles qui sont exaspérants de ridicule. Une fois de plus, ce sont les politiques toujours prêts à flatter les plus bas instincts du vulgum pecus qui donnent des envies d'affûter les fourches et les piques.

Cet affligeant spectacle d'excès médiatiques depuis le début de cette coupe du monde laisse un goût amer en bouche. Le sport cathodique a remplacé la religion comme opium du peuple. Et les volutes de fumée de cet opium ont fini, au terme de 15 jours d'abrutissement journalistique, par donner mal au crâne. Malraux aurait dit : le XXI e siècle sera mystique ou ne sera pas. C'était pas son truc, les prédictions, au Malraux. Encore que l'expression extatique de certains supporters quand un but est marqué, puisse évoquer une forme de mysticisme...

Les empereurs romains avaient compris que le peuple n'avait besoin que d'un peu de pain et de cirque. Panem et circenses. Il était temps que ce cirque se termine alors que le peuple a de moins en moins de pain.

jeudi 3 juillet 2014

Dictature socialiste : ça se précise !



Il ne se passe quasiment plus de mois sans qu'on assiste à un nouvel épisode de l'avancée de la dictature socialiste en France. Naguère encore, l'image de cette dictature était encore floue, perceptible néanmoins par la main-mise de la gauche sur la Presse, écrite, parlée et télévisée. Mais depuis l'arrivée de l'ex-maire de Tulle à l'Elysée, l'image devient beaucoup plus nette, comme la mise au point à travers un viseur par l'action d'une molette d'objectif photographique. Elle apparaît maintenant dans toute sa brutale clarté. Au fur et à mesure que le peuple se raidit contre l'assommoir fiscal, contre les privations de libertés individuelles, y compris les libertés d'opinion et d'expression, contre les lois prises dans l'unique intérêt de groupuscules de soutien, et contre les échecs patents de la politique gouvernementale à tous les niveaux sans exception, Hollande Ouille se mue en petit père du peuple façon Staline, ou Kim Jung-Un.

L'acharnement judiciaire contre Sarkozy n'est jamais qu'un avatar de plus dans la montée en puissance de cette dictature.

La raison de cet acharnement est évidente. Sarkozy reste à ce jour, aux yeux du plus grand nombre, la seule menace politique contre l'ex-maire de Tulle (désolé, je ne peux écrire « président de la république », la juxtaposition des mots Hollande et de ce titre me fait l'effet d'un mot ordurier que la bienséance m'interdit d'écrire).

Quoiqu'on puisse penser de Sarkozy, sa pré-éminence sur l'échiquier politique français reste une évidence, aussi bien pour les tenants de la gauche que pour ceux de la droite, y compris pour la droite qui ne le soutient pas forcément. Il suffit de voir le score d'audimat réalisé par son interview sur Europe 1/TF1, après deux ans de silence, pour s'en convaincre. Flanby rêverait d'avoir ne serait-ce que la moitié de ce score pour l'une de ses interventions.

Alors, qu'est-ce qui se passe dans la petite tête de Flanby? Il se dit : « d'ici 2017, il y aura bien au niveau économique une reprise, même toute petite, qui aura un petit, même très petit , effet sur la courbe de chômage. Si les chiffres du nombre de chômeurs passent fin 2016 de, mettons, 3 800 000 à 3 750 000, je pourrais m'enorgueillir de ce fantastique résultat, et proposer ma candidature, sans me renier, à un deuxième mandat. En face, avec Fillon, Copé, et Juppé, je n'aurai que des seconds couteaux comme adversaires potentiels (et d'ailleurs, Copé est déjà éliminé). Donc mon second tour est assuré, avec en face, Marine Le Pen. Avec le vote à contre-coeur de la gauche et l'abstention de la droite molle, ma ré-élection est garantie. La seule vraie menace est de trouver au second tour non pas Marine Le Pen, mais Sarko, et dans ce cas mes carottes sont cuites, par vote du centre et droite unis et par abstention de la gauche. Donc il me faut supprimer l'hypothèse Sarkozy-le-retour.»

Certes le raisonnement est simpliste, mais bon, Hollande fait avec les moyens qu'il a. Simpliste parce que les aléas contrariant ce scénario sont quand même sacrément nombreux. Citons simplement les deux principaux.

1- Il faut déjà que pépère tienne jusqu'à 2017, et c'est très loin d'être gagné. L'effet bulle de verre de l'Elysée qui coupe son locataire des réalités de ce qui se trame dans la vraie vie des citoyens, joue à plein. D'ailleurs, après le second tour des municipales, Hollande Ouille avait promis : «  je vais reprendre le contact avec les Français, en allant les voir sur le terrain au moins une fois par mois. » Apparemment, trois mois à peine plus tard, cet engagement est déjà oublié. Sans doute les plus lucides de ses conseillers ont trouvé l'entreprise trop risquée, la probabilité de le voir accueilli avec des pierres surclassant largement celle d'une holà de bienvenue...

Et donc d'ici 2017, il peut se passer beaucoup de choses, et les Français, dont la patience a été outrageusement mise à l'épreuve, peuvent très bien mettre un terme prématuré à son mandat, d'une façon plus ou moins brutale, et pas forcément dans des conditions prévues par la Constitution...

2- Assurer qu'il sortirait forcément gagnant d'un duel avec Marine Le Pen est également aller un peu vite en besogne. Imaginons que d'ici 2017, Le Pen père soit appelé dans un monde meilleur. Avec cette disparition, le FN retrouverait aux yeux de beaucoup de Français matraqués par des décennies d'ostracisme médiatique à l'égard de JM Le Pen, une sorte de virginité propre à rendre ce parti tout à fait fréquentable. D'autant plus que la droite molle sans leader, et sans vrai programme d'alternance est devenue peu crédible. Quant à Hollande comme choix de deuxième tour, sa nullité est telle, que Marine Le Pen pourrait très bien représenter un pari jouable pour une courte majorité d'électeurs.

Sarkozy est donc l'obsession du petit rondouillard qui fait office de président. On se souvient de sa répartie, adressée à une petite fille au salon de l'agriculture qui lui demandait où était Nicolas Sarkozy : « Tu ne le verras plus !». Comme pour s'en convaincre lui-même.

Début 2013, Pujadas demande à Hollande Ouille s'il considère Sarkozy comme une menace. Sa réaction fut un cas d'école pour n'importe quel psychologue versé en synergologie  (étude du langage corporel inconscient) : sa paupière gauche a un double-cligné et son regard fait une étrange et rapide embardée, ce qui démontre une extrême nervosité sur le plan émotionnel. Le cauchemar de Hollande Ouille, ce n'est pas l'avenir du pays, c'est Sarko.

Mais laissons donc Hollande Ouille à ses petits calculs politiciens. Sa conclusion est donc : il faut écarter à tout prix Sarko de la scène politique.

Et c'est là que la Justice de Taubira intervient. Pas moins de 6 enquêtes sont menées à son encontre depuis à peine plus de deux ans. En faudrait-il davantage pour oser parler d'acharnement ?

Et la Justice de Taubira n'est pas avare d'efforts. Sur la diversité des motifs d'abord : pour les principales, affaire Bettencourt, affaire Kadhafi, affaire de violation présumée du secret de l'instruction aujourd'hui et bientôt affaire Bygmalion. Efforts sur les moyens aussi : écoute de conversations téléphoniques entre Sarkozy et son avocat ! Même en prison, il est interdit d'écouter ce qui se dit entre un prévenu et son avocat. Mais là, le procédé est utilisé pour un homme politique d'opposition libre et ça n'émeut (presque) personne... 6 enquêtes donc, mais encore aucune condamnation, car autant il semble facile de déclencher des affaires, autant il semble que soit une autre paire de manche de leur trouver a postériori une justification.

Mais en réalité, pour le commanditaire de cet acharnement, peu importe. Selon l'adage, dites du mal de quelqu'un, il en restera toujours quelque chose. Cela permet à la gauche de parler hypocritement des « casseroles » de Sarkozy. Et un entrefilet annonçant un non-lieu ou une relaxe ne compenseront jamais des mois de campagne médiatique d'autant plus virulente que d'une part, le sujet Sarkozy fait vendre, et que d'autre part, pendant qu'on parle de foot ou des démêlés judiciaires de l'ex-président, on ne parle pas de l'abîme vers lequel le gouvernement de Hollande Ouille mène le pays à marche forcée.

Bien entendu, cet acharnement judiciaire ne serait pas possible sans la collaboration active d'une certaine partie de la magistrature. Après tout, le Syndicat de la Magistrature dont l'une de ses membres cherche délibérément à humilier publiquement le justiciable Sarkozy, n'a jamais fait mystère ni de son orientation politique ultra-gauche ni de sa détermination à nuire à l'ex-président. Soyons clair : le syndicat de la magistrature n'est pas un syndicat au sens d'organisme de défense d'une catégorie de travailleurs, mais bel et bien une officine politique. Le Syndicat de la Magistrature est finalement à la Justice ce que sont les voyous des antifas sont à la police. Une milice judiciaire officieuse d'appoint, au service de la gauche.

Bref, la dictature qui s'installe en France repose désormais sur une Presse aux ordres, une police encore assez docile et épaulée au besoin par une sorte de S.A, les antifas, et une Justice politique, plus préoccupée à éliminer un adversaire politique qu'à mettre un frein à l'explosion de la délinquance.

La seule échéance électorale d'ici 2017, susceptible de tempérer quelque peu les ardeurs dictatoriales des socialistes sera les élections Régionales de 2015. Et on peut donc compter sur le gouvernement de notre caudillo-aux-mâchoires-serrées pour tripatouiller la future carte des régions dans le seul but d'atténuer au mieux la raclée qui s'annonce, à défaut d'y trouver une source d'économies.

Economie en berne, endettement abyssal qui demandera bientôt son dû, immigration invasive qui creuse la tombe de notre civilisation, chômage et insécurité en pleine croissance, système politique tournant à la dictature, pertes de libertés, infantilisation et déresponsabilisation des citoyens, gouvernance amorale et incompétente : quel autre symptôme supplémentaire faudrait-il pour être autorisé à parler officiellement de décadence?


samedi 28 juin 2014

Cégétistes innocents mais lepéno-cégétistes coupables!



La couverture du Point du 19 juin surfe sur l'actualité et titre, après huit jours de grève des privilégiés de la SNCF, durement vécus par les dizaines de milliers de clients qui les font vivre (à leurs corps défendants): « Les naufrageurs, la France coule ».
On mesure le chemin parcouru depuis l'époque pas si lointaine, où nos médias bien-pensants et baignant dans une douce euphorie, n'avaient pas de mots assez durs pour qualifier les Cassandre qui osaient évoquer la décadence et la dégringolade du pays.

Aujourd'hui, donc, c'est un fait établi, la France coule. A ce rythme de prise de conscience des réalités, il n'est pas impossible que Le Point titre dans une vingtaine d'années : « Immigration, poison mortel de la France ». Dans une vingtaine d'années, c'est-à-dire quand l'empoisonnée sera déjà en état de décomposition avancée.

La France coule par la faute de naufrageurs. Bigre. L'accusation est osée. Et les sous-titres dénoncent les responsables: les "corporatistes intouchables". C'est courageux. Enfin... courageux... c'est surtout consensuel.
Car tout le monde sait que la France croule sous le poids des corporatismes, mais le corporatiste, c'est forcément l'autre.
Le fonctionnaire territorial empêché de se rendre à son travail peste contre le corporatisme des cheminots. Le cheminot qui patiente dans une longue file d'attente à la préfecture pour obtenir sa nouvelle carte grise et qui trouve guichet fermé à 15h30, râle contre la corporation de fonctionnaires qui ne foutent rien. Et les professeurs de lycée se rebiffent quand leur ministère de tutelle ose avoir la lubie de leur faire faire leur rentrée un vendredi, écourtant ainsi leur deux mois consécutifs de vacances...
Donc en désignant « le corporatiste intouchable », on ne vise personne en particulier, et c'est tellement plus inoffensif pour une société rassemblée et dénuée de clivage...

Le « tueur de réforme » est également évoqué. Là aussi, l'image est parlante mais reste consensuelle, car le terme est suffisamment vague pour ne concerner personne en particulier. Le langage gauchiste avait pourtant accaparé pour son usage exclusif l'usage du mot « réactionnaire », pour désigner tout vilain citoyen de droite. Or, en bon français, « réactionnaire » signifie : hostile aux réformes. En conséquence de ce dévoiement sémantique, pour le gauchiste, il est impossible d'être de droite et réformateur, tout comme on est forcément opposé au statu quo quand on est de gauche. On ne peut que constater, au terme de quarante ans de socialisme avoué ou honteux, selon les mandatures, que la gauche s'est montré clairement « réac ». Et c'est précisément parce que la France a systématiquement refusé d'engager des vraies réformes qu'elle est dans la panade actuelle. Que le Point accuse à demi-mot, sur sa couverture, la France socialiste de 2014 d'être réactionnaire est un bel aveu.

Mais l'hebdomadaire atteint le comble du culot, de l'hypocrisie et de la propagande odieuse, en désignant le dernier coupable : le lepéno-cégétiste. Vous avez bien lu : celui qui est en cause, celui qui est le naufrageur, celui qui coule délibérément le bâtiment France, n'est pas n'importe quel syndicaliste encarté à la CGT, non, c'est le lepéno-cégétiste. Nuance !

Autant personne n'est vraiment visé dans les vocables « tueur de réforme », ou « corporatiste intouchable », autant le lepéno-cégétiste est clairement désigné d'un doigt vengeur.
Désigner le cégétiste aurait été trop discriminant, probablement. Mais porter l'accusation aux seuls (et probablement très rares) cégétistes votant FN, permet de disculper le syndicat dans sa globalité, tout en jetant l’opprobre sur le parti paria de la scène politique française. Bref, dans la plus pure tradition du politiquement correct.

Donc le message du Point à ses lecteurs est le suivant : les vilains-pas-beaux qui coulent la France sont des cégétistes, certes, mais pas n'importe quels cégétistes, des cégétistes qui votent FN. Les salopards de grévistes SNCF qui, pour protéger leurs petits privilèges particuliers, vous ont empêché de vous rendre à votre travail en vous faisant perdre des heures et des heures d'attente sur les quais, en vous obligeant à prendre des jours de RTT, c'était des votants FN ! La France est en état de faillite, à cause de ceux qui votent FN.

Que la FN n'ai jamais été au gouvernement, qu'il n'ait jamais eu de représentation significative au Parlement, ni même mené de manifestations d'envergure ayant eu pour conséquence l'adoption d'une mesure politique ou économique quelconque, ne le disculpe pas, selon Le Point, de sa responsabilité dans le naufrage du pays... !

Plus gonflé que ça, tu meurs.

Ainsi, le petit préfixe « lepéno » devient le joker utile pour accuser le FN tout en disculpant les personnes ou groupes désignés par le vocable qu'il précède.

A ce compte-là, on pourrait alors parler des lepéno-racailles qui braquent les petits commerçants, des lepéno-violeurs, des lepéno-tabasseurs de roms de banlieue, des lepéno-fraudeurs fiscaux, des lepéno-casseurs-supporters de l'équipe de foot algérienne, des lepéno-djihadistes (pourquoi pas, pendant qu'on y est...).

La mauvaise foi de l'establishment et de ses valets médiatiques ne connaît décidément plus de limite. Elle s'exprime de plus en plus ouvertement mais, cette couverture du Point l'atteste, avec de moins en moins de subtilité. Ce qui pourrait bien être un signe de faiblesse, une sorte de chant du cygne, l'annonce d'une fin de règne.

mercredi 18 juin 2014

La Cour fait les comptes.



Didier Migaud vient de présenter et commenter le dernier rapport de la Cour des Comptes qu'il préside. Son contenu vaut la peine qu'on s'y arrête et qu'on le décrypte en français courant parce qu'il illustre, en termes polis mais dénués d'ambiguité, la situation catastrophique dans laquelle se trouve le pays après quarante années de socialisme plus ou moins larvé. Il tranche singulièrement avec les commentaires dopés au Prozac de l'ex-maire de Tulle, du petit caudillo aux mâchoires serrées, et des deux têtes (pour à peine un seul cerveau médiocre) de Bercy.
Histoire d'emballer le propos avec un beau papier cadeau et un ruban rouge, Migaud commence par avancer : « La France s'est certes engagée dans "un effort d'ampleur" pour réduire ses déficits et n'a pas à rougir du résultat... », puis il en vient au vif du sujet : « mais elle ne parviendra pas à atteindre son objectif pour 2014. »
Par « effort d'ampleur », il faut comprendre : les impôts ont bel et bien été boostés. Ça méritait d'être rappelé, des fois que les Français ne s'en seraient pas aperçu.
En revanche, ça ne suffira pas. Parce que, selon une loi économique bien connue et que Reagan avait déjà proclamée en son temps, plus le taux d'imposition augmente et est confiscatoire, moins l'impôt rapporte. Et enfin, ça ne marchera pas, parce que l'autre volant d'action, celui de la réduction des dépenses, c'est-à-dire la diminution du train de vie de l'Etat, demeure inutilisé.


Si les prévisions de croissance se réalisent, le déficit des administrations publiques va atteindre près de 4% du PIB au lieu des 3% visés. Si ces prévisions se réalisent. Mais, elles ne se réaliseront pas. Trop optimistes. Donc le déficit ne sera pas de 4%. Il sera supérieur. Comme disait l'autre, si on avait eu des truffes, on aurait pu faire une omelette aux truffes. Malheureusement, on n'a pas d'oeufs...
Puisqu'on parle des prévisions : La Cour des Comptes juge celles sur l'assurance-chômage largement optimistes. Elles aussi. Il est réconfortant d'avoir un gouvernement qui baigne dans l'optimisme.
Quant aux dépenses des collectivités territoriales, elles sont sous-estimées. L'Etat compte par exemple sur des économies réalisées par les collectivités locales à hauteur de 15 milliards. Mais l'Etat en parle d'autant plus à son aise qu'il n'a aucune maîtrise sur ces dépenses qui ne sont pas de son ressort...
Alors, qu'est-ce qui laisse penser nos têtes d'oeufs énarques de Bercy qu'il y aura des économies dans les collectivités locales ? Simple : elles partent du principe que si l'Etat donne un euro de moins au budget des collectivités locales, c'est un euro de moins qui sera dépensé par elles.
Seulement, ce n'est pas ce qui a été constaté en 2013 : la légère baisse de la dotation n'a aucunement fait baisser leurs dépenses. Au contraire, ces dépenses ont même augmenté. Il faut dire que 21 régions sur 22 sont pilotées par des socialistes... Comme disait Jacques Chazot, c'est déjà assez pénible d'être ruiné, s'il faut, en plus, baisser son train de vie...
Toujours cette fameuse illusion socialiste qui consiste à croire qu'en refaisant encore et encore la même action, on obtiendra un beau jour un résultat différent.
La Cour des Comptes, à l'évidence, connaît bien les socialistes et leur péché mignon, car elle prévient du danger en faisant remarquer: « Rien n'empêche les collectivités territoriales de relever la fiscalité locale ou de recourir à l'endettement pour augmenter le niveau de leurs dépenses ! » Autrement dit, rien n'empêche les collectivités locales d'agir comme l'Etat au niveau national. Et d'ailleurs, elles ne se gênent pas. Le message est clair : le risque est que, pour tenter de baisser ses propres déficits, l'Etat refile le bébé de l'augmentation fiscale aux Régions. Ou leur refourgue la patate chaude de l'endettement. Au choix. Le citoyen-contribuable appréciera.


La Cour des Comptes met ensuite le doigt où ça fait mal au gouvernement, en corrigeant le vocabulaire utilisé dans sa communication. Là où le gouvernement voit une « économie » sur les dépenses de l'Etat, la Cour des Comptes ne voit qu'une diminution de l'augmentation des dépenses. Si le gouvernement ne faisait rien, il dépenserait 120 milliards de plus que l'année dernière. Mais comme il fait un petit quelque chose, il ne dépensera « que » 112 milliards de plus que l'année précédente. C'est ce que le gouvernement appelle une "économie" de 8 milliards...
L'Etat socialiste a ainsi le sentiment de diminuer sa dette comme le poivrot qui, au comptoir, prend d'abord un double whisky, puis un simple whisky, puis un baby, pense diminuer sa dose d'alcool et s'étonne: « plus je diminue ma dose de whisky et plus je suis saoûl ! » Plus le gouvernement fait des « économies » et plus son déficit augmente...
Ensuite, la Cour des Comptes remarque que 30 milliards sur les 50 que l'Etat promet de réaliser sont « encore peu documentés ». En bon français courant, cela signifie que 60% des économies qui sont promises (et de toutes manières déjà insuffisantes), sont du pur pipeau.
La Cour se montre consolatrice et magnanime: « il existe incontestablement d'importantes marges de progrès pour réduire la dépense publique efficacement » encourage-t-elle. Elle invite par exemple l'Etat à faire un bilan du "temps de travail effectif" des fonctionnaires, notamment territoriaux. Autant dire qu'elle a peu de chance d'être entendue par notre gouvernement socialo, dont le fond de commerce électoral repose en grande partie sur la caste des fonctionnaires.
Elle conclut son rapport en rappelant son rôle de vigie indépendante au service du Parlement et du citoyen.
Malheureusement, ce n'est pas la vigie qui tient la barre, et si le capitaine (de pédalo, en l'occurrence) est sourd-dingue ou mal-comprenant, et laisse aller son embarcation sur les récifs, la vigie peut bien s'égosiller, le naufrage est inéluctable. Et de fait, la vigie s'égosille, car ce rapport de la Cour des Comptes est un fac-similé des précédents.


Fac-similé ? Non, pas tout à fait. Car cette année, Didier Migaud remarque que, pour la première fois, le niveau de la dette en France est supérieure à la moyenne constatée aussi bien dans tous les pays de l'Union européenne que dans ceux de la zone euro seule. Il n'y a pas à dire, la gestion du pays par notre ex-maire de Tulle est vraiment performante.
Pour adoucir la pilule, Migaud concède qu'on n'efface pas 40 ans de gestion déséquilibrée des finances publiques en quatre ans, et, ajoute-t-il, au lendemain de la crise financière la plus grave qu'ait connu le pays depuis l'entre-deux guerres. Façon aussi d'exonérer partiellement le déficit creusé lors du quinquennat de Sarkozy et de mettre un bémol au refrain des socialistes sur « l'héritage » présenté comme excuse systématique pour leur fiasco économique.
Bref, si la France se dirige tout droit vers le précipice depuis quarante ans, Hollande Ouille et sa clique d'incapables lui font accélérer sa course à bride abattue.

vendredi 13 juin 2014

Pieds-de-nez de l'actu.



 L'actualité s'ingénie cette semaine à faire des pieds-de-nez irrespectueux à la bien-pensance officielle. Et c'est, il faut le dire, assez jouissif.

Dans la semaine même où a été voté la réforme pénale de la mère Taubira, qui fait la part belle aux délinquants, petites racailles et autres petites frappes, on apprend qu'un violeur porteur d'un bracelet électronique s'est fait la malle.
On remarque d'abord que l'individu en question est un récidiviste. On note que le second viol pour lequel il a été condamné s'est fait avec arme. Il y a donc eu aggravation dans sa conduite délictueuse. On constate, non sans surprise que, malgré cela, le violeur a bénéficié de cette largesse que constitue le port du bracelet électronique, par rapport à une peine de prison classique. On apprend en outre, qu'il bénéficiait d'un périmètre de circulation qui ne se limitait pas à son domicile, et, cerise sur le gâteau, qu'il avait un emploi (ce que n'ont pas 3 millions d'honnêtes citoyens). Et c'est moins de 6 mois après avoir été mis sous surveillance judiciaire, qu'il casse son bracelet et prend la fuite. Un scénariste qui voudrait mettre en exergue la naïveté qui a prévalu dans la mise en place de cette réforme pénale et la dangerosité qu'elle ne va pas manquer d'entraîner, aurait-il pu rêver plus belle coïncidence ?

Mais, comme le dit une marque de téléphonie dans ses publicités en ce moment, « ce n'est pas fini ». Il y a mieux. Youssouf Fofana, ce kaffir leader du fameux gang des barbares, qui a déjà démontré qu'il ne pouvait pas décemment être classé comme être humain, vient d'écoper de 4 ans supplémentaires (s'ajoutant aux 22 ans de prison auxquels il a été condamné) pour avoir agressé à deux reprises des gardiens dans sa prison de Condé-sur-Sarthe, une des plus modernes (ouverte en 2013) et supposée l'une des plus sécurisée. Dire que ce dégénéré est une bête sauvage est insultant pour le monde animal. Mais au moins son cas pose le problème du traitement par la justice de ces irrécupérables déchets, et permet de donner un éclairage intéressant à l'article du toujours passionnant blog Ostracisme : http://aristidebis.blogspot.fr/2014/06/une-alternative-serieuse-la-peine-de.html


Taubira, encore elle, toute obsédée qu'elle était par le concept du « mariage pour tous », ne pensait qu'à étendre le principe de cette union sacrée aux couples contre nature. En revanche, il lui a complètement échappé que le mariage entre une belle-mère et son beau-fils, est, contre toute logique, interdit, bien qu'il n'y ait, en l'occurrence, aucune consanguinité. C'est ce dont s'aperçoit le citoyen de base en regardant les infos à la télé, quelques semaines à peine après l'adoption de cette loi absurde du mariagepourtousse : une femme et un homme entament un recours contre la justice qui s'oppose à leur mariage pour la raison que l'homme est le fils d'un précédent mariage de l'ex-mari de la femme.
Terrible pied-de-nez de l'actu envers Taubira qui démontre que l'engagement dogmatique chez le politique ne peut en aucune façon, remplacer la compétence. 

La SNCF prépare le terrain à l'ouverture à la concurrence, comme l'y contraint l'Union Européenne, en rassemblant les activités d''entretien du réseau ferroviaire par RFF avec les siennes propres. Les syndicalistes de la CGT et Sud de la SNCF le préparent aussi, à leur manière.
Nul doute en effet que lorsque les Français trouveront des trains étrangers en alternative à ceux de la SNCF, ils se souviendront des prises d'otages à répétition dont ils ont été les victimes par les cheminots français.

Ils se souviendront aussi peut-être de ce syndicaliste qui est intervenu cette semaine sur Europe 1 lors d'un débat sur ces grèves. Il avait affirmé que les conducteurs de train, dont les conditions de travail étaient évoquées, faisaient leurs 35 heures « comme tout le monde ». Fort heureusement, un auditeur intervenait alors pour indiquer que selon la Cour des Comptes, ce temps de travail du conducteur était plutôt de 22 heures et demi par semaine, pour un salaire plus que confortable. Au passage, on constate que ce n'est pas le journaliste animateur du débat qui apportait cette contradiction (manque de préparation dans son boulot ou soumission au diktat syndicaliste?), mais un auditeur lambda.
Le syndicaliste a d'abord mis en doute ce rapport de la Cour des Comptes, ce qui est quand même sacrément gonflé. Puis, quelques minutes plus tard, se doutant qu'il avait, là, poussé le bouchon un peu loin dans le déni, a émis l'hypothèse que ce temps de travail ne devait sans doute pas prendre en compte le « temps de marche dans les gares pour se rendre à leur poste », ni le temps pour consulter les plans de mission... On peut penser qu'un travailleur du privé, payé au smic et sans garantie de l'emploi, aurait volontiers fichu son poing dans la tronche de ce syndicaliste pour lui apprendre à se foutre ainsi du monde, et qu'un chômeur de longue durée l'aurait achevé à coup de tatane dans les parties, pour lui suggérer aimablement d'aller voir de plus près ce qu'est la vraie vie dans le monde du travail. Malheureusement, l'un et l'autre n'étaient pas apparemment invités au débat.

Même chose avec la grève des chauffeurs de taxi. C'est ainsi très intelligemment qu'ils donnent l'occasion à des pèlerins qui n'y auraient pas songé tout seuls, d'essayer les services de VTC, faute d'avoir trouvé un taxi. Ces pèlerins auront donc pu constater qu'il existe un service très compétitif, avec des voitures propres, un chauffeur aimable qui n'hésite pas à sortir du véhicule pour charger une valise, qui ne cherche pas entuber son client en rallongeant le parcours et ce, pour un prix inférieur. Il est toujours très réjouissant de voir avec quel acharnement et quel entrain, certains se mettent à scier furieusement la branche sur laquelle ils sont assis.

Et enfin, les intermittents du spectacle profitent de cette époque de festivals, pour contester une réforme qui a pour très modeste ambition de raboter (très légèrement) l'insupportable privilège de leur système d'indemnisation de chômage par rapport au système général. Point n'est besoin de rappeler que ce système permet à leurs bénéficiaires de vivre correctement tout au long de l'année en travaillant grosso modo un mois sur deux. Si le système qui permet cet état de chose était auto-suffisant, après tout, on pourrait se contenter de dire : « grand bien leur fasse, et tant mieux pour eux ». Mais le scandale est que naturellement le système, largement déficitaire, ne doit sa survie qu'aux cotisants du système général et aux contribuables.
On se consolera quand même en voyant Olivier Py s'inquiéter, en cas de prolongement de cette grève, sur la tenue de « son » Festival d'Avignon (voir l'article de mars dernier http://saucisson-pinard.blogspot.fr/2014/03/entre-deux-tours-du-mauvais-theatre.html).
Ce haut-fonctionnaire bobo socialo qui s'était permis de s'immiscer dans la dernière campagne municipale en menaçant de quitter l'organisation du Festival si le FN décochait le fauteuil de maire, se voit aujourd'hui potentiellement privé de festival par des petits privilégiés vraisemblablement du même bord politique que lui.

Il y a, comme ça, des petites ironies de l'histoire qui valent leur pesant de cacahuètes et qu'il faut savoir savourer !